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L'affaire des Grillons commence a faire du bruit. C'est maintenant la presse nationale qui commence à s'y intéresser*. Un internaute hébergé sur L'observateur a en effet reproduit en partie des extraits du site de Regard Actu tout comme l'avait fait l'excellent site L'Havrais Vérité avant lui.

La question de la maltraitance y est clairement évoquée alors que jusqu'à ce jour, elle relevait clairement du tabou. Car la moindre opinion exprimée à propos de ce qui s'est passé aux Grillons peut faire l'objet d'une plainte en justice immédiatement instruite par un juge. L'omerta est d'autant plus flagrante que la réactivité est quasiment instantanée, y compris de la part de certains juges qui n'hésitent pas à poursuivre les militants syndicaux qui n'ont pourtant fait que ce que leur dictait leur conscience.

Pourtant, les faits sont établis et des photos en témoignent. Un jeune handicapé a bien été attaché sur son fauteuil roulant à un baby-foot durant toute la nuit. Personne ne le conteste. Pourtant, le simple fait de dénoncer cet acte comme relevant de la maltraitance sur personne handicapée peut suffire à constituer un délit puni par la loi. Un comble quand on sait qu'au même moment, les parlementaires souhaitent renforcer l'arsenal juridique pour protéger "les lanceurs d'alerte".

Tout ceci explique peut-être la raison pour laquelle il est si difficile d'obtenir l'ouverture d'une enquête judiciaire dans l'affaire des Grillons. Une plainte a pourtant été déposée, mais cette dernière a été classée sans suite par le procureur. Pourquoi ? Ce dernier n'est tout simplement pas obligé de le dire. Ainsi va la justice de notre pays. Les procureurs n'ont de comptes à rendre qu'auprès de leur hiérarchie, mais pas auprès des plaignants.

C'est la raison pour laquelle, Sylvia a indiqué qu'elle se constituerait partie civile, pour que l'affaire soit instruite jusqu'au bout. Et jusqu'à la cour européenne des droits de l'homme s'il le faut.

Le 16 décembre prochain, la cour d'appel de Riom examinera le recours déposé par l'APEAH contre le jugement des prud'hommes qui avait statué en faveur de Sylvia Garcia en actant le fait que le licenciement était "aux tords exclusifs de l'employeur". (jugement du 24 octobre 2013; lire ICI). De nombreux soutiens ont promis de venir soutenir Sylvia. (Lire LA). Vous pouvez vous inscrire vous aussi. Un covoiturage sera organisé au départ de Montluçon.

Plus d'infos :

l'Observateur

L'havrais Vérité

Antifa Montluçon

*L'article de l'observateur a paru dans un blog privé du journal numérique. Il n'est donc pas rédigé par la rédaction du journal, mais par un internaute qui a hébergé son blog sur le site de l'obs. Il faut donc en relativiser sa portée. Pour autant le débat franchit les frontières de notre département et s'invite au niveau national sur des espaces de discussions.

Sylvia entourée de ses soutiens lors du précédent appel de l'APEAH à la cours de Riom contre l'exécution provisoire du jugement. L'APEAH avait déjà été déboutée.

Sylvia entourée de ses soutiens lors du précédent appel de l'APEAH à la cours de Riom contre l'exécution provisoire du jugement. L'APEAH avait déjà été déboutée.

Tag(s) : #Montluçon

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