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Entretien avec Nelly Depriester, candidate du Front de Gauche à Montluçon

Nelly Depriester n'est pas une professionnelle de la politique et elle le revendique. Elle ne souhaite donc pas entamer une seconde carrière en enchaînant les mandats. Elle refuse de se situer dans l’incantatoire et au contraire s'exprime avec le souci de répondre de manière synthétique. On voit que c'est une femme de terrain qui a cependant une solide expérience de la,gestion municipale, puisqu'elle est déjà élue dans le groupe Front de Gauche à La Mairie. Le ton est égal et elle ne s'emporte jamais car elle maitrise bien ses émotions, ce qui est une qualité essentielle pour occuper un mandat de cette nature. En tant que femme, on sent qu'elle peut apporter beaucoup à cette fonction trop longtemps occupée pas des hommes. Nelly Depriester a accepté de répondre aux questions de regardactu comme l'ont fait avant elle Abdou Diallo, Frédéric Kott et Daniel Dugléry.

RA-Le candidat socialiste à Montluçon approuve et soutient sans réserve la politique mise en œuvre par le gouvernement. Pourtant cette politique est une politique au service des plus riches et qui cède à toutes les revendications du MEDEF. Alors, est-il possible de travailler avec le parti socialiste ?

Nelly Depriester : On ne peut pas approuver la politique gouvernementale. Toutes les actions que ce gouvernement mène se situent dans la continuation de la politique de Nicolas sarkozy et parfois en pire. C'est la raison pour laquelle nous avons constitué notre propre liste sur Montluçon avec un projet qui met au cœur la solidarité contre l'austérité. C'est donc une approche totalement différente qui s'inscrit en opposition à la politique menée par le gouvernement.

RA- Pour les prochaines élections municipales à Montluçon, il va y avoir beaucoup de listes en compétition. A gauche, il y aura la liste d’Abdou Diallo, celle de LO, celle de du parti socialiste et la liste Front de gauche que tu conduis. A droite, il y aura la liste conduite par Daniel Dugléry. Par ailleurs,Daniel Duglery a ouvert sa liste à des personnalités locales connues pour leur engagement à gauche. René Casilla, un des animateurs du NPA a annoncé son ralliement à la liste soutenue par l’UMP et l’UDI de même que Stéphane De Freitas (ex PS puis présent sur la liste de pierre Golberg) un peu plus tard. De tels revirements ne risquent-ils pas de détourner beaucoup de personnes de la politique et d’alimenter l’abstention pour les prochaines municipales ?

ND- C'est vrai que l'on peut se demander si les personnes en question n'ont pas négocié des postes avec le Maire sortant, car auparavant toutes deux condamnaient la politique menée par la droite et se réclamaient de la gauche. Donc, on ne peut absolument pas comprendre leur attitude. Alors effectivement, cela risque fort de perturber les électeurs qui ne comprendront pas de tels revirements, mais ils savent aussi reconnaitre les personnes qui font une campagne de conviction qui a été bâtie avec toute une équipe. Une campagne qui n'a pas fait l'objet d'arrangements entre "petits" amis.

RA- Le FN a du renoncer à présenter une liste à Montluçon alors qu’il en présentera à vichy et à Moulins. C’est plutôt une bonne nouvelle pour Montluçon, non ?

ND- En effet, c'est une très bonne nouvelle. Depuis le mois de juin, Pascal Courty avait fait courir le bruit qu'il présenterait une liste. Cela nous étonnait, mais on attendait de voir. En décembre, il prétendait qu'il ne lui manquait que quelques noms, mais là on voit bien qu'il en est encore très loin. C'est donc, je le répète, une très bonne nouvelle car cela veut dire que le Front national n'a pas réussi à s'implanter chez nous.

Entretien avec Nelly Depriester, candidate du Front de Gauche à Montluçon

On ne peut pas approuver la politique gouvernementale. Toutes les actions que ce gouvernement mène se situent dans la continuation de la politique de Nicolas sarkozy et parfois en pire.

RA- En cas de second tour, le Front de Gauche entamera t-il des négociations avec le PS pour faire une liste commune ?

ND- Mais il y aura un second tour. Ensuite, la question de l'alliance doit être débattue de manière collégiale, même si l'objectif est de battre la droite, il faudra prendre la décision d'une alliance de manière collégiale.

RA-Le gouvernement a décidé de supprimer plus d’un milliard selon les uns, 4 milliards et demi, selon les autres, de dotations aux collectivités. Cela va avoir des conséquences importantes sur leur budget, y compris à Montluçon. Envisagez-vous de réduire certains budgets et si oui lesquels ?

ND- Effectivement la diminution des dotations aux collectivités fait partie des gros soucis que nous allons devoir affronter. Il faut donc lutter contre cette politique d'austérité comme je l'ai déjà dit. Au contraire, il faudrait investir car la relance passe aussi par l'investissement. 73% des emplois sont crées grâce l'investissement des collectivités. Il faut donc que les collectivités aient les moyens d'agir dans ce sens.

Après, quand on est élu, on fait des choix politiques d'investissement et nous, nous ne ferons pas des choix de réalisations de prestige car ce sont des dépenses très onéreuses et qui n'améliorent pas la vie des montluçonnais. Nos priorités sont ailleurs comme nous allons en parler plus loin je suppose.

RA-Montluçon est durement touché par la crise. Le taux de chômage y est le plus élevé de toute l’Auvergne (de mémoire plus de 13% de chômeurs). Chaque candidat a probablement sa petite idée pour relancer l’activité économique sur le bassin. Abdou Diallo par exemple parlait d’un grand projet de plate forme numérique « Inopôle » (Ino pour innovation) comme il s’en est expliqué à regardactu. Au Front de gauche avez-vous un grand projet structurant pour les années qui viennent qui soit en mesure de relancer l’économie locale et de redonner de l’espoir aux jeunes et au moins jeunes qui désespèrent de trouver du travail ?

ND- Moi, je ne vais pas dire aux montluçonnais comme Monsieur Dugléry l'a dit "moi, j'ai un carnet d'adresses, je vais faire venir des entreprises" alors que c'est faux. D'ailleurs, aucun candidat un peu sérieux ne peut le promettre. Ce qui fera venir les entreprises, ce sont des infrastructures cohérentes, un réseau ferroviaire et des axes routiers améliorés. Les services publics doivent être préservés et renforcés car ils participent à l'attractivité de l'économie d'une commune. Il faut aussi développer le tourisme car le tourisme permet de véhiculer une meilleure image de la ville à l'extérieur. Ce sont là des pistes, mais il y en a d'autres. Il faudra donc agir sur plusieurs leviers à la fois pour créer des conditions favorables afin de relancer l'activité économique de notre ville. Mais je le répète, c'est au niveau national que se jouera l'essentiel de la bataille pour l'emploi en combattant la politique d'austérité menée par le gouvernement.

Entretien avec Nelly Depriester, candidate du Front de Gauche à Montluçon

Il faudra agir sur plusieurs leviers à la fois pour créer des conditions favorables afin de relancer l'activité économique de notre ville. Mais je le répètes, c'est au niveau national que se jouera l'essentiel de la bataille pour l'emploi en combattant la politique d'austérité menée par le gouvernement.

Démocratie participative

RA : Les citoyens ne doivent-ils pas être associés directement au niveau de la commune à la répartition des financements sur des projets précis, comme l'avait fait une sénatrice verte pour sa réserve parlementaire ?

ND- Pour les aménagements importants et pour les infrastructures nouvelles, il faut absolument qu'il y ait concertation. On peut faire un référendum d'initiative locale ce qui n'a pas été fait par l'équipe sortante jusqu'ici. Mais il faut aller plus loin par la suite en associant les intéressés tout au long de l'élaboration du projet en affinant la consultation.

Les transports et l’eau

RA-L’arrivée de l’A 71 n’a pas réussi réellement à désenclaver la ville. Côté chemin de fer, des travaux ont amélioré la ligne vers Clermont, mais nous n’avons toujours pas de ligne grande vitesse qui nous relie à Paris. Quelle est ton avis sur cette question et que comptes-tu faire si tu es élue maire ?

ND- Comme je l'ai dis plus haut, l'infrastructure ferroviaire est un des éléments clés de l'attractivité de la ville. Or, il ne faut pas compter sur une liaison TGV avec Paris avant 2030. Donc pour le moment, il faut travailler à améliorer l'existant sur cette ligne, La bataille sera d'autant plus rude que le gouvernement a fait savoir qu'il envisageait le transfert des compétences vers les régions pour les deux lignes qui irriguent notre ville : Paris Montluçon et Lyon-Montluçon-Bordeaux. C'est inacceptable et ceci fera partie de mes priorités.

RA- Certaines villes ont mis en place la gratuité des premiers m3 d’eau, car l’eau c’est vital pour la vie. D’autres villes ont mis en place la gratuité des transports urbains (gratuité des bus notamment). Quelle est la position du front de Gauche sur ces deux questions et pourquoi les avez-vous inscrites dans votre programme ?

ND- Ce sont effectivement deux propositions phares de notre programme qui s'inspirent d'ailleurs d'expériences qui ont été menées sur d'autres villes. Pour l'eau par exemple, il faut raisonner en termes d'usages. Ce n'est pas la même chose que d'utiliser l'eau pour se laver, faire la vaisselle ou bien remplir sa piscine. C'est pourquoi nous instaurerons la gratuité de l'eau pour les premiers m3 qui sont indispensables à la vie avec un tarif qui évoluera en fonction de l'usage que l'on fait de cette eau.

Pour ce qui concerne les transports urbains, nous reverrons entièrement les réseaux (horaires et fréquences) et nous mettrons en place la gratuité avec les autres communes concernées. Nous voulons en effet inciter les usagers à utiliser d'avantage les transports en commun pour favoriser la transition écologique et le développement durable. Mais il y a aussi une autre raison qui tient à la gratuité des services à la population comme pour l'éducation ou la santé. Il doit en aller de même pour les transports, car il est indispensable que les personnes puissent se déplacer librement en ville sans contraintes d'aucune sorte. Tout ceci a un coût, mais on sait comment le financer si on réoriente les dépenses de prestige sur les besoins réels des populations.

RA : Certaines villes ont légèrement augmenté la participation des entreprises au financement des transports. Cela peut-il être une solution ?

ND : Oui, cela peut être une piste. Mais il faut aussi que les entreprises puissent s'y retrouver. Il faudra donc regarder avec elles comment on peut améliorer les dessertes en fonction des horaires de travail. Il faudra donc mettre tout le monde autour d'une table pour améliorer la qualité des transports sur tous ces aspects que je viens d'évoquer.

RA : Donc cela peut être gagnant/gagnant pour tout le monde ?

ND : Absolument, gagnant pour les usagers, pour les salariés, pour les entreprises, pour la ville, pour les commerces et pour les touristes qui pourront aussi bénéficier de cette gratuité pour faire leurs courses dans le centre ville.

RA : Il n'y a pas eu de réelle réflexion à propos de l'aménagement des pistes cyclables à Montluçon. Le Président de Cyclopède le rappelait ici même dans les colonnes de Regard actu. De nombreux exemples montrent que beaucoup de ces pistes ont été réalisées dans la précipitation et posent problème aujourd'hui. De votre côté, avez-vous des propositions concrètes à faire la dessus ?

ND : Justement. Il y aura des vélos à disposition à certains arrêts de manière à faire clairement le lien entre les différents modes de transport (voiture, transports en commun et vélos). Pour le réaménagement des pistes, nous associeront étroitement les associations concernées comme Cyclopède (mais d'autres aussi) ainsi que les usagers.

RA : Toi même, tu es d'ailleurs adhérente à Cyclopède depuis plusieurs années. On peut donc penser que tu es sensibilisée à ces problèmes de déplacements doux ?

NP : Tout à fait, j'y suis d'autant sensible. Quand on a des enfants, on a envie qu'ils circulent en toute sécurité et pour soi même c'est également important.

Entretien avec Nelly Depriester, candidate du Front de Gauche à Montluçon

Ce n'est pas la même chose que d'utiliser l'eau pour se laver, faire la vaisselle ou bien remplir sa piscine

L'environnement et les déchets :

-RA : Vichy a mis en place une recyclerie. Ce n'est pas le cas à Montluçon. Que penses-tu d'un tel projet pour notre ville ?

ND : Oui, c'est un projet intéressant à plus d'un titre car il s’appuie sur trois piliers qui sont au centre de nos préoccupations : le social, car il permet de faire de la réinsertion, l'économique puisque cela crée des emplois et de l'activité et enfin l'environnement car cela permet de redonner vie à des objets et d'éviter les gaspillages inhérents à la société de consommation. Mais il faut être très vigilants à ne pas reproduire ce qui c'est passé à Environnement Recycling.

La fermeture des commerces

RA : A Montluçon des commerces ferment, même dans le centre ville. Le Maire a décidé d'ouvrir un site internet pour leur venir en aide alors qu'il a été par ailleurs l'artisan du développement des zones commerciales et de grandes surfaces à la périphérie de la ville. Penses-tu que le site internet permettra aux commerçants de surmonter cette nouvelle concurrence dans un environnement économique de plus en plus défavorable et concurrentiel ?

ND : Nous nous sommes opposés constamment à ces installations sans fin des super-marchés et des hyper-marchés mais aussi des grandes enseignes, en périphérie et en particulier autour d'All'chem. Dans le même temps, nous avons défendu les commerces du centre ville et de Ville Gozet. Alors si le e-Commerce peut les aider, nous n'y sommes pas opposés. Mais il faut bien comprendre que ce que les gens cherchent dans les commerces de proximité, c'est le contact.

RA : On peut peut être redynamiser le centre ville par des actions ponctuelles, non ? cela est-il possible ?

ND : Tout est lié. On parlait tout à l'heure de la gratuité des transports. Cela devrait permettre de ramener des gens au centre ville, comme développer le tourisme, car les touristes privilégient les commerces de centre ville.

RA : Beaucoup, de personnes sont attachées au respect de l’environnement ainsi qu’au problème de santé lié à la malbouffe. A Montluçon, des producteurs font de la vente directe de leurs produits à Athanor tous les vendredis. Cette formule rencontre un franc succès et parfois les files d’attente s’allongent devant leurs étals. Dans certaines villes, on réfléchit à mettre en place des halls alimentaires (sortes de marchés couverts). Cela suppose de trouver un lieu adapté et d’investir dans ce projet. Y êtes-vous prêts ?

ND : Nous mettrons un local à disposition des producteurs de proximité. Il faut savoir que la ville a refusé de le faire pour les AMAP (Association pour le Maintien d'une
Agriculture Paysanne). Or les AMAP se sont des producteurs locaux. Donc nous mettrons un local à disposition des producteurs, mais cependant, il n'est pas utile de construire une structure pour cela, car nous ne souhaitons pas non plus exacerber la concurrence entre les commerçants et les producteurs locaux.

Entretien avec Nelly Depriester, candidate du Front de Gauche à Montluçon

Nous mettrons un local à disposition des producteurs de proximité. Il faut savoir que la ville a refusé de le faire pour les AMAP. Or les AMAP se sont des producteurs locaux. Donc nous mettrons un local à disposition des producteurs,

La sécurité

RA : Le Maire a fait installer des caméras de surveillance dans le centre ville et sous le pont supérieur. Cela représente un investissement de 150 000 euros. Certains montluçonnais ont été choqués par une telle dépense et estiment que cet argent aurait été plus utile ailleurs. Toi, qu'en penses-tu ?

ND : Là encore, nous avons voté contre. Mais elles y sont et maintenant, on ne va pas les démonter. Ce qui importe, c'est la présence et l'animation dans les quartiers. Quand c'est le cas, il y a moins de délinquance. c'est le lien social qui est important, c'est pourquoi il faut aider les associations qui s'y trouvent. Nous sommes également favorables au renforcement de la présence policière que se soit dans le centre ville et dans les quartiers.

RA : Avec les même missions qu'aujourd'hui ?

ND : Il faut avant tout que ce soit une police de proximité et à l'écoute des populations.

L’hôpital de Montluçon.

RA : L’administration provisoire de l’Hôpital de Montluçon a décidé de mettre fin au groupement de coopération sanitaire de cardiologie. Plusieurs médecins ont été recrutés ou sont sur le point de l’être, mais dans le même temps cette même administration provisoire impose un plan social avec 127 suppressions de postes pour revenir à l’équilibre financier. Ceci n’est-il pas le résultat d’une politique de droite comme de gauche avec la mise en place d’une tarification à l’acte ?

ND : Effectivement, la tarification à l'acte (T2A) a été une catastrophe pour les hôpitaux en général. Un hôpital public ne devrait pas avoir vocation à être rentable. Sa vocation, c'est de soigner les gens. Tout le monde doit pouvoir avoir accès à des soins gratuits et de haut niveau. La tarification à l'acte a eu pour effet de mettre en déséquilibre les finances de l'hôpital. Or ce n'est pas le chemin qu'emprunte l’État en supprimant des postes de soignants. Il y a déjà 96 postes qui ont été supprimés et cela va continuer.

C'est la raison pour laquelle nous proposons de créer un centre de santé qui sera adossé à l'hôpital et qui dispensera des soins sans que les personnes soient obligées de faire des avances pour couvrir les soins qui leur seront dispensés. Comme il n'y a pas de tarification à l'acte dans ces structures, les personnels soignants ont le temps d'écouter les patients dans le cadre d'un travail d'équipe avec l'objectif de mieux les accompagner dans un protocole de soins pour une prise en charge globale. Il ne faut cependant pas confondre les centres de santé avec les Maisons de santé qui regroupent des médecins libéraux. Dans le projet qui nous intéresse, les médecins sont salariés, ainsi que tout le personnel qui y travaille. C'est cela qui permet aux médecins de consacrer le temps nécessaire pour chaque patient.

RA : C'est un peu ce que veut faire la liste de "Commentry pour tous" non ?

ND : Oui tout à fait. Après il faut savoir que ce projet ne peut pas se mettre en place du jour au lendemain. Il faut le temps de la concertation d'autant que plusieurs acteurs seront sollicités, comme le conseil général et la communauté et puis les mutuelles qui interviennent beaucoup au niveau des centres de santé, car il y a un aspect préventif qui est très important.

La piscine St Jean

RA : Beaucoup de montluçonnais regrettent sa fermeture. Certes il y aurait des travaux à faire, mais accepterais-tu d'étudier la possibilité de sa ré-ouverture ?

ND : malheureusement elle est dans un état épouvantable et cela représente des sommes considérables pour la remettre en état. Alors effectivement, les deux piscines de ville (St jean et Descartes) on été fermées. Certes, les clubs fréquentent plus le centre Aqualudique, mais franchement, les montluçonnais n'y vont pas beaucoup car ce Centre est assez éloigné par rapport à ce qu'ils connaissaient avant. En plus, c'est peu accessible pour les jeunes, pour celles et ceux qui se déplacent en vélo et encore plus à pied.

Cependant, je crains que l'état de délabrement de la piscine St Jean soit trop avancé pour que l'on puisse la rouvrir, mais il devrait être possible de développer des activités sportives avec les espaces verts tout autour. de tels aménagements pourraient ensuite être prolongés tout le long du Cher car Montluçon a la chance d'être traversé par une rivière.

Propos recueillis par Philippe Soulié le 3 mars 2014

Entretien avec Nelly Depriester, candidate du Front de Gauche à Montluçon

nous proposons de créer un centre de santé qui sera adossé à l'hôpital et qui dispensera des soins sans que les personnes soient obligées de faire des avances pour couvrir les soins qui leur seront dispensés

Tag(s) : #Montluçon

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