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Le syndicat Sud éducation tenait une conférence de presse au local de Solidaires Allier ce mardi 25 décembre. Bruno Bulf et Erwan Charny souhaitaient faire le point sur les différents dossiers de l'éducation nationale et de leur déclinaison sur l'Allier :

Rythmes scolaires :

Après un premier trimestre de généralisation de cette réforme, nous pouvons dresser un 1er bilan à partir des retours des écoles et de nos visites :

  • Il n'y a pas de bénéfices flagrant pour les élèves : des collègues nous disent aménager leur emploi du temps, notamment le mercredi matin. L'attention des élèves n'a pas augmenté et les enseignants ont toujours à courir après le manque de temps.

  • Il y a de grandes disparités puisqu'il y a plus de 70 rythmes différents dans le département. Le "décret Hamon" a renforcé les aspects négatifs en permettant de regrouper les TAP sur une demi journée : semaine déséquilibrée, autant de temps à l'école, 3 journées de 6h.

  • Des répercussions sur le personnel territorial qui passe d'une fonction à une autre et voit ses conditions de travail dégradées. Cette réforme laisse trop de responsabilités aux communes sans leur donner réellement de moyens.

  • Des répercussions pour certains enseignants qui voient leur temps de service augmenté certaines semaines et doivent le récupérer à d'autres moments. Là aussi une conséquence négative de cette réforme.

CTSD du 20 novembre :

Le DASEN annonce une nouvelle baisse d'effectifs à cette rentrée 2014 dans le 1er degré. Il s'agit d'enfant de moins de 3 ans qui ne sont pas rentrés en septembre.

  • Certains rentreront en janvier et ne sont donc pas pris en compte.

  • Les conditions d'accueil ne sont souvent pas réunies pour de très jeunes enfants. Si le ministère veut passer du discours aux actes pour la scolarisation des moins de 3 ans, il doit inciter les collectivités à permettre cette scolarisation en donnant les moyens humains et financiers.

Les moyennes en termes d'effectifs ne signifient pas grand chose dans la réalité. S'il y a une baisse démographique, SUD éducation estime que cela pourrait permettre de renforcer l'encadrement des élèves (plus d'enseignant en classe, dans les RASED et pour les remplacements).

La mode des fusions d'écoles est lancée à Montluçon et Moulins.

Le 1er problème est que la communication se fait par la presse et la rumeur, sans de concertations préalables.

SUD éducation dénonce la volonté de concentrer les moyens sous prétexte d'économies. Les "petites écoles" présentent de réels avantages notamment pour un climat scolaire plus serein et donc de meilleurs conditions d'apprentissage pour les élèves.

Convention Allier :

Lors des assises de la ruralité (7 novembre à Montmarault), Mme Vallaud Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, a indiqué que l’avenir des territoires ruraux et de l’École dans ces territoires était la contractualisation. Cette contractualisation permettrait un gel des suppressions de postes.

SUD éducation dénonce ce discours et s’oppose à ses conséquences :

  • Dans l’Allier, comme dans d’autres départements, nous avons besoin de création de postes, pas du gel des suppressions. Nous avons besoin de réduire les effectifs par classe, d’avoir des remplaçants et de reconstituer les RASED.

  • Les moyens doivent être alloués en fonction des besoins de chaque département pas en fonction de contrats et d’objectifs. Nous dénonçons cette logique libéral et défendons le principe d’égalité du droit à l’Éducation. Et qu’en sera-t-il quand chaque département aura sa convention ?

  • Le projet de contractualisation actuel reste flou sur sur le sort des « petites » écoles et sur le sens des réseaux autour du collège de secteur. En revanche le projet est très clair sur la volonté d’imposer l’utilisation de l’ENT (espace numérique de travail) dans le 1er degré. Un projet coûteux, inutile et qui dégradera les conditions de travail des enseignants.

Nous constatons que les élus locaux essaient de sauver les meubles avec cette « convention Allier », mais nous dénonçons l’attitude du ministère qui cherche à imposer ses réformes, au détriments des enseignants et des élèves, en laissant espérer la fin des suppressions de postes pour 3 ans.

Le réel problème, c’est le budget de l’Éducation nationale et de tous les services publics sacrifié sur l’autel du remboursement de la dette et des cadeaux au patronat.

Elections Fonction publique :

Attaques contre les services publics, blocage des salaires, suppression d'emplois, réforme territoriale, 80 milliards de fraude fiscale que le gouvernement se garde bien de combattre, la fonction publique et ses personnels sont lourdement touchés.

Les projets de loi des finances et du financement de la sécurité sociale pour l'année 2015

ont été votés le 18 novembre. L'addition est salée:

  • poursuite des suppressions d'emplois hormis l'éducation, la police et la justice

  • poursuite du gel du point d'indice bloqué depuis 2010 ( 22 % de baisse du pouvoir d'achat depuis 1995)

  • une réforme territoriale dévastatrice qui risque de casser le service public de proximité et d'entraîner des coupes sombres dans les emplois avec des mobilités forcées

  • une réforme de la santé qui aggrave et amplifie la loi sur la réforme hospitalière.

21 milliards d'économie pour 2015 avec un objectif à 51 milliards d'ici 2017.

En 2015 ce sont toujours 80 milliards d'euros de fraude fiscale sans qu'aucune mesure réelle sérieuse ne soit prise pour l'éradiquer.

A l'heure où certaines organisations syndicales ont malheureusement choisi l'accompagnement des politiques d'austérité et de reculs sociaux, il est plus que temps de reconstruire la mobilisation avec toutes les forces farouchement attachées au progrès social.

Les prochaines élections dans la fonction publique doivent être l'occasion pour les fonctionnaires de manifester leur attachement au maintien et au développement des services publics ainsi qu'au rattrapage du pouvoir d'achat et à l'amélioration des conditions de travail qui passe entre autre par l'arrêt des suppressions d'emplois.

SUD éducation dénonce la procédure de vote électronique, qui s'apparente parfois à un véritable parcours du combattant. Ceci aura pour conséquence une baisse importante de la participation.

L'objectif des directions administratives et du gouvernement qui les pilote est bien la remise en cause de la représentation syndicale.

Dans l'Allier, SUD éducation a déposé un liste pour la CAPD (professeurs des écoles). Au niveau académique, pour la plupart des scrutins : CCP, CAPA agrégé, certifié, CPE, PLP, ASS, CTA.

Bruno Bulf (à gauche) et Erwan charny (à droite) tenait une conférence de presse au local de Solidaires le 25 novembre.

Bruno Bulf (à gauche) et Erwan charny (à droite) tenait une conférence de presse au local de Solidaires le 25 novembre.

Tag(s) : #Montluçon

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