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"Pour une fois, ce n'est pas nous qui avons été convoqués à Bercy, c'est le ministre de l’économie qui est venu à nous". C'est ce que n'a pas pu s'empêcher de dire un "grand banquier" comme le rapporte La tribune (lire ICI), car c'est le ministre de l'économie qui s'est déplacé à leur demande au siège de la fédération française bancaire . Une manière incroyable d'étaler son allégeance au monde de la finance.

Tout est parti du mécontentement des grandes banques qui dénoncent "une espèce de surfiscalité méthodique et destructrice". Incroyable mais vrai et prétendre en outre que "la fiscalité commence à devenir une gêne pour le secteur bancaire, qui paie plus d'impôts que ne l'exige son poids dans l'économie"

Il faut dire que la taxe systémique que souhaite mettre en place le gouvernement afin d'abonder le fond de soutien aux collectivités locales qui ne représente pas plus de 1, 6 milliard d'euros est très mal vécu par le secteur bancaire qui prétends qu'en raison des ratios qu'ils doivent respecter, cela aura pour effet de priver l'économie française de 30 milliard d'euros. En résumé, les banques menacent de couper le robinet des crédits accordés aux entreprises si le gouvernement maintient cette taxe.

François Hollande, le premier ministre et le ministre de l'économie vont ils reculer face à ce chantage comme il l'ont fait au moins à deux reprises (Les pigeons, et dernièrement le MEDEF) ? Cette question est d'autant plus importante qu'à chaque fois que le gouvernement cède aux ultimatums des financiers les pressions que ceux-ci exercent par la suite s'intensifient.

Rendez-vous est pris en début d'année lors des assises de la fiscalité des entreprises. Parions que l'action de lobbying savamment orchestrée par les banquiers sera payante....

Tag(s) : #Economie

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