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« Mon combat pour un toit »

La CGT et la CNL auxquelles s'était joint le secours populaire organisaient un débat public sur le logement social comme l'avait rapporté regaractu (lire ICI). La CGT avait également invité Fabrice Angeï , membre de la direction confédérale chargé du dossier « logement ».

Jean-Pascal Pradel, membre du bureau départemental de la CGT Allier explique pourquoi la CGT s'implique aussi dans le dossier du logement

« Mon combat pour un toit »

C’est devant une soixantaine de participants de l’ensemble du département que Laurent Indrusiak pour l’UD CGT, Fabrice Angeï de la direction confédérale, Philippe Denizot pour la CNL (Confédération Nationale du Logement), Lise Grignon pour le secours populaire ont tour à tour exposé les motifs qui justifiaient cette initiative qui aux yeux de beaucoup aurait mérité une implication plus active des militants CGT de l’agglomération malheureusement peu nombreux à s’être rendu disponibles.

les intervenants ont insisté sur les difficultés grandissantes qui existent dans l’accès au logement et, non sans force de conviction, ils ont dépeins une situation très préoccupante et en aggravation dans la dernière période

La première partie du débat était consacré à un état des lieux et, sans ce laisser assommer par les chiffres, il convient de retenir que 3,6 millions de personnes sont considérés comme mal logés en 2013 alors que 5246 demande de logement sont enregistrés dans l’Allier dans la même période.

Comment concevoir que 40% de la population française soit confrontée à des problèmes de logement dans notre pays, qu’un locataire sur six ait des problèmes de paiement de son loyer par ailleurs jugé trop élevé par 9 français sur 10 ? Le droit au logement n’est-il pourtant pas inscrit à l’article 25-1 de la déclaration universelle des droits de l’Homme ?
Pour Laurent le mal logement est à mettre en rapport direct avec la faiblesse du niveau des rémunérations et la situation de l’emploi. Ainsi 20% des salariés sont payé au SMIC et près de 5 millions sont concerné par la recherche d’un emploi dans un pays ou la précarisation est de plus en plus forte avec 10 millions de personnes sous statut précaire. En répondant à une question de l’auditoire il confirme, en l’illustrant, le besoin de raccrocher la question du logement aux revendications sur les salaires et l’emploi.
Lise Grignon confirme l’extrême précarité enregistrée par 457 familles montluçonnaises suivies actuellement par le secours populaire qui n’ont que 3,35 euros par personne et par jour pour vivre soit 2 euros de moins que la moyenne enregistrée sur le plan national.
Des propositions et des perspectives (intertitre)

Dans la seconde partie du débat Philippe Denizot insiste sur la campagne engagé par la CNL pour la baisse des loyers et des charges.

Les participants conviennent de multiplier les initiatives convergentes, entre autre en organisant des débats publics sur d’autres bassins d’emploi du département.

Interview de Fabrice Angeï , membre de la direction confédérale chargé du dossier « logement » qui, en marge du débat, accepte de répondre à quelques questions .

Fabrice la CGT mène une campagne intitulée« Bien se loger, pour bien travailler » peux-tu nous en dire un peu plus ?

Fabrice : Effectivement bien décidé à Agir, la CGT consulte les syndiqués et les salariés ! A l’heure où l’emploi et les salaires font partie des préoccupations premières des salariés, les problématiques liées au logement (offre, qualité, montant des loyers, …) méritent d’être intégrées dans notre réflexion syndicale. Faut-il rappeler que le logement est le premier poste de dépenses des ménages ?

La question du lien entre emploi et logement est à double sens. Avoir un emploi doit permettre d’avoir un logement. Mais lorsque le logement est inadapté, c’est l’accès à l’emploi mais aussi les conditions de travail au jour le jour et de vie de famille, la santé qui s’en trouvent dégradées.

Ces questions ont conduit la CGT à lancer une enquête nationale pour une meilleure connaissance des salariés qui habitent dans l’ensemble des logements sur le territoire national.

En partenariat avec Secafi, la CGT propose de renseigner un questionnaire en ligne qui nous permettra d’identifier les besoins des salariés, de faire le point sur les fragilités dans le travail ou dans la recherche d’un travail issues de difficultés à se loger et de déterminer des actions revendicatives à mener ensemble : salariés, mandatés Cgt dans les instances du logement, syndicats, organisations professionnelles et territoriales.

La réussite de cette initiative passe aussi par sa prise en compte des organisations de la CGT, de l’enquête à la mise en œuvre. Un premier acte est de cliquer et faire cliquer les syndicats, adhérents et salariés sur : www.bien-se-loger.fr

Jean-pascal Pradel

Tag(s) : #Montluçon

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