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Une sixième république fondée sur l'appropriation des citoyens

.Aucune issue n’est imaginable à la crise permanente que nous vivons dans le cadre d’un système qui privilégie envers et contre tout, spéculation financière, marché dérégulé et croissance découplée des besoins réels, ceci dans un cadre politique et institutionnel totalitaire et contraignant unique imposé à la planète. La politique engagée par Mr Sarkozy, aujourd’hui sciemment aggravée par Mr François Hollande et ses acolytes Européens se caractérise par la toute- puissance d’élites autoproclamées, « professionnelles », censées détenir le savoir quand ils ne contrôlent que le pouvoir dont ils spolient systématiquement les peuples.

Aucun représentant populaire ne siège dans les instances représentatives décisives. Les entreprises cherchent leurs bénéfices à l’étranger, font la pluie et le beau temps. Leurs salariés sont isolés, opposés, individualisés, privés d’interlocuteurs.

Le droit social est systématiquement ramené à son plus petit dénominateur commun. Les « élites » qui dénoncent le trop d’état l’utilisent en réalité à leur profit comme ils n’avaient jamais pu le faire. Pourtant le rôle de l’état est de garantir la satisfaction et l’unité du peuple, des services publics, la liberté, l’égalité, la fraternité. Ce n’est plus le cas. Ses dérives permanentes nourrissent l’émergence d’un front national raciste camouflant des choix politiques fondamentalement liés au patronat. Aucun changement n’est envisageable sans rupture avec ces logiques.

Si l’expérience montre qu’une démarche programmatique a toutes les chances d’aller à l’échec, une orientation fondamentale, une direction nouvelle peut et doit cependant être définie afin de mobiliser les énergies.

Un premier outil pourrait être l’élection d’une sixième république fondée sur l’appropriation par le peuple Français d’une nouvelle constitution républicaine dont le but fondamental serait de redonner la primauté au politique sur l’économique, s’affranchir des diktats financiers.

La politique nationale devrait être dictée par l’intérêt du plus grand nombre (ceux qui travaillent) à qui serait donnés les moyens d’agir comme ceux du contrôle des orientations du pouvoir. Respectant l’individu, cette république s’attacherait à redonner sens à sa vie dans une œuvre collective. Il serait possible d’intervenir dans des conditions nouvelles au niveau Européen; S’il s’avérait qu’aucune réorientation politique n’y soit envisageable, le pays devrait s’affranchir de sa tutelle. Les services publics nationaux, la santé, devraient être libérés de l’emprise de la marchandisation. Des coopérations extérieures engagées sur la base de l’intérêt réciproque et non fondées sur les rapports de force. Notre politique extérieure devrait se libérer de la tutelle dangereuse de l’OTAN, L’ONU être réorientée et voir ses pouvoirs accrus. Par un travail réel sur elle-même notre nation pourrait véritablement contribuer à un changement du monde que nous vivons. Affaire à suivre bien sûr.

Richard Grés.

Tag(s) : #Montluçon, #Billet d'humeur

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