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Rassemblement en gare de Montluçon contre le rapport Duron
Rassemblement en gare de Montluçon contre le rapport Duron

Après avoir participé aux politiques de destruction des services publics, les élus de droite comme de gauche se lamentent aujourd'hui de voir notre ville abandonnée par les pouvoirs publics, alors qu'ils en sont les représentants. Pourtant, les uns et les autres ont eu tout le loisir d'inverser les logiques libérales qui sont à l’œuvre depuis des années que l'Europe a imposé.

Aujourd’hui, nous voici au pied du mur. Comme le dit Martine orange dans son excellent article mis en ligne sur Médiapart hier "A terme, c'est la fin de l'aménagement du territoire et le démantèlement d'un des derniers services publics". Et plus loin, la journaliste donne quelques noms de villes qui seront sacrifiées si le rapport Duron est adopté, puis mis en œuvre : " Il ne va pas faire bon, à l’avenir, habiter Brive-la-Gaillarde, Abbeville, ou Montluçon".

Normal dans ces condition que ce rapport ait soulevé autant d'indignation dans notre région, car tout le monde a compris que l'enjeu est considérable pour la survie de l'économie locale.

Le CODERAIL qui est au centre de la bataille pour le maintien et l'amélioration de la desserte ferroviaire sur notre ville n'a pas manqué de mobiliser autour de lui. Les cheminots étaient donc présents et nombreux lors de ce rassemblement. Daniel Coffin, secrétaire du CODERAIL a renvoyé dos à dos les élus de droite comme de gauche qui se sont succédé aux affaires, soulignant ainsi leur responsabilités respectives dans les prises de décisions qui toutes allaient dans le sens d'une plus grande libéralisation du transport ferroviaire .

Philippe Soulié

Claude Lemoine, membre du CODERAIL était présent lors de ce rassemblement et a rassemblé pour Regard-Actu les interventions des élus présents à la gare de Montluçon ce jour, dont la liste figure ci-dessous :

Beaucoup de monde et de nombreux médias présents à la gare de Montluçon lors de ce rassemblement

Beaucoup de monde et de nombreux médias présents à la gare de Montluçon lors de ce rassemblement

Rassemblement en gare de Montluçon contre le rapport Duron

Ce matin étaient rassemblés à la gare, à l'initiative des 2 députés PS, B. Lesterlin et Y. Galut
une cinquantaine de personnes venues protester contre les conclusions du rapport Duron.

Étaient présents :

* Bernard Lesterlin, député PS de l'Allier (Montluçon)

* Nicolas Brien, son suppléant

* André Maxime Gérinier, maire de Teillet Argenty représentant Daniel Dugléry (au Conseil Régional)

* Joëlle Gérinier, adjointe à Teillet Argenty

* Yann Galut, député PS du Cher (St Amand)

* Thierry Vinçon, maire DVD de St Amand,

Le Codérail, des syndicats cheminots et des simples citoyens. Tous sont contre l'abandon des liaisons directes Montluçon-Paris et Bordeaux-Limoges-Montluçon-Lyon.

Il y a eu 6 prises de parole, dans l'ordre, Bernard Lesterlin, Nicolas Brien, André Gérinier, Yann Galut, Thierry Vinçon et Daniel Coffin (Codérail).

Chaque homme politique a exprimé sa détermination à contrer les conclusions de ce rapport concernant notre bassin. Il a été évoqué la contradiction entre le message diffusé en gare et les votes des députés PS à l'Assemblée Nationale.

La droite locale de son côté, qui vitupère aussi contre ce rapport, ne peut prétendre avoir beaucoup œuvré pour le rail durant les 14 années de ses mandats successifs. PS et ex-UMP, peu d'entre eux préfèrent le train à leurs confortables limousines.

Interventions des élus en Gare de Montluçon

Les élus prennent le train pour St Amand Monrond, où ils tiendront également une conférence de presse

Les élus prennent le train pour St Amand Monrond, où ils tiendront également une conférence de presse

Prise de parole de Bernard Lesterlin le 1er juin 2015 à la gare de Montluçon.

« Je voudrais saluer ici les amoureux du chemin de fer, les cheminots et bien sûr les élus de nos deux régions, qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition, peu importe, on est sur un sujet d'aménagement du territoire, de désenclavement, de développement économique, de défense du Service Public, donc c'est normal qu'on soit ensemble ;

Je crois (à A.M.Gérinier) que vous représentez Daniel Dugléry qui est au Conseil Régional ce matin, donc il s'associe à notre démarche, voilà en deux mots, mes amis parleront, je voudrais accueillir prioritairement Yann Galut, mon complice, député du Cher avec lequel nous menons ce combat depuis des années avec nos soutiens respectifs, Nicolas Brien ; voilà, c'est une affaire sérieuse.

On sait bien qu'on est pas dans une période où on peut lancer des investissements, d'ailleurs tous les investissements qu'on avait lancés en faisant croire que c'était pour le lendemain matin n'ont bien sûr pas pu être honorés, les caisses étaient vides lorsque en 2012 on a reparlé du TGV, mais on a continué à se battre ensemble, parlementaires de la majorité comme de l'opposition pour préparer le long terme.

La LGV Paris-Clermont-Ferrand via toutes nos villes moyennes, on continue à se battre, mais c'est pas pour demain matin.

Il était raisonnable de dire, en attendant de pouvoir avoir des liaisons LGV, que nous remettions en état, problèmes de sécurité, que nous mettions des matériels de qualité pour desservir nos villes respectives du Cher, de l'Allier et je dirais aussi bien vers la capitale et aussi vers ce qui, pour nous, pas vous, pour nous sera notre nouvelle capitale régionale Lyon, et puis la façade atlantique, où il y a des perspectives de développement économique intéressantes.

Donc, ce combat nous le menons, nous avons déjà fait une conférence de presse ici ; à Saint Amand Montrond nous allons y aller tout à l'heure ensemble, bien sûr par le train, s'il arrive, il est là ? Non ? Bon. Et nous, nous voulons absolument que nous restions ensemble dans une logique d'aménagement du territoire de la France.

Et l'aménagement du territoire de la France, c'est pas l'addition de la volonté politique de la Région Centre et de la Région Rhône-Alpes-Auvergne, c'est autre chose. Et les trains d'équilibre du territoire, c'est ça. Et la liaison entre deux grandes métropoles françaises que sont Bordeaux et Lyon, qui passe par ici parce qu'on contourne le Massif Central par le nord, la liaison, on ne parle malheureusement plus d'Ussel parce que Jacques Chirac ne prend plus le train de nuit, mais la liaison Ussel-Paris qui passait par Montluçon. (brouhaha)

Donc tout ça c'est un combat et ce sont des problèmes d'aménagements nationaux du territoire.

C'est la raison pour laquelle nous avons pris l'initiative de cette rencontre avec vous ici et tout à l'heure à Saint Amand Montrond, c'est la raison pour laquelle, à la réunion ou j'étais avec les deux actuels préfets de région, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet de la région Auvergne actuelles et tous les grands élus, vendredi à la Préfecture de Clermont Ferrand, j'ai évoqué ce sujet en leur disant qu'ils n'étaient pas simplement les interlocuteurs représentants de l'État en face des élus régionaux, mais qu'ils représentaient l'État dans ces deux régions respectives, et qu'il convenait qu'avec nous ils mènent ce combat et qu'ils convainquent notamment la SNCF de la nécessité de poursuivre les trains d'équilibre du territoire.

Voilà. Pour ma part j'ai déjà évoqué cela avec la Ministre de l'Écologie et je la vois après demain, nous allons essayer Yann et moi d'avoir un contact dès demain à Paris avec son Secrétaire d'État Monsieur Vidalies. Pour l'instant c'est la position d'une commission composée d'élus présidée par notre collègue Philippe Duron qui est par ailleurs un ami, mais qui en l'occurrence n'a pas porté suffisamment d'attention à la nécessité de continuer à désenclaver nos territoires et surtout à court terme, d'équiper nos liaisons ferroviaires de matériels suffisamment performants pour la totalité des catégories qui utilisent le chemin de fer.

Et quand je dis la totalité des catégories qui utilisent le chemin de fer, c'est à dire que pour certaines, le transbordement à Vierzon, qui est mal foutu puisque c'est jamais de quai à quai, c'est aussi un problème technique qu'on a posé avec les directeurs régionaux de la SNCF, nécessite qu'on garde les trains d'équilibre du territoire qui desservent la totalité de la ligne. »

Prise de parole de Nicolas Brien le 1er juin 2015 à la gare de Montluçon.

« On est tous ici pour trois choses, le Service Public, le Service Public et le Service Public.

Je suis content de voir qu'on est pas juste quatre cravates mais également toute une assemblée de citoyens, toute une assemblée d'usagers du Service Public et que l'on a affaire à une vraie mobilisation citoyenne. C'est pas quelques élus qui font une conférence de presse, c'est tout un bassin qui se mobilise pour défendre le Service Public.

Et ça c'est important et je crois qu'on peut être fiers de nous, de ce que nous sommes en train de faire en ce moment.

Nous, on voulait faire cette conférence de presse pour dire une chose très simple : le rapport Duron tel qu'il existe aujourd'hui n'est pas acceptable pour deux raisons : Montluçon-Paris et également Bordeaux-Montluçon-Lyon.

Ça nous paraît absolument in-envisageable que l'État se désengage de ces deux lignes de chemin de fer. Ça nous paraît in-envisageable parce que ça mettrait à néant un certain nombre d'efforts que l'on conduit depuis trois ans. Depuis trois ans, on se bat au Ministère des Transports pour renouveler le matériel qui circule sur ce Paris-Montluçon. On demande et on avait obtenu en décembre 2013 un engagement du Ministre, clair, Yann était là, Bernard était là, pour avoir ce que l'on appelle des « Coralia Liner » le tout nouveau matériel de dernière génération d'Alstom. Pour qu'enfin on puisse revenir à quelque chose de très simple, à ce qui se passait dans les années 70, quand on était capable de faire Montluçon-paris en 2h50 contrairement à 3h45 aujourd'hui !

(Y en a même qui le font en 6 heures, je me tourne vers Yann Galut)

Voilà. Mes chers amis, cette conférence de presse est donc une conférence de presse aussi de contre-propositions. On demande une chose simple, on demande à ce que les engagements de décembre 2013 soient tenus. Il n'est pas acceptable que ce soient les régions qui fournissent les « Coralia Liner » d'Alstom, c'est à l'État de tenir ses engagements.

Je dirai juste pour conclure que ce matin on a affaire à l'union sacrée. On a affaire à l'union sacrée de deux territoires, le Berry et le Bourbonnais représentés ici par leurs élus, et on a affaire à l'union sacrée de toutes les sensibilités sur l'échiquier politique. Je salue la venue de nos amis élus locaux qui sont là également pour porter la parole, et surtout une union sacrée, je crois qu'il faut remercier le Codérail. Il faut remercier les usagers qui se mobilisent depuis des années, qui tirent la sonnette d'alarme depuis des années et qui nous tirent aussi un peu les oreilles une fois de temps en temps quand il le faut. C'est très important de garder cette mobilisation citoyenne intacte et je voulais vraiment remercier tout le monde ici pour ce bel effort. Merci à tous. »

Prise de parole d'André Maxime Gérinier le 1er juin 2015 à la gare de Montluçon.

« Bonjour tout le monde.

Moi, j'ai été élevé dans une famille de cheminots. On m'a appris que SNCF ça voulait dire : Sans Nous, C'est Foutu ! Malheureusement, c'est foutu, maintenant. C'est malheureux, j'ai entendu les orateurs qui brillamment ont exposé leur point de vue, ils ont oublié de nous dire que le rapport Duron, qui veut finalement invalider la ligne Paris-Montluçon, ce rapport Duron, c'est une éminence socialiste qui l'a produit. Alors il y a une sorte d'incohérence, élu local, on soutient avec nous la ligne Vierzon-Montluçon, mais à l'Assemblée, on a un autre discours, puisqu'on approuve le rapport Duron.

Cette incohérence, on va la saisir, on va la dénoncer le 19 juin puisque nous allons organiser le Train de la Colère qui partira, de Paris, (?) d'ici pour aller jusqu'à Bourges. Mais moi j'habite une petite commune, celle de Teillet-Argenty, on a parlé tout à l'heure de la liaison Paris-Ussel en faisant une moquerie puisqu'il n'y a plus Chirac, tout à l'heure un homme du Codérail m'a interpellé à juste titre, en disant, c'est une ineptie, il faut reprendre Montluçon-Ussel, parcqu'une gare qui est un cul-de-sac est une gare morte.

Il faut donc développer non seulement Vierzon-Montluçon mais Montluçon-Ussel pour se poursuivre dans le haut du Massif central.

J'en aurais terminé pour dire c'est bien beau une unité de façade, mais l'unité elle se réalisera si nos deux élus prennent l'engagement à l'Assemblé Nationale de se battre comme des chiens contre le rapport Duron. »

Prise de parole de Yann Galut le 1er juin 2015 à la gare de Montluçon.

« Tout d'abord moi je suis ravi d'être présent ici avec vous, avec Nicolas, avec Bernard, avec Thierry, avec Monsieur (Gérinier), même si ses propos sont surprenants, pour vous donner un message très clair : mon combat politique en 2010, alors que je n'étais pas député, je l'ai fait avec Thierry Vinçon ici présent pour déjà à l'époque, sous le gouvernement Sarkozy, pour empêcher le massacre de la ligne Montluçon-St Amand-Vierzon-Paris.

Nous nous sommes unis ensemble, c'était son gouvernement, j'étais opposé à son gouvernement, aujourd'hui c'est le contraire. Nous nous unissons ensemble et avec Bernard, avec Nicolas, nous n'avons pas attendu aujourd'hui pour travailler, pour nous battre, pour nous mobiliser. Parce que Mesdames et Messieurs comprenez bien c'est un combat qui transcende les clivages politiques, c'est un combat sur ce que j'appellerai la "métropolisation" de la France au détriment des petites communes, au détriment des territoires ruraux et quel que soit le gouvernement nous aurons à lutter par rapport à cela parce que dans notre société française, il y a deux manières de voir les choses, il y a la manière de rassembler, "métropoliser", concentrer et la manière de défendre les territoires et tous ici quelles que soient nos sensibilités, nous sommes des avocats du territoire.

Et je salue, à l'époque, le fait que Thierry Vinçon m'ait contacté alors que je n'étais pas député pour qu'on mène ce combat ensemble, en 2010. Et moi, dès la publication du rapport Duron, j'ai appelé 3 personnes au téléphone, Bernard, Nicolas et Thierry. Dans la demi-heure, nous avons décidé de nous mobiliser, nous avons décidé d'écrire au ministre, nous avons décidé de prendre rendez vous et nous avons décidé de faire cette initiative ce matin. Ce matin, nous la voulons la plus large possible avec tous les élus quelles que soient leurs sensibilités parce que, qu'est ce qui est en cause ? C'est le titre même des trains que nous défendons : TRAINS D'ÉQUILIBRE DU TERRITOIRE et Montluçon doit garder sa ligne directe, St Amand Montrond doit garder sa ligne directe, parce que, vous l'avez dit, nous l'avions déjà étudiée en 2010, c'est exactement le même projet le rapport Duron, il a écouté la SNCF, c'est tout. Ce qu'il a écrit aujourd'hui, c'est ce qu'on avait déjà en 2010.

Donc je le dis : c'était inacceptable en 2010, c'est encore plus inacceptable en 2015.

Pourquoi, Nicolas et Bernard l'ont dit, nous avons obtenu, nous, la modernisation de cette ligne, nous nous sommes battus, nous avons pris des rendez vous au ministère, il y a eu la décision de décembre 2013, mais il y en a aussi une autre, c'est le Contrat de Plan État-Région.

Nous avons obtenu, vous avez obtenu chez vous qu'il y ait de la modernisation et des études, et nous dans le Cher , tous les élus ensemble ont obtenu qu'il y ait cette possibilité de modernisation de cette ligne.

Donc aujourd'hui, arrêtons les polémiques. Faisons que pour réussir nous soyons tous ensemble quelle que soit notre sensibilité.

Nous serons les premiers à être en première ligne avec tout le monde pour faire cela.

Nous allons nous rendre dans quelques minutes à St Amand Montrond pour faire très exactement la même conférence qu'ici. Pour moi, il n'y a plus d'étiquette politique, il y a seulement des avocats du territoire, nous sommes des élus de notre territoire et nous devons nous battre comme nous nous opposons sur d'autres sujets à l'Assemblée Nationale et comme d'autres élus le faisaient avant par rapport à cela, Donc, moi je vous le dis, je salue la présence des usagers, je tiens aussi à saluer la présence des syndicats de cheminots quels qu'ils soient, car ils ont une vraie utilité pour relayer les informations, pour nous faire remonter les dossiers, je salue bien sûr toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la SNCF et sont attachés aux territoires.

Merci de votre présence nombreuse, il y aura aussi quelques élus à St Amand Montrond et nous aurons collectivement d'autres initiatives à prendre parce que notre souhait c'est que l'État, la SNCF respecte sa parole. Une dernière chose, on ne peut pas dire qu'on veut la transition écologique, on ne peut pas dire qu'on veut limiter les voitures et les camions et en même temps dire que 350 millions d'euros sur la France entière alors que la fraude fiscale c'est 40 à 80 milliards d'euros, eh bien on ne peut pas trouver 350 millions d'euros pour nos territoires, pour que nous puissions aller à Paris.

De toutes nos forces, nous serons en première ligne c'est aujourd'hui la garantie que vous avez de nous 5 et à travers nous 5 bien sûr, de l'ensemble des élus de nos territoires.

Merci de votre présence. »

Prise de parole de Thierry Vinçon le 1er juin 2015 à la gare de Montluçon.

« Moi, ce que je veux dire, c'est tout simple, je prends le train depuis 35 ans, je n'ai pas l'intention d'arrêter de prendre le train entre St Amand et Paris. Je milite avec Daniel Dugléry, avec Bernard, André et Yann aussi et nos amis de la région Auvergne Rhône Alpes, moi je le mets dans ce sens là, moi je milite pour l'électrification de cette ligne.

Parce que, ces ruptures, comme Yann l'a dit, de 20 minutes, alors que quand tu étais jeune, on allait à Paris en 2h50. Et donc c'est quand même une régression de prendre plus de temps alors qu'il y a l'autoroute.

Beaucoup de gens âgés et des étudiants veulent prendre le train. Nous avons beaucoup d'étudiants qui viennent de la France entière et notamment de Bordeaux dans notre lycée professionnel qui travaille la bijouterie et il est hors de question que ces jeunes envisagent une autre solution que de venir à St Amand-Montrond, c'est ça le plus important.

On a aujourd'hui l'union sacrée et pour certains sujets, on se fout de la couleur politique, ce qui compte c'est l'objectif.

D'un autre côté, il faut bien constater que si vous payez des impôts, c'est pour avoir un retour. Nous avons un territoire, et tout le fric de l'État va sur les métropoles, et les gens dans les métropoles rêvent de venir à la campagne, dans nos territoires, et comment il y viennent ? En voiture ?

Comment faire pour défendre un Service Public s'il n'y a pas de lignes ?

Dans les années 80 en Angleterre ils ont supprimé des trains et maintenant, ils découvrent que la mobilité, l'environnement, l'écologie, eh bien c'est des trains !

Moi je ne vais pas appuyer une politique quelle qu'elle soit de régression sociale et de retour dans le passé, enfin même pas car dans le passé les trains roulaient mieux. C'est ça qu'on veut défendre.

Avec Yann, ça fonctionne bien, et nous avons lancé une initiative avec le maire de Montluçon, avec le maire de Bourges, avec le maire de Châteauroux, bientôt le maire de La Châtre, peut être le maire de Sancerre ; avec ces maires sur deux régions, trois départements, on brise ces frontières administratives que certains dans la haute administration veulent encore plus monter.

Tout à l'heure il a été dit que ce sont des crânes d'œuf qui ont fait ce rapport qui est le même qu'en 2010, il y a un moment où, et je conclurai là dessus, qui est ce qui doit avoir raison, c'est le peuple, c'est les électeurs, c'est les contribuables et là haut à Paris il doivent un peu nous obéir.

Faut qu'ils comprennent ça.

Merci »

Prise de parole de Daniel Coffin le 1er juin 2015 à la gare de Montluçon.

« Nous ne sommes pas là pour perturber, nous sommes simplement là pour nous expliques.

Tous ces discours là, nous les avons, nous les enregistrons, nous les entendons bien, à la limite nous pourrions y adhérer sauf que nous les entendons depuis plus de quarante ans !

Depuis plus de 40 ans, la politique des transports a été sous la responsabilité de toutes les sensibilités politiques et excepté les extrêmes.

Donc aujourd'hui il faut que chacun assume ses responsabilités. Je dirais que pour Montluçon, si vous ne voulez pas, comme vous l'avez dit Monsieur, que Montluçon soit un cul-de-sac, il faut obligatoirement maintenir Bordeaux-Lyon !

Sinon Montluçon sera un cul-de-sac et on connait la logique des territoires cul-de-sac.

Autre chose, il y a quand même quelques incohérences à dire, et non pas par pur esprit polémiste, mais par honnêteté intellectuelle :

  • Pourquoi avoir voté la loi Macron qui va mettre des bus sur les routes ?

  • Pourquoi avoir voté la réforme ferroviaire qui n'apporte rien du point de vue financier, alors que c'est ce qui manque au ferroviaire ?

  • Pourquoi avoir abandonné l'écotaxe qui apportait un milliard et demi par an pour les modes de transport les plus doux ?

Pourquoi avoir fait ça ? Il faut quand même que chacun prenne ses responsabilités.

Une autre chose :

Vous devez écrire à tous les membres de la commission Duron, les membres PS, les membres écologistes et les membres de droite. Il y a 2 membres de la commission Duron qui n'ont pas signé.

Luc Bourduge qui s'est expliqué et Dominique Bussereau ancien ministre des transports qui trouve qu'on ne va pas assez loin dans la mise en concurrence de l'outil ferroviaire, ça aussi il faut le
savoir ! Donc, ça, c'est pas normal. Et puis alors, vous êtes biens placés je crois pour appréhender et pour interpeller Jean Mallot qui est au cabinet du ministre des transports. Est ce que là aussi il n'y a pas une incohérence ?

Le Codérail, il se battra, il soutiendra toutes les initiatives qui sont pour maintenir et pour développer les dessertes ferroviaires.

Mais sincèrement, si aujourd'hui certains citoyens se démarquent et ont beaucoup de défiance envers la politique, c'est parce que les promesses ne sont pas tenues.

C'est ce langage là que nous voulons vous faire écouter, nous le tiendrons toujours, nous serons à vos côtés lorsque vous prendrez les bonnes décisions, mais pas les mauvaises.

A bon entendeur, salut »

Plus d'infos :

Médiapart et pour celles et ceux qui ne sont pas encore abonnés à Médiapart, voici l'article en document attaché ci-dessous :

Article de médiapart sur la réforme ferroviaire.

Tag(s) : #Montluçon

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