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L'équipementier clermontois restructure à tour de bras afin d'améliorer sa compétitivité pour reprendre la terminologie libérale (lire l'article de la tribune ICI). Par là, il faut bien sur entendre réduire les coûts et augmenter la productivité dans les usines du groupe en sacrifiant au passage les sites jugés les moins rentables du point de vue des stratèges d'entreprise. Le coût est élevé, chacun en convient, d'autant que seuls 250 des salariés concernés par cette fermeture pourront "bénéficier" d'un dispositif de pré-retraite. Pour les autres, les dispositions prévues dans l'ANI vont jouer à plein, car celles et ceux qui n'accepteront pas de se délocaliser sur un des autres sites de Michelin seront purement et simplement remerciés sans pouvoir bénéficier d'un plan social comme c'était auparavant le cas. C'est aussi cela les conséquences de l'ANI..

Certes, Michelin prétend qu'il va investir 100 millions d'euros sur les autres sites, ce qui reste à prouver car rien ne l'obligera à tenir ses engagements. Mais de toutes façon cela se terminera par un solde négatif pour l'emploi sur les sites français fabriquant de pneus. Coté salariés, la résistance s'organise comme le relate l'Humanité (lire LA). Ceux ci déclarent "Nous sommes déterminés et nous envisageons toutes formes d'action, même les plus dures s'il le faut". C'est donc un nouveau conflit que le ministre du redressement productif va devoir gérer, car les salariés sont déterminés et scandalisés par la décision de fermeture de leur site de production à Joué-Lès-Tours. Ils rappellent que Michelin a réalisé encore cette année de confortables bénéfices.

Pour plus d'informations vous pouvez aussi aller consulter d'autres articles de presse :

La nouvelle République ICI, LA et encore ICI

L'interview du Président de gérance de Michelin et du représentant CGT : ICI

Tag(s) : #Actualité sociale

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