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C'est un désaveu cinglant que vient de subir la Présidente de "Retraite à la Charité". L'inspection du travail lui a signifié son refus de lui accorder l'autorisation de licenciement qu'elle avait elle-même prononcé le 9 octobre dernier contre le chef de cuisine, accusé de harcèlement. Les deux témoignages qui dataient de plus d'un an n'ont pas été jugés crédibles par l'inspecteur du travail qui a mené une enquête contradictoire au sein de l'établissement à la demande de SUD santé.

La Présidente de "Retraite à la Charité" désavouée par l'inspecteur du travail

Que se soit sur la forme ou sur le fond, la Présidente, n'a pas respecté les règles imposées par le code du travail. Elle a par exemple totalement ignoré les droits de la défense et a procédé au licenciement de l'élu SUD en ne lui laissant aucune possibilité d'exercer sa défense.

Considérant qu'un conflit d'une rare violence secouait l'établissement depuis un an, l'inspecteur du travail a noté que l'on ne pouvait pas exclure que ce licenciement soit lié à ce dernier, d'autant que pour lui, le dossier est vide.

Pour le syndicat SUD et le comité de soutien des salariés qui avaient largement mobilisé à l'intérieur et à l'extérieur de l'établissement, c'est une indéniable victoire. Il faut dire que plus d'une trentaine de collègues de Stéphane lui ont apporté leur soutien, et ont témoigné en sa faveur. Pour preuve de leur solidarité, une quête a même été organisée pour l'aider à tenir le coup durant sa longue période de mise à pied sans salaire.

Le 9 octobre 2015, le personnel de l'EHPAD de la Charité et le comité de soutien se mobilisent en faveur du Chef de cuisine licencié pour "faute grave"

Le 9 octobre 2015, le personnel de l'EHPAD de la Charité et le comité de soutien se mobilisent en faveur du Chef de cuisine licencié pour "faute grave"

Stéphane a donc repris son travail le 23 novembre, mais le syndicat SUD a décidé de ne pas en rester là, car celui-ci ressort marqué par ce douloureux épisode. Depuis le début du conflit, quatre élus SUD ont gravement été mis en cause, et s'ils n'ont pu être sanctionnés comme le souhaitaient le Directeur et la Présidente, ils le doivent à la mobilisation du personnel, du comité de soutien, mais aussi grâce à l'intervention l'inspection du travail. Dans ces conditions, SUD n'exclut plus des actions en justice, tant aux prud'hommes pour le licenciement abusif du Chef de cuisine, qu'en pénal pour harcèlement syndical.

Plus rien ne sera comme avant

Depuis l'arrivée de l'administrateur provisoire, le calme est revenu à la Charité. Les salariés sont unanimes "enfin nous travaillons avec un vrai professionnel" disent-ils de concert. Mais ils ont toujours peur. Peur qu'un jour l'association "Retraite à la Charité" reprenne les commandes de l'établissement. "Si c'est le cas, le conflit repartira de plus belle" nous confie une élue, "nous savons que la répression reprendra comme avant" ajoute une autre.

Côté comité de soutien, même son de cloche "Cette association a perdu tout crédit auprès des Lavaultois" affirme l'un de ses membres et il ajoute "pour que l'on puisse discuter, il faut que le Conseil d'administration démissionne au grand complet et que l'association se réforme en profondeur". C'est ce qu'ils expliqueront aux habitants de la commune en allant à nouveau à leur rencontre. "Nous ne lâcherons rien, car nous savons que nous sommes dans notre bon droit". La lutte va donc continuer, et les actions se diversifier. Toujours sur le terrain comme ils l'ont fait depuis un an, mais aussi sur le terrain juridique afin d'obtenir réparation.

Tag(s) : #Lavault St Anne

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