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À Annecy, les syndicalistes défilent pour les Goodyear

L'indignation est à son comble chez beaucoup de syndicalistes qui ne supportent plus d'être traités comme des voyous par la justice et par le pouvoir. Surtout, l'impunité dont bénéficient les puissants et les élus qui ne représentent plus que ceux-ci.

Les affiches qui mettent en scène la justice à deux vitesse fleurissent sur les réseaux sociaux et derrière celles-ci, l’exaspération de ceux qui subissent la crise de plein fouet et qui sont réprimés dès lors qu'ils redressent la tête et osent demander des comptes à ceux qui planifient et organisent l'exclusion sociale pour des millions de familles modestes afin de satisfaire l'appétit sans fin des actionnaires à accroitre les fortunes des 1% des familles les plus riches.

Des affiches qui expriment la colère des salariés
Des affiches qui expriment la colère des salariés
Des affiches qui expriment la colère des salariés
Des affiches qui expriment la colère des salariés
Des affiches qui expriment la colère des salariés

Des affiches qui expriment la colère des salariés

Au-delà, les réactions se multiplient dans le pays. Certains décident de manifester de manière un peu spontanée, en attendant une riposte de plus grande envergure qui aura probablement lieu le jour du procès en appel des 8 salariés de Goodyear, dont 7 sont syndiqués à la CGT.

À Annecy, on a vu CGT et SUD défiler côte à côte, car ce n'est plus le moment de cultiver les différences. Au contraire, chacun a compris qu'il fallait se serrer les coudes et faire fonctionner à plein l'unité syndicale pour mieux résister à la répression sans précédent qui s'abat sur les travailleurs. C'est en effet la première fois sous la Cinquième République que la justice envoie des syndicalistes sous les verrous. Une première dont on se serait bien volontiers passé, surtout avec un gouvernement qui se revendique encore de gauche.

Manuel Valls et François Hollande prennent un risque considérable en choisissant de réprimer le mouvement social dans l'espoir de le museler, car on l'a bien compris, ce gouvernement souhaite aller vite dans les réformes ultras libérales qu'il veut imposer à marche forcée avant la fin du mandat du Président sortant. C'est un pari risqué, et ils le savent.

C'est pourquoi le couple exécutif tente d'aller vie et de frapper fort, afin de profiter de son avantage, car il sait que le mouvement syndical est encore divisé entre syndicats de lutte et de transformation sociale d'un côté, et syndicats réformistes d'accompagnement de l'autre. Toute la question est donc maintenant de savoir si la CGT, la FSU, Solidaires et dans une certaine mesure FO, sont capables de fédérer derrière eux suffisamment de monde pour provoquer un grand mouvement social qui soit de nature à faire reculer la répression qui s'abat sur les militants les plus combatifs.En attendant, la tension monte.

Les syndicaliste de la CGT et de SUD ensemble contre la repression

Tag(s) : #Actualité sociale

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