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La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental à Cusset
La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental à Cusset

La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental les mercredi et jeudi 6 et 7 janvier au lycée Valéry Larbaud de Cusset. Sur les deux jours, une quarantaine de syndiqués ont participé aux débats, se répartissant à peu prés moitié-moitié entre professeurs des écoles, de collèges ou de lycée et agents territoriaux, agents de Labo, infirmières, AED et AESH (surveillants et accompagnateurs d'élèves handicapés), ainsi que quelques retraités.

Il s'agissait de préparer le congrès national de la FSU qui aura lieu au Mans dans la première semaine de février et pour lequel ont été élus deux délégués, Vincent Présumey et Ugo Trévisiol. Ils auront à défendre des positions qui ont conduit à de nombreux débats et amendements sur les textes soumis au congrès national, que résument bien les trois motions ci-dessous, consacrées respectivement à l'état d'urgence, à la grève du 26 janvier, et aux questions budgétaires concernant le Département de l'Allier.

Nous reproduisons aussi une motion concernant la manière dont, pour la FSU de l'Allier, toute la FSU doit, conformément à ses traditions, agir pour l'unité d'action syndicale dans la perspective de l'unification syndicale.

Les militants de la FSU réunis pendant deux jours (les 6 et 7 janvier) à Cusset

Les militants de la FSU réunis pendant deux jours (les 6 et 7 janvier) à Cusset

La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental à Cusset

Motion sur l'état d'urgence

 

Contre Daesh, l’état d’urgence et le projet de révision constitutionnelle

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, condamne les crimes de masse de l’organisation fasciste Daesh.

L’état d’urgence instauré en France depuis ces attentats, a permis l’interdiction et la répression de manifestations et de mouvements sociaux n’ayant aucun rapport proche ou lointain avec Daesh.

La FSU 03 se prononce pour la levée de l’état d’urgence et se joint au CDFD de la FSU du Puy-de-Dôme pour demander à la FSU nationale de prendre position clairement le plus vite possible en ce sens.

Le projet de révision constitutionnelle rend cela plus urgent encore. La possibilité de suspendre les libertés existait déjà dans la constitution (articles 16 et 36), mais la constitutionnalisation de l’état d’urgence y introduirait un arbitraire aggravé, par la vacuité des motifs (« en cas d’évènements présentant (…) le caractère de calamité publique »), et parce qu’elle permettrait au législateur d’y rajouter des mesures non définies et non délimitées, sans aucune limite de durée : c’est ainsi la « garantie des droits » (article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen) qui est atteinte.

La déchéance de nationalité pour les binationaux natifs, dépourvue de tout intérêt « antiterroriste », est une atteinte directe au droit du sol, qui, si elle est largement appliquée, produira des apatrides car les Etats auxquels on prétendra les renvoyer peuvent très bien réagir en leur retirant leur propre nationalité. De plus, la création, dans l’article 34 de la constitution, d’un tiret exclusivement consacré à la nationalité et la séparant des autres domaines du droit civil, tend à en faire un domaine d’exception.

Une telle dérive autoritaire, antidémocratique et antirépublicaine n’a strictement rien à voir avec la nécessaire lutte contre le fascisme de Daesh. Elle doit être combattue et défaite. C’est pourquoi le congrès départemental de la FSU 03 apporte, au niveau national, son appui à l’appel « Pour la levée de l’état d’urgence » et propose aux citoyens et aux organisations syndicales, démocratiques et laïques, de constituer sur cette base et à l’encontre du projet de révision constitutionnelle, un collectif départemental pour la levée de l’état d’urgence et la défense des libertés.

Signer la pétition « Pour la levée de l’état d’urgence »

La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental à Cusset

Motion sur la grève du 26 janvier

 

Le 26 janvier, grève générale des fonctionnaires contre la casse des statuts, contre la réforme des collèges, pour les salaires et le service public !

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, constate que le mardi 26 janvier, l’intersyndicale du second degré comprenant notamment le SNES-FSU et le SNEP-FSU, a appelé à la grève pour le retrait de la réforme du collège, puis que les fédérations de fonctionnaires CGT, FO et Solidaire ont appelé à la grève le même jour l’ensemble des fonctionnaires contre le gel du point d’indice et pour la défense des services publics.

Les conditions peuvent donc être réunies pour un puissant mouvement social le 26 janvier, avec en son cœur une grève massive dans les collèges pour le retrait d’une contre-réforme qui menace non seulement les missions et les statuts des personnels, mais l’égalité de tous devant l’offre scolaire : la reprise du mouvement dans les collèges et la mobilisation de l’ensemble des fonctionnaires ne s’opposent pas, bien au contraire.

Il est consternant qu’à ce jour et à cette heure, la FSU nationalement n’appelle toujours pas à la grève le 26 janvier. La signature du protocole PPCR serait donc déjà un obstacle majeur à l’unité avec la CGT, FO et Solidaires et nous rapprocherait déjà à ce point des directions CFDT et UNSA ? … il est vrai qu’exiger la revalorisation du point d’indice devrait conduire à exiger la libre négociation salariale sur la base d’un rapport de force, brisant donc le carcan du protocole PPCR.

Prenant ses responsabilités, le congrès de la FSU de l’Allier appelle tous les personnels qu’elle représente à la grève le mardi 26 janvier et demande à la FSU nationale d’en faire autant.
Elle appelle les personnels des collèges à se porter en tête des mobilisations et manifestations de tous les fonctionnaires, qui, n’en déplaisent aux interdits de « l’état d’urgence », devront avoir lieu ce jour là, et propose la tenue rapide d’une intersyndicale départementale avec la CGT, FO et Solidaires.

La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental à Cusset

Motion sur la politique du Département

 

Non aux choix politiques et budgétaires nationaux et départementaux.

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, sachant qu’une délégation de la section départementale FSU et du syndicat SNUACTE-FSU doit être reçue demain vendredi 8 janvier par le président du Conseil Départemental M. G. Dériot, exprime l’inquiétude des personnels devant les décisions budgétaires et donc politiques prises lors de la dernière session du Conseil Départemental.

Des compressions de personnel et des mesures visant à augmenter les horaires ont été retirées de l’ordre du jour de cette session devant la menace d’une grève totale et d’un rassemblement de tous les personnels départementaux. Soutenant la pétition de l’intersyndicale CGT-FO-CFDT la FSU avait fortement répercuté cet appel dans les collèges. La réforme territoriale et les restrictions des crédits aux collectivités font que ces menaces demeurent à moyen terme.

La FSU Allier soutient les revendications des agents de collèges et de leur syndicat FSU qui, non seulement ne veulent pas comme tous les agents territoriaux subir ces reculs, mais qui réclament d’être traités dignement et de manière égale, en mettant fin au scandale du rattrapage de fait des jours fériés hors vacances et week-end, qui est actuellement imposé par le biais de l’annualisation du temps de travail, cela même pour le 1° mai !!!

Les aides au fonctionnement des 3 Centres d’Information et d’Orientation sont supprimées, alors que ces CIO avaient été créés à la demande du département et sur la base du financement de leur fonctionnement. C’est donc une mission départementale de service public qui est supprimée.

Signal significatif envers la jeunesse, les aides, hors transports, aux salons Cap Avenir sont supprimées, les collèges et lycées sont de fait incités à payer, ou non, en fonction de leurs moyens et des politiques locales.

Le recul de 30% du budget Culture conduit à la liquidation pure et simple de toute aide à de nombreuses compagnies emblématiques du spectacle vivant, à la suppression des subventions de fonctionnement aux compagnies de théâtre, à une forte baisse des aides aux festivals, toutes choses que notre Fédération, attachée à l’éducation populaire et à des loisirs culturels et démocratiques, condamne.

Ces décisions sont autant de choix politiques, dont il faut bien dire qu’ils s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la politique gouvernementale : réforme territoriale, réduction des budgets des collectivités, affaiblissement de l’échelon départemental, quelles que soient les déclarations de l’exécutif départemental disant que c’est la faute au seul gouvernement, et celle de la nouvelle opposition départementale disant que c’est la faute au seul département. Non, les deux mènent la même politique qui, au nom du « remboursement de la dette publique », une dette publique qui finance la spéculation boursière, sacrifie les besoins sociaux.

La grève du 26 janvier peut être l’occasion pour les personnels, fonctionnaires ou précaires, de l’Education nationale, et les personnels territoriaux, de se retrouver ensemble pour la défense des services publics, du département, de l’école publique et de la culture.

La FSU de l'Allier a tenu son congrès départemental à Cusset

Motion sur le rôle de la FSU en faveur de l'unité syndicale

 

La force de la FSU et sa tradition résident notamment dans sa pratique en faveur de l’unité d’action intersyndicale et dans la perspective, inscrite dans ses statuts, de l’unification syndicale. C’est à cela que nous risquons de tourner le dos avec la signature du protocole PPCR (1), l’absence à ce jour d’appel fédéral à la grève du 26 janvier, après déjà qu’au niveau fédéral nous ayons rejoint tardivement la grève du 9 avril. Unité d’action et perspective d’unification ne sont possibles que sur la base des revendications et de l’indépendance syndicale. La situation présente devrait nous permettre une attitude offensive et unitaire avec la CGT, FO et Solidaires, et l’interpellation des militants et structures des autres syndicats : pour l’unité d’action immédiate et pour discuter ensemble de la perspective de l’unification. C’est ainsi que nous referons de la grève véritable, celle dont s’emparent les personnels eux-mêmes, celle qui s’organise par des assemblées générales et des comités de grèves élus et mandatés comprenant les organisations syndicales, une possibilité, car elle reste plus que jamais une nécessité. La frilosité des directions des autres organisations ne saurait nous servir d’alibi pour ne pas être nous-mêmes. Oui il faut renforcer la FSU, mais nous ne pourrons la renforcer que sur ces bases. Un formidable acte unificateur serait de dénoncer le protocole PPCR et d’appeler ensemble avec la CGT, FO et Solidaires, à la grève du 26 janvier et à l’action pour imposer de libres négociations salariales en dehors de tout carcan du type PPCR ou « dialogue social », sur la base d’un rapport de force.

(1) Protocole "Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations" (PPCR) : sorte de "paquet-cadeau" qui comporte la garantie, en principe, de négociations salariales dans la fonction publique dans un cadre préalablement limité et quelques mesures limitées pour les salaires, surtout en catégories C (mais contrebalancées, ici, par la fin de nombreuses mesures locales appelées "avancement à la durée minimale") et dans le secteur social, moyennant l'acceptation de mesures statutaires visant à des regroupements de corps, parfois par dessus les fonctions publiques existantes (d'Etat, territoriale et hospitalière), et à la mobilité accrue en relation avec les mutations forcées imposées par la réforme territoriale, ainsi que le passage de déroulements de carrières encadrés par des classements nationaux à un déroulement individualisé. Le gouvernement souhaitait conditionner la possibilité même de discuter salaires pour chaque syndicat à la signature de ce protocole, mais il aurait fallu pour cela qu'il soit majoritaire. Or, CGT, FO et Solidaires ont refusé de le signer, CFDT, CFTC, CGC, UNSA et FSU l'ont signé, cette dernière aprés un vif débat interne et de justesse. Le premier ministre a décidé de promulguer le "PPCR" malgré son caractère minoritaire. La FSU Allier comme beaucoup d'autres composantes de la FSU souhaite que la FSU ne cautionne plus le "PPCR".

Tag(s) : #Le département, #Actualité sociale, #Cusset

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