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Vous dirais-je Charles Baudelaire

Spleen, volupté de votre rime !

Qui nous déchire de désirs ou de désespoirs.

Ces ténèbres terrifiantes des souffrances sans nom

M’écorchent vive par les maux dits de votre absinthe.

Vos vers m’enivrent je les bois jusqu’à la lie.

Dans les bruyants silences de mes nuits sans fin

Quand l’atmosphère glaciale dépose son voile d’ennui, cet ennemi !

Vos poèmes aspirent ou métamorphosent

Les âmes qui se cachent derrière les fenêtres closes

En Nuages parfumés dans un jardin de roses.

Lorsque votre Lune suspendue m’invite à sa table

Délicieuse ou capricieuse elle étincelle de cet éclat qui me pâme

Lorsque, caressante, elle se penche sur mon épaule,

Et dans son souffle terriblement tendre m’inonde de sa grâce.

Elle est enchantement quand dans son ombre lunatique

Les chats mystérieux et tendres dansent sur les toits.


Vous dirais-je monsieur Charles Baudelaire

Que lorsque vous venez visiter mes rivages

Une douce atmosphère vogue sur mon âme ?

Alors, je relis les fleurs du mal pour en extraire l’or.

L’horloge du temps dans un mouvement désynchronisé

Nous sépare de plus d'un siècle, à mon plus grand regret.

Le soleil jaloux, devant vous en extase, vous enlève le 31 août 1867

Et vous installe tout près de lui pour étinceler davantage !

Est-il bien nécessaire, Monsieur Charles Baudelaire, que je vous dise ...

Sylvia Garcia

Tag(s) : #Montluçon

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