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Piquet de grève devant My Team

Les responsables de My Team n'y vont pas par quatre chemins. Si les salariés veulent continuer à travailler dans le groupe, ils faut qu'ils acceptent de se délocaliser en Angleterre, au Brésil ou aux États-Unis. Lorsque les médias ont fait état des propositions de My Team en matière de mobilité, beaucoup ont crié au scandale et ont qualifié ces propositions de reclassement, de provocation.

Au delà du côté provocateur de ces soi-disant propositions,on peut aussi s'interroger sur les conséquences en cas de refus, même motivé. Car si les salariés refusent , il faut savoir que l'accord très controversé de l'ANI signé le 13 janvier 2013 par le MEDEF, la CGPME d'un côté et la CFDT, la CFTC et le CFE-CGC de l'autre pourrait permettre à l'employeur de requalifier les licenciements économiques des salariés en licenciements pour causes personnelles (article 15 de l'ANI), ce qui aurait pour conséquence de réduire de manière très sensible les mesures d'accompagnements auxquelles ceux-ci peuvent prétendre. Bien sur, nous n'en sommes pas encore là mais le risque existe bel et bien.

Cette après-midi, le Directeur du site, Jérôme Gourbé est venu rendre visite aux salariés sur le piquet de grève que ces derniers ont installé devant l'usine, juste derrière le centre commercial St jacques. Il a évoqué la venue d'un possible repreneur dans la journée de demain et a demandé aux salariés présents, soit de démonter le barnum, soit de modifier les slogans sur les banderoles installées autour de l'entrée afin que le "candidat à la reprise" ne soit pas indisposé par les inscriptions. Mais les salariés souhaitent maintenir la pression. Ils devaient en effet rencontrer le sous-Préfet dans la soirée et ne veulent pas donner l'impression qu'ils baissent la garde. Au contraire, ils entendent rester mobilisés et visibles afin d'être entendus par le représentant de l'État.

Sur place, la pression était palpable cette après-midi et on sent que certains sont "à cran", car les salariés de My Team se sentent abandonnés. Nelly Depriester, conseillère Front de Gauche au Conseil municipal était bien présente à leurs côtés pour les soutenir, mais il n'y avait personne d'autre. La question est donc la suivante : pourront-ils tenir longtemps sans soutien extérieur ? Bien sur la CGT est mobilisée avec les salariés et a d'ailleurs mis à leur disposition le barnum et des moyens militants. Mais cela suffira-t-il pour débloquer la situation ? Réponse dans les jours prochains.

Nelly Depriester était présente sur le piquet de grève auprès des salariés.

Nelly Depriester était présente sur le piquet de grève auprès des salariés.

Les salariés veulent sauver leurs emplois

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L'inscription qui gène le directeur de site

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Tag(s) : #Montluçon

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