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Il y a presque deux ans, quelques salariés d'environnement Recycling se plaignaient de maux de tête, de saignement de nez et de troubles digestifs. En outre, certains d'entre eux affirmaient ressentir parfois une fatigue inhabituelle. C'est dans ce contexte et parce que des salariés de l'entreprise demandèrent aux responsables de l'Union locale de la CGT de les assister que ces derniers firent procéder à des analyses des poussières prélevées dans l'atelier principalement incriminé.

Le 21 février 2013, la CGT organise un rassemblement devant Environnement Recycling pour dénoncer les conditions de travail des salariés, mais en face d'eux, se sont rassemblé des salariés qui tiennent une immense banderole en guise de soutien à la direction de l'entreprise.

La suite, c'est le journal l'Humanité qui dans un article paru le 28 mars 2013 révèle que les analyses effectuées à partir des prélèvements en question sont catastrophiques. 28 métaux lourds détectés dont les caractéristiques sont plus qu'inquiétantes pour la santé (lire ICI).

La mobilisation de la CGT et l'article dans un grand média national ont-ils incité la direction de l'entreprise à prendre des dispositions particulières pour mieux protéger les salariés de l'entreprise ? Toujours est-il que c'est dans la période qui suit immédiatement la médiatisation de cette affaire que les choses bougent réellement. Un extracteur de poussières est installé. L'air vicié est aspiré, puis filtré avant d'être réintroduit dans le circuit d'aération une fois débarrassé des poussières incriminées.

Mais le système est-il fiable à cent pour-cent ? La CGT n'en est pas convaincue, car des analyses effectuées après l'installation du système d'extraction et de filtrage des poussières continuent à poser problème comme ils l'ont révélé lors de leur conférence de presse du 5 septembre 2014.

De son côté, la direction de l'entreprise soutient que le système de filtrage de l'air est efficace. Dans un communiqué de presse envoyé le même jour. La presse est d'ailleurs conviée à venir visiter les installations, y compris en situation de fonctionnement pour ce qui concerne l'atelier Andela.

Regardactu a accepté cette invitation. Nous nous sommes rendus à l'usine le 8 octobre. Cette visite a débuté par un entretien avec les deux gérants de l'entreprise, messieurs Raynaud et Auclair et nous avons enchainé ensuite par une visite des ateliers (y compris l'atelier Andela en situation de fonctionnement comme nous l'avions demandé). Enfin la visite s'est conclue par un entretien en tête à tête (sans la présence de la direction) avec les 3 membres du CHSCT de l'usine.

L'entretien avec la direction a surtout porté sur le suivi des salariés, car pour beaucoup, la question qui se pose porte pour l'essentiel sur l'efficacité du système d'extraction/filtration de l'air pollué dans l'atelier Andela. Pour le savoir, il existe un moyen (mais ce n'est pas le seul), c'est le suivi médical régulier des salariés. C'est donc la première question que nous avons posé à l'employeur.

Face à nous, Jérôme Auclair et Sébastien Raynaud, co-gérants de l'entreprise nous reçoivent dans la grande salle de réunion du bâtiment de 14 000 m2 que l'entreprise loue à la CCI. Jérôme Auclair insistera d'ailleurs sur le fait qu'Environnement Recycling n'est pas une multinationale, mais une PME locale.

Sébastien Raynaud (à gauche sur la photo)  et Jérôme Auclair (à droite sur la photo)

Sébastien Raynaud (à gauche sur la photo) et Jérôme Auclair (à droite sur la photo)

regardactu : procédez-vous à un suivi médical régulier des salariés et en quoi consiste ce suivi ?

La Direction: oui, bien sur, quand on a démarré l'atelier en question en avril 2012, on avait fait valider l'installation par les services de prévention, notamment la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de Santé au Travail). On a mis en place les protections en même temps que le suivi médical des salariés en suivant les fiches INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité). Dès le mois suivant du démarrage de l'activité, le suivi médical des salariés a débuté. Or comme les protections se sont avérées insuffisantes, on est passé des simples masques aux masques à cartouche puis aux masques à ventilation assistée.

Suite à la venue de la CGT sur le site, le personnel s'inquiétait. Nous avons donc demandé à l'inspection du travail d'étendre les prises de sang à l'ensemble des salariés travaillant dans l'entreprise sachant que le seuil maximum de plombémie est fixé à 200µg/litre de sang et qu'à partir de 400µg/L on est obligé de retirer la personne de son poste de travail (1). En outre, nous avons aussi demandé qu'un examen supplémentaire soit aussi prescrit afin de connaitre la quantité de plomb fixée dans l'organisme ( taux de PTZ).

À part sur le secteur concerné aucune plombémie n'a nécessité de surveillance particulière et tout le monde avait un PTZ en dessous de la valeur réglementaire. Donc personne n'était sous intoxication.

RA : Et ça, c'était avant l'installation du système d'extraction ?

La Direction : Oui tout à fait. C'était en avril mai 2012. Par ailleurs, nous ne sommes pas destinataires de toutes les plombémies. La médecine du travail a donc décidé de ne faire suivre que le secteur Andela et une petite partie du secteur d'approvisionnement et sur les dernières moyennes de ces deux secteurs les plombémies chutent de plus de 25%. On retombe donc vers le seuil normal de plombémie. Il y a une moyenne générale des opérateurs d'entreprise qui est autour de 120µg/l, alors que le seuil est à 200µg/L (2).

Cela prouve l'efficacité du système d'aspiration qui est de 73 000 cube/heure, soit un renouvellement de 8 fois par heure de l'air de l'atelier avec une capacité de filtration trois cent fois plus petite qu'un cheveu. Ceci montre que ça fonctionne et c'est corroboré par les mesures d'empousièrement régulières. La dernière analyse a été réalisée en juillet par un laboratoire indépendant. C'est Socotec qui a été missionné pour faire ce relever et il le fait de manière très sérieuse avec plusieurs points de captages dans l'atelier, ainsi que des boitiers disposés sur certains opérateurs. La valeur maximale admise est de 10mg/M3 d'air. (3) Or on est largement en dessous de cette valeur. Le plomb lui, ne ressort que sous forme de traces. Ces analyses démontrent que le système mis en place fonctionne, puisque l'air n'est pas vicié.

RA : Donc on peut dire que vous êtes satisfait ?

La Direction : Oui nous sommes satisfaits pour nos opérateurs, car on a un devoir de prendre soin des gens qui travaillent avec nous et de respecter la réglementation. Et les services de l'État nous disent qu'ils sont satisfaits des installations mises en place.

RA : Pourtant lors de la conférence de presse de la CGTil est fait état de troubles digestifs, de maux de tête, de saignements de nez et de fatigue anormale. Tous ces symptômes, vous ne les constatez pas de votre côté ?

La Direction : On n'a pas de retour sur ce sujet là. Mais on a posé la question au médecin du travail en CHSCT.

RA : Il participe à tous les CHSCT ?

La Direction : Bien sur, ils sont tous là. Le médecin du travail, la Carsat une fois sur deux. Mais le médecin de travail assiste à tous les CHSCT. C'est vous dire s'ils suivent particulièrement bien le dossier. Le médecin du travail a d'ailleurs dit lors d'un CHSCT qu'elle n'avait jamais été alertée sur des symptômes tels que vous les décrivez.

RA : Jamais, même depuis le début ?

La direction : Même depuis le début. Nous-même, nous avons jamais eu de retour de gens qui se plaignent de cela.

RA : Nous aurions aussi des questions à propos de l'entreposage des déchets. Votre activité produit-elle beaucoup de déchets terminaux et pourquoi avoir choisi l'ancienne usine Bréal pour les entreposer ?

La direction : Il y a tout de même un amalgame qui est fait sur tout ça. Là, on parle de plomb. C'est important de noter que la composition d'un tube cathodique contient beaucoup de plomb, d'autres choses également, la silice entre autres. Ce plomb, il est sous forme d'oxyde. Je vous laisserai investiguer sur le sujet, mais ce qui est mauvais pour l'organisme, c'est le plomb métal, le PB. Dans le tube cathodique, c'est du PBO. C'est à dire que l'atome de plomb est vitrifié et collé dans la matrice atomique, donc il n'est pas lixiviable. C'est la même composition en terme de plomb qu'un verre en cristal. Personne n'est jamais mort en buvant dans un verre en cristal. On est donc sur un déchet non lixiviable dont on a extirpé les poussières de plomb. Donc on est sur un déchet de verre non pollué et non-dangereux. C'est important de le comprendre ça ! (4)

Après, on est en France et on ne peut pas stocker les déchets n'importe où. C'est la réglementation des installations classées. Donc préalablement, on doit faire une demande auprès des services de l'Etat. C'est des dossiers qui sont instruits par les services de la DREAL (Direction Régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) à qui nous devons fournir des éléments de constitutions de dossier comme par exemple les analyses des déchets qui mettent en évidence le degré de toxicité des produits que l'on veut entreposer. C'est donc ce que l'on a fait. Après ce stock est un tampon.

RA : C'est-à-dire ?

La direction : C'est à dire que le bâtiment ici est un peu trop juste et nous avons obligation de ne pas stocker le verre à l'extérieur. C'est la réglementation et notre souhait a toujours été de la respecter. Nous avons donc du trouver des M2 en dehors du site pour stocker ce tampon de verre avec une gestion que l'on appelle FIFO : first in / first out (premier entré, premier sorti). Comme vous avez pu le constater, il est stocké en big bag. C'est la meilleure manière de stocker ce type de déchet. C'est la rubrique 27/15 selon le ministère (stockage de déchet de verre non-dangereux). Cette autorisation de stockage est obligatoire à partir de 250 M3. C'est ce que l'on a sur ces sites.

Pourquoi stocke-t-on et pourquoi on ne renvoie pas le produit au client une fois traité ? Car en réalité, ce produit ne nous appartient pas. Nous faisons une prestation de services pour nos clients et une fois terminée, nos clients reprennent la propriété de ce verre pour l'envoyer en traitement. C'est notre client qui n'avait pas pu mettre en place son stockage et son process en place. Nous avons donc été obligés de stocker momentanément sur place. Maintenant que tout est rentré dans l'ordre, nous déstockons. Le but est d'arriver dès le début d'année de travailler à flux tendu, ce qui fait que nous n'aurons plus besoin du stockage à partir de cette période.

C'était donc un stockage temporaire. Si nous avons choisi ces deux sites, c'est qu'ils étaient très bien fermés, très bien couverts. Les déchets sont stockés à l'abri et au sec et très bien fermés en périmétrie aussi.

RA : Il y a des vitres de cassées tout de même.

La Direction : Oui, il y en a peut être une au fond. On ira la changer. Il peut y avoir du vandalisme.

RA : Vous surveillez ces bâtiments régulièrement ?

La Direction : Ah, bien sûr

RA : est-il possible de visiter un des sites ?

La Direction : Cela ne sera pas possible, car on est vraiment pas sur une autorisation d'accès au public. Hormis les gens de l'entreprise, le public ne peut pas y pénétrer.(5)

RA : Parlez-nous des travailleurs handicapés qui travaillent sur l'entreprise maintenant.

La Direction : Sur le site, il y a trois sociétés : Environnement Recycling, EVE qui est une entreprise d'insertion, et Recycléa qui est une entreprise adaptée. Nous travaillons tous dans le recyclage des déchets électroniques, mais pas de la même façon.

Recycléa est une entreprise pour personnel handicapé et donc 98% du personnel est du personnel handicapé.

RA : Et pourquoi trois sociétés ?

La Direction : Parce que cela c'est fait comme cela. Environnement Recycling est la première entreprise qui a existé. Puis, en 2008, Jérôme Auclair m'a fait part de son souhait de créer une entreprise de recyclage. Pour nous, c'était un moyen de développer de l'emploi pour des personnes qui sont en rupture sociale et ont peu de qualifications. Et donc, il y avait une vraie possibilité de marier ce métier avec de l'insertion. Et nous, on est des locaux et nous n'avions qu'une envie, c'était de créer de l'emploi sur le bassin. Donc nous avons crée EVE, car le métier de tri ne nécessite pas de grosses qualifications. Pas besoin d'avoir un bac +2 pour cela. Donc cela nous a permis de créer des emplois. C'est ainsi que nous sommes devenus la plus grosse entreprise d'insertion d'Auvergne.

Sur Recyclea on s'adresse à des professionnels et nous recyclons essentiellement de l'informatique, pas pour détruire mais pour donner unes seconde vie. Si nous avons crée cette société, c'est qu'un industriel souhaitait monter sa propre société sur Paris et que nous lui avons proposé de le faire ici pour ne pas perdre ce marché ce qui nous a permis de créer pas loin de 50 emplois en plus sur place.

Les travailleurs handicapés sont sur Recyclea. Ils ne sont pas du tout dans l'atelier Andela et pas du tout sur la manutention comme on a pu l'entendre. De plus, nous avons beaucoup travaillé avec des ergothérapeutes avant de mettre en place nos chaines de montage, pour faire en sorte qu'il y ait le moins de manutention possible pour le personnel travaillant sur ces chaines, car ce sont des métiers très manuels.

Autre chose. On nous a beaucoup accusé de travailler dans l'insertion pour engranger des subventions. Sur EVE, nous avons 65 postes conventionnés et il y a 85 postes. Le delta des vingt personnes supplémentaires, nous n'avons pas d'aides dessus. On aurait pourtant pu prendre ces personnes dans d'autres types de contrats. Nous les avons pourtant pris en insertion, car le but d'EVE c'est d'être un tremplin vers l'emploi. Cette mission d'insertion, on l'a met en œuvre tous les jours. Nous avons d'ailleurs deux accompagnants sociaux-professionnels embauchés sur EVE et qui suivent les problématiques. L'entreprise d'insertion, ce n'est pas un chèque en blanc "on a des droits, mais on a aussi des devoirs".

RA : Nous avons également une question à vous poser sur les instances représentatives du personnel. Dans un communiqué que vous avez fait parvenir à la presse, vous indiquez notamment que les instances du personnel désapprouvent l'acharnement contre la direction de l'entreprise. Nous sommes assez surpris qu'il puisse y avoir une communication commune de l'entreprise et des instances du personnel. On peut donc s'interroger à propos de l'indépendance de ces instances par rapport à vous. Que répondez-vous à cela ?

La Direction : Nous allons vous les présenter, et vous discuterez avec eux. Et nous vous proposons de les voir en aparté.

RA : Pour quoi n'y a-t-il pas eu d'expertise demandée par le CHSCT concernant l'empoussièrement des ateliers ?

La Direction : Mais des expertises il y en a eu de demandées et de faites au regard du CHSCT. Par exemple, les mesures d'empoussièrement qui doivent normalement être réalisées tous les ans sont réalisées tous les 6 mois suite à une demande du CHSCT par des cabinets d'experts que le CHSCT a validé : SOCOTEC. Les taux de PTZ (fixation du plomb dans l'organisme) c'est sur demande du CHSCT. (6)

RA : Pourtant, vous n'avez pas communiqué la dessus.

La Direction : Vous savez, nous ne sommes pas dans la communication comme le fait la CGT. Nous sommes dans le travail et le développement. En 2002, nous étions 40, aujourd'hui, nous sommes 207. Et nous vous assurons qu'il faut s'atteler à la tâche pour faire tourner la boutique et rassurer nos clients. Toute cette communication toxique nous fait nous mobiliser pour garder nos clients, car vous imaginez bien qu'ils se posent des questions.Nous ne sommes pas une grande multinationale. Nous sommes une PME locale. Le bâtiment n'est pas à nous, il est à la chambre de commerce.

Nous sommes une petite société et nous sommes dans un métier où on ne s'enrichit pas. Nous venons de clôturer notre exercice. Nous avons fait 8 000 000 € de chiffre d'affaire et 100 000 € de résultat. C'est un métier dans lequel il faut passer le peigne à poux pour arriver à s'en sortir. Les marges, on les gratte, car nos clients sont essentiellement de la filière déchets française qui a été crée par des gens de la grande distribution. Donc ils ont les méthodes de la grande distribution. Tous les ans, il faut faire une remise, tous les ans, on doit être moins chers. L'année dernière, cela a été une hécatombe dans la profession. Il y a trois gros du déchet qui ont déposé le bilan. Bref c'est un métier où il faut se battre pour ne pas perdre ses clients.

L'entretien se termine là et c'est ensuite que nous avons été convié à visiter les différents ateliers y compris celui d'Endela en situation de fonctionnement.

Nous avons ensuite rencontré les membres du CHSCT, mais cette rencontre n'a pas donné grand chose, car les élus étaient clairement sur la défensive. Il nous a semblé qu'ils étaient plutôt satisfaits des mesures prises par la direction. Globalement le contact n'a pas pu s'établir avec suffisamment de confiance pour que l'on puisse échanger sereinement.

Youness Bihich un des membres du CHSCT

Youness Bihich un des membres du CHSCT

Notes de renvoi dans le texte :

(1) En réalité le seuil actuel est fixé à 200µg/L pour les hommes, mais à 100µg/L pour les femmes. D'ailleurs, dans un rapport récent, le haut comité de santé publique préconise de diminuer fortement ces seuils, car les effets nocifs du plomb ont été diagnostiqués bien en dessous des valeurs limites actuelles 'lire l'article d'actu environnement ICI.

et le document de la haute autorité de la santé publique en fichier attaché

Document de la haute autorité de la santé publique

(2) La plombémie moyenne de la population non soumise aux intoxication du plomb se situe entre 30 et 40µg/L. On est loin, très loin même de la moyenne générale des opérateurs de l'entreprise Environnement Recycling mise en avant par les deux quo-gérants : 120µg/L.

(3) Cette valeur de 10mg/m3 concerne en réalité les poussière non toxiques

(4) Sauf que l'on ne sait pas jusqu'à quel point les billes de verres en question ont été dépolluées des luminophores qui sont censées être aspirés pendant l'opération de broyage des écrans cathodiques. Or c'est dans les luminophores que l'on retrouvent tous les éléments nocifs, tels que Le mercure, l'antimoine, le Baryum, le stentium et le berylium. et le plomb. Les billes de verre sont-elles complétement débarrassées de ces luminophores ? On ne le sais pas vraiment.

(5) Les produits stockés dans ces lieux sont déclarés non dangereux. Pourtant le public n'a pas le droit d'accéder aux installations. Étrange tout de même.

(6) Le cabinet SOCOTEC n'est pas un cabinet d'expertise agrée par l'INRS. Il ne peut donc normalement pas être missionné par les CHSCT pour mener une expertise. par contre la SOCOTEC se définit elle-même comme un prestataire de services aux entreprises, ce qui n'est évidemment pas la même chose. SOCOTEC a simplement effectué des relèvements d'empousièrement. Il semble que la direction confonde cabinets agréés pour effectuer des expertises pour les CHSCT et cabinets de prestations aux entreprises. Contacté par nos soins, SOCOTEC a d'ailleurs confirmé que la société avait effectué une prestation de service à la demande de l'entreprise et non du CHSCT. Par la suite, le CHSCT a semble-t-il validé cette prestation, mais il n'en est pas à l'origine. Parmi les cabinets d'expertises les plus connus qui travaillent pour les CHSCT, citons par exemple Emmergences, Sécafi ou Tecnologia (qui réalisa la grande enquête sur le mal-être à France Télecom. La liste complète est ci-dessous en PDF

Liste des cabinets d'expertises agréés par l'INRS

La visite de l'entreprise a débuté par l'atelier de Recycléa. C'est dans cette zone où se situe les travailleurs handicapés. La chaine de montage a été installée avec les conseils d'un ergothérapeute. Peu de manipulations et la zone est isolée de l'atelier Andela.

Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.

Zone de stockage des déchets. Ici, les salariés sont équipés de simples masques.

Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.

A partir de cette étape, nous entrons dans le secteur de l'atelier Andela. Il faut passer un sas qui donne accès à des douches et aux casiers pour enfiler les combinaisons. Chaque salarié dispose de trois tenues. Une pour le travail, une de rechange et une qui est au nettoyage. Aucune de ces tenues ne doit être emmenée chez les salariés. C'est l'entreprise qui prend en charge le nettoyage des tenues de travail.

SAS dee franchissement pour l'atelier Andela

SAS dee franchissement pour l'atelier Andela

Sur la photo qui suit, on distingue très nettement le nuage de poussière qui s'échappe de la cuve du broyeur. C'est cette poussière qui est chargée de luminophores.

malgré l'extracteur qui aspire les poussières de luminophores, on peut constater sur les photos prises par Didier Ciancia que celles-ci se déposent sur les parties en bleu et déborde du tablier disposé sur la partie basse du pulvérisateur..

Les salariés sont équipés d'un masque à ventilation avec des cartouches de filtre que l'on distingue dans le dos.

Les salariés sont équipés d'un masque à ventilation avec des cartouches de filtre que l'on distingue dans le dos.

Sur cette photo aussi on distingue très nettement la fine couche de poussière qui s'est déposée sur les structures en bleu et qui s'échappe du big bag

Sur cette photo aussi on distingue très nettement la fine couche de poussière qui s'est déposée sur les structures en bleu et qui s'échappe du big bag

Tout au long du tablier, on distingue nettement la couche de poussière qui se répend
Tout au long du tablier, on distingue nettement la couche de poussière qui se répend

Tout au long du tablier, on distingue nettement la couche de poussière qui se répend

A Andela, les salariés sont confrontés à des conditions de travail épprouvantes

A Andela, les salariés sont confrontés à des conditions de travail épprouvantes

L'extrateur de fumées. On distingue très bien tous les filtres disposés sur la facade.

L'extrateur de fumées. On distingue très bien tous les filtres disposés sur la facade.

vidéo tournée dans l'atelier Andela. On entend très mal les commentaires à cause du bruit.

En sortant de l'atelier Andela nous arrivons sur la zones de stockage extérieure. Elle est récente. Jérôme Auclair nous explique qu'elle est sur rétention des eaux. Les eaux sont récupérées directement dans le bassin de rétention et analysées régulièrement. Lors de la dernière analyse il affirme qu'il n'y avait aucune pollution de constatée.

A l'extérieur, les déchets sont placés sur une zone de rétention dans des alvéoles
A l'extérieur, les déchets sont placés sur une zone de rétention dans des alvéoles
A l'extérieur, les déchets sont placés sur une zone de rétention dans des alvéoles
A l'extérieur, les déchets sont placés sur une zone de rétention dans des alvéoles

A l'extérieur, les déchets sont placés sur une zone de rétention dans des alvéoles

Enfin, nous terminons notre visite par l'atelier de tri des déchets. Cette atelier est également isolé de l'atelier Andela. Ici, le masque intégral à ventilation n'est pas obligatoire. Par contre le bruit est omniprésent.

Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.
Environnement Recycling nous ouvre ses portes.

Vidéo tournée dans l'atelier de tri de l'électroménager.

Lors de ce reportage, j'étais accompagné par Didier Ciancia qui est l'auteur des photos prises ce jour là. Mais il en a pris beaucoup plus en réalité. Pour celles et ceux qui sont intéressés, vous pouvez voir le reportage photographique qu'il a réalisé sur son blog personnel :

http://dcianciaphoto0.wix.com/dutempsperdu#!reportage-environnement-recycling/cl4c

Merci à Didier Ciancia pour le travail de qualité qu'il a réalisé gratuitement pour reardactu. Toutes les photos sont de lui, © tous droits réservés

Tag(s) : #Montluçon

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