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Mon frère

Combien de souffrances faut-il pour écrire un poème ? Sylvia doit le savoir, elle qui donne le meilleur d'elle-même en posant chaque mot sur le papier.

Les poètes ne vivent pas tout à fait dans le même monde que nous. Ils ont des clés qui leur permettent d'ouvrir d'autres portes, vers d'autres mondes dans lesquels les mots eux-mêmes participent à une harmonie qu'ils nous donnent à voir à travers l'embrasure alors qu'eux, déjà ont franchi le seuil.

Sylvia, s'évade parfois de l'autre côté, au-delà du seuil que nous ne pouvons franchir, et nous tend la main avec ses mots tout en nuance. A nous de les décrypter pour en saisir le sens.

Mon frère

Dans la clarté de mon ombre,

Il se tient là silencieux,

Attentif à l’affût de mes signes,

Attaché par les liens du sang,

Comme par ceux des sentiments.

Mais le poids devient lourd,

Il m’entraîne dans les ténèbres

Incertaines comme le jour.

Et le froid m’envahit, me glace ,

Tu ne peux rien mon frère.

Les chemins pour certains sont faits de chagrin

Tu n’y peux rien cher frangin

Si tu pouvais tracer ma route un instant,

Tu l’illuminerais d’étoiles du lever au couchant

Pour qu’elles m’éclairent dans ce néant

Et tu pleures comme j’ai mal de t’entendre

Le discours chez nous n’est pas l’usage,

Et tu souffres à nouveau

Et ce cri que tu lances comme une lance,

Tu ne veux pas entendre ce qui me frappe

À nouveau, dans le dos.

Epuisement légitime, résilience à zéro.

La moelle est vide Fréro.

Sylvia Garcia

Tag(s) : #Poésie

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