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le compte rendu de Nuit debout du 18 mai

Le rituel est maintenant bien établi. Dans un premier temps, l'assemblée se penche sur l'actualité du moment, puis aborde le débat sur le thème qui a été choisi la fois d'avant. Et à chaque fois le compte-rendu est publié sur la page Facebook de nuit debout Montluçon, afin que tout le monde soit informé des décisions prises et des actions prévues.

regardactu.com a fait le choix de reproduire tous les comptes-rendus. Voici le dernier du mercredi 18 mai :

le compte rendu de Nuit debout du 18 mai

Mercredi 79 mars 2016 (18 mai 2016) place Piquant, Montluçon.

Point sur l’actualité

Les enregistrements de nuit debout se feront avec Radio Debout. Proposition de Gérard pour s’implanter dans la durée et sur le territoire avec des émissions hebdomadaires régulières à heure fixe avec des intervenants.

Nuit Debout a commencé à Moulins mardi 17 mai, prochaine le 24 mai à Moulins. Dans l’avenir nous pourrions envisager une rencontre.

Merci patron passe à Huriel le 26 mai et à Cosne d’Allier le 28 mai par l’association UDAR qui diffuse des films dans les villages. Nous pourrions organiser un covoiturage. Le Fracas diffusera Merci patron à la rentrée.

Hier nous sommes allés à la réunion pour la défense de l’Hôpital, le débat était très intéressant. Regardactu a mis en ligne un article à ce sujet.

• Une pétition est proposée pour la défense de l’Hôpital.

• Athanor des autocollants sont disponibles, une pétition est en ligne.

• Cahiers de doléances pour le moment ça ne prend pas au lycée Mme de Staël.

le compte rendu de Nuit debout du 18 mai

Culture éducation

Depuis plus d’1 demi siècle ce ne sont que des mini réformettes éphémères tous les 6 mois et les élèves et enseignants sont mis à rude épreuve pour s’adapter aux désidératas des ministres successifs ce qui serait peut être pas trop utopique serait une vraie politique d’éducation qui dure au minimum le temps d’une scolarité d’enfant afin de pouvoir l’évaluer.

Comment les enfants pourraient ne pas devenir des consommateurs passifs alors qu’ils passent leur scolarité assis en classe à entendre que plus tard ils seront actifs plus tard ils feront des choses mais pas maintenant alors que l’on apprend beaucoup en faisant. Une action très simple à mettre en place dans les écoles : dans de simples boites de conserve joliment décorées récupérer les stylos, marqueurs, surligneurs, correcteurs “blanco”, cartouches d’encre usées. Lorsque 20 kg sont atteints contacter “terracycle.fr” qui se charge de recycler ces déchets qui ainsi ne seront pas enfouis à Mayet et pour 20 kg de cieux stylos vous recevez 40 € pour les activités de votre école soit vous faites un financez une association de votre choix.

Un témoignage de parent d’élève : ses enfants on eu pendant 2 ans des professeurs utilisant la méthode participative : sans notes avec entraide des élèves, des objectifs par semaine, les enfants étaient autonomes dans leurs recherches. Quand les enfants ont goûté à cela le retour au système traditionnel coince un peu. Malgré tout cela leur a donné de bonnes idées. Le pire dans l’Education Nationale c’est le formatage sans développer l’esprit critique des élèves tout en laissant de coté des pans très importants de notre histoire tels que le colonialisme découvert seulement à l’âge adulte. le système éducatif doit aussi amener à la culture en donnant l’envie de lire, d’aller au théâtre. Education et culture sont complémentaires, entre les deux la frontière est mince.

le collège, l’école les études sont faits pour ceux qui ont de l’argent . Après la 3ème l’orientation est fonction des moyens des parents pas des envies des enfants. Donner un revenu à tous de 18 à 25 ans permettrait aux jeunes des études longues sans l’aide des parents. L’école aujourd’hui reproduit les inégalités.

Les profs motivés sont nombreux mais pas soutenus dans leurs projets par l’institution. les financements disparaissent. les politiques souhaitent financer des projets à monter en épingle sans se préoccuper du contenu.

Dans les maisons de l’enfance à Montluçon on travaille avec rien sans moyens, à la MJC c’est pareil, les financements disparaissent. Tout ce qui relève de l’éducation populaire est abandonné. C’est une volonté politique car l’éducation populaire est synonyme d’émancipation.

L’éducation est grignotée par la marchandisation. L’école de la connaissance est en voie de disparition, les parents eux mêmes veulent que leur enfant ait plus tard un travail. Donc on arrive à une école de connaissance pour les élites et une école du vivre ensemble dans les quartiers où l’on fait du social. Par exemple en Grande Bretagne le 1er ministre souhaite inviter des entreprises telles que Google à implanter des écoles délivrant des diplômes nationaux pour former des employés à leurs métiers. L’école forme des citoyens, pour rentrer des cases en fonction de leur origine sociale : les enfants d’ouvriers iront à l’usine, ceux des professeurs iront à l’université et ceux des banquiers dans les banques. Reproduction sociale n’est pas éducation.

Christian Laval et Francis Vergne ont écrit ce livre : “l’école capitaliste” que nous recommande Gérard.

Dans ce débat sur l’éducation nous ne parlons que de L’Éducation Nationale, de l’institution, de l’Etat, pas de la famille qui participe aussi à l’éducation, comme si les enfants n’étaient éduqués que de 8h30 à 16h30. On parle de lecture de livres par les parents. Ce rôle de la famille est certes important mais on ne peut ignorer que certains parents ne savent pas lire sinon c’est les rendre responsables de la reproduction sociale.

A l’époque de Jules Ferry chaque école avait un jardin pédagogique, c’est loin d’être le cas actuellement. Pourquoi pas proposer dans chaque école de réaliser un carré d’aromatiques.
L’éducation nouvelle, la pédagogie Freinet les enfants sont actifs et construisent leur éducation leur propre savoir.

Un camarade donne lectures de ses réflexions quant aux rapports entre culture et éducation : complémentaires et inséparables, l’éducation est la transmission de règles et de connaissances collectives ou communautaires sans avoir recours à la contrainte systématique mais en faisant appel à l’intelligence et la participation ses apports sont incomplets car dogmatiques ou idéologiques. La culture est essentielle à l’ouverture des esprits, a un poids énorme de responsabilité. Il convient de différencier culture des activités de divertissement et loisirs, nécessaires à l’équilibre psychique et à la vie en communauté mais parfois peu instructives voire néfastes quand il s’agit de prétendus intellectuels tels Eric Z…. qui propagent des trucs nauséabonds, des chanteurs décérébrés, des émissions indigentes : responsabilité ou irresponsabilité des programmateurs. Olivier a trouvé un mot qui fait le lien entre culture et éducation : sapience en voici la définition sur le net :

Définitions Web

La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions, qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. ..

A propos de la sapience c’est tous les savoirs faire techniques et beaucoup possédent des savoirs formidables sans se croire cultivés pensant la culture réservée à un aéropage de gens cultivés d’un autre monde.

Une camarade relate une expérience marquante vécue au Mali dans un village lors d’un festival : un griot chantait, il nommait les habitants et parlait d’eux, de leur famille, leur tribu. Le public était concerné, de même l’histoire de l’empereur du Mali vivant à l’époque de Charlemagne racontée par le groupe de Claire, les passionnait, “pour le public c’était vivant, très émouvant et populaire”. Dans notre société actuelle l’art, la culture institutionnelle est coupée du peuple, coupée de ce qu’on est et les artistes se retrouvent dans un paradoxe d’avoir envie de parler à nos concitoyens et une culture institutionnelle qui nous incite à faire des choses élitistes. Il est difficile de trouver un équilibre entre les 2. Comment faire pour redonner la culture aux gens auxquels elle appartient et comment les artistes peuvent être les porte parole, l’émanation d’un cri populaire.

Une autre camarade se dit surprise de voir systématiquement associées culture et éducation ce sont des choses différentes. Le plus difficile à définir c’est l’éducation. D’après ce qui ressort des textes de Nuits Debout à Paris l’éducation c’est l’Education Nationale. Ce n’est que la partie institutionnelle, ce que nous faisons à nuit debout est aussi de l’éducation. L’éducation peut se faire aussi par la culture c’est le lien entre les 2 mais pas évident.

Athanor Que voulons nous faire de ce lieu ? Non à la privatisation mais qu’est-ce qui a été fait jusqu’à maintenant pour en arriver à cette situation ? En fait la gestion est déjà partiellement privée (Société d’économie mixte). Quel contenu voulons nous pour Athanor ? pourquoi vouloir une gestion publique si c’est pour faire la même chose ?

le compte rendu de Nuit debout du 18 mai

Une coopérative ?

Les intermittents locaux n’ont aucun accès à Athanor pour leurs spectacles qui de toute façon ne sont pas adaptés à la taille des salles de ce lieu.

L’affermage annoncé concerne la gestion. Les murs restent à la charge de la Communauté d’Agglomération. Le fermier assurera la gestion des spectacles et manifestations, sportives, associatives, commerciales… La partie culturelle représente 20 %, l’économique 80 %. On a du mal à comprendre pourquoi une structure qui coûte intéresserait le privé si ce n’est faire supporter les frais par la collectivité et laisser les bénéfices au privé.

Le coût de la culture pour la collectivité est constamment mis en avant. En fait la culture rapporte indirectement beaucoup d’argent à l’Etat, c’est le 2ème poste rapportant le plus en France. Dire que la culture coûte cher c’est un raccourci un peu trop rapide comme l’école coûte cher mais elle n’est pas faite pour cela elle rapportera quand les enfants devenus adultes travailleront.
Athanor est à nous tous et La pétition Debout pour Athanor se termine par l’exigence d’une gestion par tous et pour tous les montluçonnais.

Attention, chacun ses goûts il faut de tous types de spectacles théâtre de boulevard et théâtre contemporain, grosses et petites productions, commerciales et non commerciales ce qui est compliqué c’est la répartition des budgets. Comment renouer avec le peuple, le star système et opposé au spectacles populaires synonymes pour beaucoup de “merde”.

Une camarade propose de lancer les Incroyables Comestibles à Montluçon, pour commencer faire une photo devant une pancarte d’entrée de ville avec des salades, menthe… puis devant chez nous commencer à planter ou mettre ici sur la place pendant nos AG des végétaux à disposition de tous. Pour la photo rendez vous est pris route de Domérat près de l’aérodrome de Villars, samedi 21 mai à 17 heures avec plants de votre jardins, outils, chapeau de paille et grand sourire.
Pour que cette initiative ait une suite il serait nécessaire de savoir déjà où faire des plantations. Une camarade l’envisage dès cet été devant chez elle à partir de boutures de son jardin.

Également, prochainement pendant la semaine du développement durable auront lieu les portes ouvertes des serres municipales. Nous pourrions y aller voir si l’idée de mettre des légumes dans des bacs à fleurs est envisageable.

Prochaine NUIT DEBOUT samedi 21 mai à 18 heures place Piquand.

Thème du débat : Actualité du mouvement social contre la loi El Khomeri, répression anti-militants.

Tag(s) : #Montluçon

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