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Sylvia nous livre son témoignage à propos de ce qu'elle a vécu au foyer des Grillons. Un beau texte accompagné d'un vidéo de tout ce qu'elle a partagé avec les résidents.

APEAH : Mise en bouche de la mémoire aux grillons
APEAH : Mise en bouche de la mémoire aux grillons
APEAH : Mise en bouche de la mémoire aux grillons

La première fois, il y a quelques années, en poussant la porte du foyer les Grillons, j'ai ressenti un étrange sentiment... comme si les temps moyenâgeux étaient encore là. Je faisais des remplacements au foyer en nuit comme en journée et, 4 mois plus tard, un CDI m'a été proposé.

L'ambiance était mauvaise :

  • Un conflit entre le directeur et son chef de service s'est terminé aux prud'hommes avec un épisode de grève de faim du Directeur de l'époque Monsieur Mo... devant l'établissement ;
  • Des dysfonctionnements nombreux et persistants... des sous-effectifs constants, un grand manque de moyens, des remplaçants inexpérimentés, pas d'analyse des pratiques, tout était là pour susciter les tensions.

J'ai vu une jeune femme être obligée de dormir nue au prétexte qu'elle déchirait, soi-disant, ses vêtements. Pour l'hygiène : des douches communes, situées dans la pièce où se trouvent les WC !

J'ai vu des éducateurs asperger d'eau (à la bouteille) la tête des résidants parce qu'ils ne suivaient pas les consignes.

J'ai entendu une infirmière prétexter que le trou de la Sécu était déjà important afin de refuser de faire changer les lunettes d'un résidant cassées lors de ses crises d'agitation.

J'ai entendu les cris, les menaces, les enfermements à l'infirmerie ou en chambre. J'ai constaté des discriminations, un manque d'humanité, des manifestations de préférences au détriment de l'égalité de traitement, des exclusions arbitraires, des mises à l'écart injustes de certaines personnes handicapées.

J'ai verbalisé mon exaspération et ma révolte en m'adressant aux éducateurs concernés. En raison de cela, j'ai eu beaucoup de mal à trouver ma place au sein de l'équipe. Ma position, mon éthique et mes valeurs dérangeaient. J'en ai fait les frais par le passé, et aujourd'hui encore.

Les problèmes financiers au foyer ont conduit le conseil général à faire des démarches afin que l'APAJH (entre autres solutions) reprenne l'établissement ; cela n'a pas abouti. La maison Matisse, qui accueillait 5 personnes à Montluçon, a fermé à la suite de leur passage.

Difficulté à installer des projets : lors de la mise en place que j'ai entreprise d'un projet théâtre, une partie de l'équipe s'est manifestée contre ce projet. Aussi a-t-il mis un an et demi avant de voir le jour. Les critiques n'ont pas manqué, alors qu'un professionnel de Vichy travaillant depuis plus de 20 ans avec des personnes handicapées intervenait sur ce projet : nous avons œuvré ensemble pendant 2 ans. Puis, à l'arrivée de l'APEAH, ce projet a été abandonné -- malgré nous.

J'ai fait savoir au directeur de l'époque, M. Mo, que je cherchais un emploi ailleurs. Il m'a demandé de patienter parce qu'il n'avait pas beaucoup de "bons éléments" (selon ses termes). Il ne voulait pas que je parte. Il m'a promis que la maison de fonction de la direction, une fois mise aux normes, serait affectée à l'accueil d'une unité de plusieurs personnes en situation de handicap; j'ai postulé immédiatement pour y travailler, car l'idée d'une petite unité signifiait la possibilité d'une meilleure prise en charge du résidant.

Les 5 personnes adultes handicapées "choisies" par l'équipe pluridisciplinaire avaient des pathologies les plus difficiles parmi les personnes dont nous avions à nous occuper, et le fait qu'elles s'installent dans cette annexe soulagait le groupe 1 (G1) et le foyer dans son ensemble. Le nom "Picasso" donné à cette annexe avait été décidé sous l'impulsion du directeur, lors d'une réunion d'équipe pluridisciplinaire, car il posait ainsi un repère, et une identité à travers lesquels l'usager pouvait s'inscrire ( "Picasso" est le nom de la Maison, "les Picasso" les personnes qui y vivaient).

Quelques éducateurs sont venus tous les 2 mois, à tour de rôle, ne voulant pas accompagner les usagers sur une période plus longue là-bas ; les raisons étaient diverses : ne pas aimer travailler seul ; ou la lourdeur du travail à long terme...

Puis une autre "nouvelle direction" de l'APEAH est venue en 2010, cette fois avec des méthodes de management plus dures. Elle a licencié le directeur, l'a remplacé par un autre -- mais cet autre ne passait au foyer qu'une seule fois par semaine.

Sort de l'annexe Picasso et de ses résidants :

Le groupe de 5 personnes (Nathalie, Sylvie, Christiane, Fabien et Cédric) vivant à Picasso avait pris des repères, s'y sentait bien.

Nathalie y était arrivée très mal en point mais avait repris plusieurs kilos et le kiné avait constaté son mieux-être à chacune de ses visites.

Les infirmières l'aaient aussi constaté, pour preuve : c'est écrit sur les cahiers d'infirmerie et de transmissions.

Or, ce groupe a été renvoyé au foyer en août 2010. Christiane a pleuré, crié ; Sylvie aussi ; Nathalie est partie dans un autre foyer ; Cédric pour Fabien, la suite fut très difficile.

Quant à Christiane, elle fut très triste également, un peu plus tard, d'être envoyée dans une maison de retraite, où elle mourut quelques mois après y avoir été expédiée.

La nouvelle direction nous a demandé de "choisir" 5 autres personnes : elles devaient avoir plus d'autonomie pour intégrer Picasso.

Tout cela a dû se faire dans l'urgence. La suite des événements a eu pour conséquence des crises, du mal-être, notamment pour Fabien.

Quelques mois plus tard, les chefs ont décidé qu'il fallait inclure 3 personnes de plus...

Côté personnel :

2 éducateurs ont postulé de manière définitive pour me rejoindre à Picasso. L'un d'eux était le délégué du personnel (DP) de Force ouvrière (FO), un ancien cuistot, toujours du côté du positionnement de la direction, même quand je lui disais que je ne comprenais pas pourquoi, à Picasso, nous n'avions pas nos 20 minutes de pause syndicale, après 6h de travail, alors qu'au foyer cette pause existait.

Lors de la première grande réunion générale de L'APEAH, j'ai transmis ces informations au nouveau directeur, M. P., en verbalisant et décrivant la souffrance que généraient ces changements extrêmement violents et rapides : pour les usagers, pour les familles, pour les tutelles engagées sur ces événements, sur l'absence de communication et l'absence de travail de réflexion.

La nouvelle direction a posé ses marques avec le recrutement d'une nouvelle chef de service, arrivée d'un autre univers que le Handicap et la mise en fonctions d'une éducatrice spécialisée en formation de chef de service. Quelques mesures "innovantes" furent rapidement mises en place comme :

  • Scinder les équipes en 3, avec l'interdiction de communiquer entre elles. Même se dire bonjour entre les groupes était considéré comme une transgression à la règle. Le clivage était en place. Un clivage stratégique !
  • Les réunions éducatives, quand elles avaient lieu, se faisaient pour chaque groupe de manière isolée.
  • Les chefs ont décidé de retirer une jeune femme de Picasso. La raison : comme elle restait à l'année au foyer, parce que sans famille pour la recevoir hors les murs, elle gênait. Les chefs ont décidé qu'il était "mieux" de placer à Picasso une autre personne, parce que celle-ci quittait l'établissement chaque soir et le week-end. Toutes ces décisions furent imposées sans réunion de concertation !
  • Un passage à l'acte entre deux usagers du groupe 2 (G2), c'est-à-dire un viol, n'a pas entraîné l'ombre d'une réunion pluridisciplinaire, et cela malgré ma demande. Je ne sais pas si d'autres l'ont demandée. Les décisions prises par la direction, sans recours à une réunion de concertation là non plus : garder le silence et simplement renvoyer l'usager (Jérémy).
  • Quelques mois plus tard, sont imposés des changement de méthode. Les réunions deviennent aléatoires. Plusieurs sont annulées alors que les questions s'accumulent sans réponses sur le cahier de réunion. Ou alors, elles se font, mais avec les trois groupes réunis.
  • Le mot clé de ce changement voit le jour un an plus tard : << désenclavement
  • Incohérences et dysfonctionnements sont nombreux, avec des prises en charge sans analyse des pratiques et sans psychologue.
  • L'envoi en HP des personnes en phase de débordement d'angoisse fut fréquent. Un psychiatre exprima à ce sujet son courroux à la chef de voir les usagers arriver ainsi fréquemment en hôpital psychiatrique. Ce psychiatre l'a sommée de gérer les crises en interne, au foyer. Il cessa à cause de cela de suivre un résidant.

Il est à noter que même les pompiers étaient appelés souvent. Même la gendarmerie a dû intervenir une fois, afin de gérer une crise... C'est un comble, non ?

  • Dès le mois de juin 2011, des rumeurs persistantes annonçaient la fermeture de l'annexe Picasso. Or, l'équipe dirigeante n'annonce toujours pas cette fermeture de manière officielle ; Avec pour conséquence de cette absence de communication précise, au sein de la structure, un mal-être profond, selon la position des uns et des autres à ce sujet.

En novembre , lors d'une réunion, j'interpelle Solange ( une des chef de service) à ce sujet. Elle évoque une restructuration !

Je me demande alors où est la place de l'usager, pourtant mise en avant dans le discours du fonctionnement de l'établissement, sur le livret d'accueil, dans la loi 2002, dans les projets personnalisés, quand la transformation programmée de la maison Picasso est prévue sous forme de bureaux ! Oui, de bureaux !

  • D'où de nouveau : mal-être général dû aux non-dits, ambiance de plus en plus délétère.
  • D'où il ressort que le groupe 1 (G1) n'a plus assez d'espace, depuis septembre 2010, alors pourquoi laisser inoccupées la plupart du temps deux salles d'activités ? Alors qu'elles peuvent être aménagées afin de créer une petite unité ne nécessitant qu'une une monitrice éducatrice ?
  • Décision d'une commande de sangles, afin d'attacher Fabien, un usager autiste présent au foyer depuis une quinzaine d'années.

Méthode nouvelle décrétée sans réunion de concertation. J'ai verbalisé ma non-approbation concernant ces sangles à l'équipe de direction comme à mes collègues sur ces méthodes. La chef de service m'a répondu que j'allais contre la décision d'un cadre et que je culpabilisais les équipes ! Culpabiliser ? Oui, en effet, j'étais révoltée de le voir attaché avec des draps, ou encore torse nu à 20H 15 dehors, lorsque la sangle était utilisée.

Je suis allée dire ce que j'en pensais à l'éducatrice qui en avait la responsabilité !Effectivement, je dis non, quand éthique et valeurs HUMANISTES sont malmenées ! Fabien "devait être attaché", avaient dit les chefs. "Attaché au moment du repas". Or, il l'était bien plus longtemps que lors des repas, et ce fait ne gênait personne, apparemment.

  • Un matin, j'allais à la lingerie car il manquait des serviettes de bain pour la douche que devait prendre un résidant de Picasso...

C'est donc par hasard que je rencontre une collègue qui arrive, émue. Elle se dirige vers moi pour me dire, les larmes aux yeux, qu'elle a vu qu'un usager était attaché à un fauteuil roulant et à un baby-foot avec des draps ! Il y avait, a-t-on compté ensuite, entre 10 et 12 draps pour l'attacher. Je passe voir immédiatement l'usager, et la scène me choque profondément. Je m'agenouille auprès d'Emmanuel (Manu), attaché, et lui demande ce qui s'est passé. Il ne peut pas me répondre : les mots sont confus, il balbutie, peut-être à cause des médicaments. Combien luien a-t-on fait avaler ? Je lui explique que je vais le prendre en photo et lui fais la promesse de tirer cette histoire au clair.

Par la suite, j'apprendrai, non sans mal, qu'Emmanuel est resté, comme ça, ligoté toute la nuit, soit plus de 12 heures : il a eu son avant-bras droit enflé, personne n'a rien dit, ni le personnel de nuit, ni les salariés du matin !

Trois photos sont prises, et j'appelle aussitôt la commission de sécurité CHSCT au téléphone. Mon interlocutrice, Mme H., me dit : "je vous comprends, mais là, je dois aller en réunion !"

L'infirmière, qui arrive quasiment en même temps que moi, me téléphone à Picasso et me dit être choquée aussi. Par la suite, elle a changé sa version de l'histoire. L'infirmière m'a donc téléphoné par deux fois. Je lui demandais chaque fois si elle avait détaché Manu. Elle hésitait, à cause de la réaction que pourrait avoir la chef. Finalement, au bout de 40 minutes, elle a libéré Manu, à l'aide de G., qui travaille à l'entretien de l'établissement et qui était scandalisé de voir Manu ainsi ligoté avec des draps à un fauteuil roulant et à un baby-foot

Le lendemain, je vais voir le président de l'APEAH, et je me rends compte que les informations qu'il possède à ce sujet sont peu représentatives de la réalité -- ou alors il me leurre en disant ignorer les faits réels !

Le président de l'APEAH m'interroge longuement sur le management, sur Manu, sur Fabien. il me dit avoir été étonné d'apprendre qu'une sangle avait était commandée en vue attacher Fabien.

Très choquée par ce que j'ai vu et par les réactions d'une partie des éducateurs, qui m'en ont voulu d'avoir alerté la direction et mon syndicat, je subis le contrecoup de ces événements : mon corps n'a plus résisté, ma tension artérielle est montée au-dessus de la normale, m'obligeant à quitter mon poste de travail pour rentrer chez moi, avec un arrêt de travail. L'infirmière et une des deux chefs étaient là, tensiomètre à la main.

  • Les mesures de prise en charge du mal-être, des souffrances d'Emmanuel, souffrances qui duraient depuis plusieurs semaines, ont-elles été adaptées à sa situation ? Y a-t-il eu : expertise psychiatrique, visites régulières chez le psychologue, prise en charge individuelle hors du foyer, réunion pluriprofessionnelle, traitements, etc. ? Une chose est sûre, c'est que, quelques jours après avoir été ligoté, Manu a fait un AVC !
  • À la suite de ma visite, le président de l'APEAH, M. Ro, demande à M. Pe, directeur du Pôle autonomie de notre établissement, de mener une enquète en interne. Il la fera, mais sans m'inviter à témoigner ! Mon avis à ce propos : ils sont à la fois juge et partie, entre eux.

Ce directeur du Pôle autonome de notre établissement (il vient du milieu de l'industrie) ne passe qu'une fois par semaine, car il est directeur de 4 établissements ! Présent le mardi matin, il passe juste pour signer ce que la chef lui a préparé à signer, et hop, il repart !

Le directeur de l'APEAH , quelques semaines plus tard, me reçoit pendant 5 minutes. Il m'annonce que l'enquète a été faite. Leur avis : c'est une contention simple qui a été pratiquée. Je lui montre pourtant les 3 photos d'Emmanuel, l'usager attaché avec la dizaine de draps (son visage sur la photo n'est pas reconnaissable car j'ai mis du noir dessus, par discrétion).

Je demande au directeur si je peux lui poser une ou deux questions, mais il me répond : "vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez, Mme Garcia, mais je ne suis pas obligé de répondre"

Est-ce ce qui s'appelle de la communication ? Où est la transparence tant prônée ? Pour lui, l'enquète a été menée, donc il n'a rien à dire de plus ! j'en reste stupéfaite.

L'enquête est partiale. Pire, elle laisse le doute sur la différence entre maltraitance et contention ! Cela conforte une partie de l'équipe que cette prise en charge est reconnue comme normale puisque commandée par un cadre. Ceci me semble vraiment grave !

Aujourd'hui, je m'interroge encore sur l'empathie, le respect, la dignité, la place de l'Humain dans le médico-social, dans les lois 2002 et avec le management qui en découle.

Je m'interroge sur le sens des méthodes mises en place et je me perds dans les méandres de ces non-sens, de leur non-sens !

  • Quelques mois plus tard, après avoir dénoncé ce cas de maltraitance, le directeur général, fraîchement arrivé de l'Oise, m'envoie une lettre avec AR pour sanction disciplinaire, recadrage ! Alors qu'avant, j'étais "la vitrine du foyer" (termes du directeur, M. Pe lui-même), je deviens celle qu'il faut faire taire, celle qu'il faut faire plier !
  • e suis choquée. Je leur écris pour raconter ce qui se passe dans ce foyer ; les méthodes de harcèlement mises en place contre moi ; ils ne me répondent pas !
  • Force ouvrière (FO) prend position pour la chef et les 2 éducatrices qui ont ligoté Emmanuel (en effet, les 2 éducs sont à FO).
  • Un jour, je croise Fabien, le visage tuméfié, des bleus plein le visage. Je demande à l'éducatrice à côté de lui ce qu'il a, elle me répond que la chef H. l'a poussé, et qu'il est tombé ! c'est cette même chef qui a imposé qu'on me contrôle à la piscine, afin de vérifier que j'entrais bien dans l'eau (ce contrôle est une mesure unique en son genre au sein de l'APEAH). C'est le maître-nageur qui me l'a dit. Il était en rage de voir de tels procédés, celui-ci est nominatif il ne ne concerne que moi !

Procès :

  • Je gagne aux prud'hommes après que ces derniers ont fait une longue enquête, jusque dans le foyer. Pour :

1) Atteinte à ma vie privée,

2) discrimination syndicale anti-CGT,

3) rupture judiciaire de mon contrat de travail.

  • Puis, étrangement, je perds à la Cour de Riom, en appel.
  • Je fais un pourvoi en Cassation. Le dossier est en cours.

Éléments pour ce procès :

J'ai dans ce dossier une attestation signée par une remplaçante, qui explique avoir vu Manu attaché avec des draps à d'autres moments également, lors d'autres journées que celle où je l'ai vu ! Qui l'a attaché ainsi toutes ces autres fois ? peut-être est-ce pour cela qu'une partie de l'équipe paraît soudée contre cette dénonciation. Qui est impliqué dans cette maltraitance ?

  • Mon dépot de plainte pour maltraitance sur personne vulnérable est balayé par le procureur de Montluçon. Je me porte alors partie civile.
  • la direction de l'APEAH porte plainte en retour parla voix de son Président , pour diffamation, suite à une information concernant cette affaire sur le site lefenneccgt.

Nous sommes 5 personnes inculpées (donc Fabrice Preux, menotté pour être conduit devant la juge !). N'est-il pas remis en question, le droit d'expression face à ce patronat

Je suis allée m'expliquer à l'agence régionale de santé (ARS) de l'Allier par trois fois. La première entrevue s'est passée en février 2012. Deux entrevues se sont déroulées avec des témoins. Le retour de l'ARS de l'allier : ce sont des mots, aucune action ou presque, pourtant, la première fois, les interlocuteurs de l'agence disait avoir peur pour moi... la dernière fois, la personne qui m'a reçue se tenait la tête en disant : "ça va me retomber dessus" ! Je lui ai répondu : "pour le moment, c'est sur moi que ça tombe !

Malgré tout cela :

On ne lâche rien !

Une pétition est mise en place Sur un moteur de recherche, tapez : << Handi'Gnez Vous pétition

Le PG du Lot-et-Garonne me soutient et vient même le faire au tribunal, avec l'association Handi'Gnez Vous.

J'ai également le soutien de la CGT Santé et Action Sociale et d'amis de Sud Solidaires.

Le pire, dans cette lutte, c'est de voir qu'il y a des gens qui savent, et qui pourtant se taisent. Ces personnes, qui sont pourtant des témoins, ferment les yeux et ont peur de tenir un stylo pour écrire et signer une attestation !

  • Que leur conscience les ronge chaque jour !
  • Et il y a les Frères montluçonnais -- mais, au pays des lumières, les plombs ont sauté !
  • l'Omerta existe...
  • l'amnésie est générale !
  • LES 3 PERSONNES qui ont ligoté Emmanuel avec une douzaine de draps à un fauteuil roulant et à un baby-foot pendant 12 heures n'ont pas été inquiétées , elles travaillent toujours dans l'établissement des Grillons (03) ! cherchez l'erreur !
  • À ce jour, le site de la pétition compte 10 269 signatures de personnes venues soutenir mon combat, ma lutte contre la maltraitance.

Merci à chacun d'entre vous.

Sylvia Garcia

Site url à consulter :

http://www.mesopinions.com/petition/social/maltraitance-handicapes-soutenons-sylvia-garcia-lanceur/13288/page4#elComments

Petite erreur sur la vidéo : je suis en arrêt maladie. J'ajoute que je n'ai pas encore tout dit, mais ça viendra...

Je continue ici mes explications. Car j'avais oublié certaines choses importantes, indiquant d'autres dysfonctionnements, atteintes à la personne (le gribouillis ) et de la discrimination (formation déniée, travail et responsabilités supplémentaires non partagées) :

Mon visage a été gribouillé sur le panneau photos de la fête des Picasso exposé , par nos soin, dans le hall du foyer des Grillons (Par des collègues qui m'en voulaient surement)J'avais montré ça à une infirmière et à la femme qui s'occupe des locaux (MImi).

Discrimination

  • Elo une jeune femme préparait son diplôme d'aide médico-psychologique (AMP). Elle avait demandé que je sois sa tutrice de formation. Nous travaillions ensemble et je suivais son travail écrit, entre autres. Tout se passait bien pourtant quelques mois plus tard la chef la transférée sur le groupe 2 ( G2).

Pour le travail supplémentaire que cela entraînait, j'étais censée avoir droit à une formation d'une semaine et à un versement de 70 euros par mois en plus de mon salaire habituel durant toute le formation soit environ 15 mois . Un droit officiel lié à un accord de branche entre l'APEAH et l'organisme de formation.

Or, jamais je n'ai pu faire cette formation, et je n'ai pas été payée pour ce travail : aucun somme correspondante n'a été créditée sur mon compte ni sur ma feuille de paie.

J'ai donc été la seule tutrice à ne pas avoir eu droit à cette formation ! Et pour cause : les chefs ne m'avaient pas mise au courant de la possibilité de faire cette formation. Pourtant, j'ai souvent interrogé le délégué du personnel (DP) à ce sujet, cependant il me disait que je n'y avait pas droit !

  • Lors de la fête des Picasso, qui nous demanda deux mois de préparation, nous avions invité le personnel au complet pour un barbecue champêtre. La chef a demandé à ce que personne ne m'aide. Lorsque je l'ai appris, je lui en ai demandé la raison, et elle m'a répondu : " vous avez vu grand " !

Les projets que j'ai composés et proposés et qui m'ont aussi été refusés :

  • Théâtre (comme évoqué plus haut) en tripartite ville/Festin/APEAH
  • Pas d'aide pour la fête champêtre des Picasso.
  • Refus d'un projet en partenariat avec une association de jeunes des quartiers de Montluçon ( le projet liait un travail commun et un voyage à la mer), la chef m'a dit :"pas de délinquants ici !" et la 2e chef présente a acquiescé à ses dires ! ,j'en suis restée stupéfaite et leur ai dit que leurs propos étaient discriminatoires !

J'ai composé le projet d'autonomie de la maison Picasso, puis je l'ai refait car il ne convenait pas à la chef. Ce 2e projet (signé et approuvé par les 2 collègues qui travaillaient à Picasso, dont le DP) a été refusé une nouvelle fois.

En septembre 2012, à la reprise de mon travail, ma collègue m'apprend qu'à la demande de la chef, c'est une autre éducatrice qui a dû le faire !

  • J'étais référente de 2 résidants ; la chef me donne une autre référence à assumer parce que le DP ne peut pas le faire .
  • Je travaille sur son projet individuel et j'écris un projet correspondant à une découverte de Paris sur une journée. La chef le refuse.
  • j'écris deux projets en atelier peinture sur trois jours avec 8 résidants accompagné d' un intervenant professionnel, le peintre et musicien Jean Marc Miziasek , ils sont refusés malgrè les efforts et courriers de ce peintre qui avait lié des liens avec le groupe Picasso .
  • En tant que " référente" d'un usager (E.) je n'ai pas été informée de son départ de Picasso vers le groupe 2.

Il quittait Picasso pour le foyer et je n'étais pas au courant , en tant que référente ,je suis restée très étonnée de cela.

Lorsque j'ai demandé à E... pourquoi il allait au foyer , il m'a répondu que Solange lui proposait d'intégrer un autre atelier !!! j'ai vu sa maman et une dame qui le reçoit parfois en week-end ,elles m'ont dit qu'elles n'étaient pas au courant de ce changement .

Je reprends mes écrits, 17 mars ,à propos de :

  • Un nouveau directeur général qui avait intégré l'APEAH depuis quelques mois, organise une réunion aux grillons pour se présenter aux équipes, cette réunion à pour thème " la bientraitance".

Je profite de ce moment pour lui expliquer qu'aucune réunion n'a été acceptée pour discuter de "l'affaire de Emmanuel". Je lui dis que je souhaite m'exprimer à ce sujet depuis 8 mois et lui dit ce que j'ai écrit plus haut sur l'épisode de maltraitance concernant Emmanuel attaché 12 heures à un baby-foot et un fauteuil roulant alors qu'il est valide avec une douzaine de draps.

En pleine explication une collègue m'interrompt par cette phrase : "Un drap ou douze, c'est pareil" ; une autre enchaîne : " Tu es dans le jugement."

Puis j'aborde l'épisode du viol. Le directeur, Monsieur P., refusait d'entendre le mot "viol" alors que ce viol a été constaté sur le résidant concerné lors d'une visite médicale à l'hôpital.

Les 2 chefs n'ont pas dit une syllabe surement avaient-elles cette consigne; Je n'ai pas pu suivre la fin de la réunion car la chef Solange m'avai dit de prendre en charge le groupe musique, qui démarrait justement pendant la réunion, ce qui m'a obligée à quitter celle-ci pendant une demi-heure environ voire davantage.

  • Lors des jours de procès aux prud'hommes, la direction de l'APEAH à mis à la disposition des éducateurs favorables à la direction un bus du foyer, afin qu'ils soient tous présents au tribunal de Montluçon. Non seulement, il y a ainsi utilisation de l'argent public à des fins privées.

C'est tout de même étonnant, non ?

Mon avocat a d'ailleurs demandé en séance qui surveillait les résidants pendant ce temps-là !

Surprise, lors de cette journée aux prud'hommes : le délégué du personnel (FO) s'installe à côté du directeur général (DG) à l'audience...

  • J'ai reçu de nombreux coups de fil anonymes et un soir dans ma rue j'ai reconnu certaines collègues venues me harceler en criant , en se moquant !
  • Intervention et harcèlement de ces mêmes collègues lors du concert "Les Pieds sales", groupe de musiciens montluçonnais

elles ont réclamé que ne soit plus chantée la chanson "le chant des Grillons" lorsqu'elles sont allées voir les musiciens dans leur loge après le concert de Cosne d'Allier ! Miké qui est le responsable a refusé d'obtempérer et les a sommées de ne plus jamais revenir.

Voir ici : http://www.regardactu.com/2014/01/controverse-autour-du-chant-des-grillons.html

  • Attestations sur ma vie privée ,faites par certains collègues ,à la même date et avec casiment les mêmes phrases !
  • Intimidations de la part de l'APEAH ( j'expliquerai plus tard)
  • Reportage de France 4 chez moi et sur les lieux "le foyer les Grillons", en extérieur et en ma présence. La chef, H est venue nous dire de ne pas filmer, que nous n'avions pas d'autorisation, je lui ai dit que nous étions sur un chemin communal et qu'aucun résidant n'était dehors (il pleuvait légèrement)
  • Reprise, en partie, de mes écrits ici, merci à Alain, Antifa Montluçon. : http://www.montlucon.antifa-net.fr/?p=1484

Lorsque j'ai repris mon travail le 5 septembre 2012, j'ai trouvé mon travail saccagé (2 ans d'activité mis en pièces ), les locaux vidés des oeuvres des Picasso, un stock de toiles, de dessins , de tableaux , de travaux manuels ...) avait été mis pêle-mêle dans une pièce au-dessus de l'atelier, le robot , fabriqué avec de la récupération et crée avec beaucoup d'immagination, de rires et d'amour était disloqué, jeté en vrac dans le Tipi-Yourte ! tout avait été retiré sans me prévenir, sans même une explication aux résidants de Picasso !

J'ai demandé aux 8 personnes de Picasso ce qui s'était passé, les raisons de ce bouleversement et l'un deux, P., m'a répondu : "j'sais pas, c'est une l éducs qui a fait ça, j'sais pas pourquoi !" J'ai pris des photos pour en garder une preuve.

  • J'aimerai aussi écrire sur les liens que nous avions tissés, les Picasso et moi, comment nous travaillions, échangions, partagions, comme c'était bon de les retrouver et d'avancer de manière ludique dans les projets que nous avions... avant !

le bonheur ressenti à leur réveil quand ils venaient me dire bonjour en exprimant le plaisir qu'ils avaient en me voyant. Souvent, ces scènes matinales étaient observées par les veilleuses de nuit, elles me disaient que les résidants ne réagissaient pas comme ça avec les autres éducateurs. Leurs sourires en disaient long, leurs mots, leur envie, tout était là, tout était bien.

Lorsque, parfois, un débordement d'angoisse s'installait, je le décryptais et trouvais des clés, des idées, pour que la tension baisse, s'échappe, parte ; ceci est noté dans les attestations par des éducateurs témoins de ma façon de faire, de ma façon d'être.

Même la chef (avant "l'affaire de Manu") me téléphonait lorsqu'elle n'arrivait pas à gérer des crises au foyer, afin que j'intervienne pour le faire, à sa place. D'ailleurs, une fois, en présence d'une maman, Madame D, elle m'a félicitée d'avoir su gérer ce qu'elle nommée "une crise " de l'un des résidants qu'elle ne parvenait pas à apaiser, même avec l'infirmiere (C.). Si je n'avais pas pu intervenir, elle aurait dû, avait-elle avoué, envoyer ce résidant à l'hôpital. Ce jour-là, I. a pu rester à Picasso et, jusqu'au soir, il n'a pas eu d'énervement, bien au contraire !

Pour Manu, ce fut la même chose : lorsqu'il était avec nous, ses angoisses diminuaient et il passait avec nous, Les Picasso, d'agréables moments. Ce fait fut constaté par l'infirmière (C.), qui en était surprise, et qui constatait que le protocole médicamenteux n'était pas utile lorsque il était avec nous. J'avais prit des photos de lui ramassant des pommes juste avant qu'il soit ligoté et visionnant les photos de PICASSO sur mon ordi personnel.

  • Sur les trahisons, je reviendrai plus tard...

- https://www.youtube.com/watch?v=hRrZF8DmYVw

ci-joint l'ace médical établi le LENDEMAIN !!

APEAH : Mise en bouche de la mémoire aux grillons
Tag(s) : #Montluçon

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