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750 manifestants à Montluçon, 400 à Moulins et 300 à Vichy. La journée de grève et de manifestation du 18 mai a mieux été suivie que celle du 17 mai. Les grands médias qui avaient déjà enterré le mouvement de contestation, en sont pour leurs frais.

À Montluçon, les participants à Nuit debout étaient aussi présents dans le cortège et ont manifesté avec leur propre banderole dans les premiers rangs.

Les participants à Nuit debout étaient aussi dans la manifestation

Les participants à Nuit debout étaient aussi dans la manifestation

Avec cette 7em mobilisation contre la loi Travail, les manifestants restent déterminés et exigent toujours son retrait. Des pan entiers d'activités sont impactés par des grèves reconductibles, et même si le Président a affirmé qu'il ne céderait pas devant la contestation de la rue, sa marge de manœuvre se rétrécie un peu plus chaque jour. Bref Hollande fait du Sarkozy, mais cela risque de lui coûter cher lorsqu'il se représentera devant les électeurs.

Les manifestants battent le pavé contre la loi Travail pour la septième fois.
Les manifestants battent le pavé contre la loi Travail pour la septième fois.
Les manifestants battent le pavé contre la loi Travail pour la septième fois.
Les manifestants battent le pavé contre la loi Travail pour la septième fois.
Les manifestants battent le pavé contre la loi Travail pour la septième fois.

Les manifestants battent le pavé contre la loi Travail pour la septième fois.

Ci-dessous la déclaration unitaire des syndicats. Les représentants de la FSU, de Solidaires, de FO et de la CGT se sont succédé dans cet ordre pour la lire.

Mobilisation en hausse contre la loi Travail

Prise de parole intersyndicale : 19 mai 2016

Merci d’avoir répondu à nouveau nombreux à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF et l’UNL qui se sont inscrits dans cette journée de grève et de manifestations pour exiger le retrait du projet de loi El Khomri sur le Code du Travail.

La puissante mobilisation des chauffeurs routiers démarrée le 16 a conduit à de nombreux blocages et rassemblements dans différentes régions (Nord Pas de Calais, Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Aquitaine, …)

Le secteur du raffinage et de la pétrochimie entre dans la danse et déjà les raffineries de Donges (44), la Mède (13) sont à l’arrêt et/ou bloquées.

L’ensemble des ports Français sont à l’arrêt à l’appel des dockers, des salariés portuaires et des marins du remorquage.

Le mouvement social continu à la SNCF, il s’annonce d’ores et déjà très puissant. Les salariés des sociétés d’autoroutes, de secteurs entiers de l’industrie à l’instar des groupes verriers, sont fortement mobilisés. Dans de nombreux réseaux de transports urbains, dans l’aérien, de multiples initiatives ont été organisées, se poursuivent et s’amplifient.

Tous les indicateurs démontrent la vitalité des mobilisations et annoncent une montée en puissance. L’opinion publique soutient ce mouvement social en continuant d’affirmer très majoritairement son opposition à ce projet de loi synonyme de reculs sans précédents.

Le Président Hollande et son premier ministre doivent sortir de postures purement politiciennes et carriéristes et écouter, ENFIN, la colère et le refus qui s’expriment.
La mobilisation, loin de faiblir, va se poursuivre et s’amplifier jusqu’ au retrait du projet de loi travail et l’ouverture de véritables négociations pour l’obtention de droits nouveaux pour tous les salariés.

Cette mobilisation répond à une attente de la population et de la jeunesse. 70% des français sont toujours opposés à ce projet de loi.

Les mobilisations et l’interpellation des parlementaires, choisies comme mode d’action unitairement par les organisations syndicales de salariés et de jeunesse, ont fait bouger les lignes, mettant le gouvernement dans l’impossibilité de faire adopter son projet par sa propre majorité. Face à cela, il choisit le passage en force en utilisant le 49.3 !

Les salariés sont méprisés, les citoyens bafoués et leurs représentants ignorés. Nos organisations condamnent ce déni de démocratie et la brutalité affichée par le gouvernement.

Alors que certains parlent d’avancées, d’autres dont le Medef, jugent que le projet est vidé de son sens. Mais l’essentiel du texte demeure.

Avec l’utilisation du 49.3, le gouvernement montre un signe de faiblesse, de grande fébrilité face aux mobilisations.

Dans cette procédure, les débats parlementaires ne sont pas terminés, ils sont suspendus.

Le projet de loi est donc bien loin d’être adopté !

Le projet de loi Travail (version 49-3) repart au sénat pour un nouvel examen en juin :

- Auditions prévues à partir du 17 mai ;

- Etude du texte à partir du 1er juin ;

- 1ère lecture au sénat du 13 au 24 juin.

Le nouveau texte repart ensuite devant la commission mixte paritaire (sénateurs et députés), avant une dernière lecture à l’Assemblée nationale où il sera à nouveau modifié pour une éventuelle adoption courant juillet, vraisemblablement avec l’aide d’un nouveau 49-3 engageant la responsabilité du gouvernement.

La lutte est plus que jamais décisive !

La politique libérale du gouvernement est complète :

► Avec le Pacte de responsabilité et les 40 milliards d’euros de cadeaux fiscaux fait aux actionnaires, avec zéro emploi créé ;

► Avec la loi Macron autorisant, entre autres, le travail du dimanche ;

► Avec la loi Rebsamen, pour restreindre les droits des élus du personnel et des Comités Hygiène Sécurité et Conditions Travail.

Après cela, le projet de loi El Khomri pour sécuriser les profits des actionnaires en détruisant le Code du Travail et les garanties collectives.

Les choix politiques du gouvernement reprennent la doctrine libérale prônée par le Medef qui demande depuis des années de flexibiliser l’emploi, pour soi-disant lutter contre le chômage.

L’appétit du patronat n’est jamais satisfait, il en veut toujours plus pour servir les banques et les actionnaires au détriment des salariés.

Le gouvernement plonge la France dans une austérité sans précèdent. Ils veulent nous imposer le même chemin que la Grèce, l’Espagne, l’Italie est bien d’autres qui enfoncent les salariés dans une grande précarité, ce qui cause du désespoir et des désastres humains.

Ce gouvernement ultra libéral se couche devant le MEDEF !

Ce qu’on nous propose : c’est une régression sociale sans précèdent. Le patronat en rêvait, le gouvernement vient de le faire.

Avec la plume du Medef, il vient d’écrire un projet de loi qui va nous ramener au temps de Germinal et Zola.

Les richesses énormes créées par notre travail doivent prioritairement servir à la réponse aux besoins sociaux, à la revalorisation du SMIC, à la hausse des salaires pour vivre mieux et permettre une relance de la croissance et assurer la création d’emplois.

Vouloir inverser la hiérarchie des normes pour privilégier l'accord d'entreprise, est donc lourd de conséquences : c'est la condamnation à mort du Code du Travail ! C'est l'explosion de toutes les garanties collectives, et des statuts pour la fonction publique.

Le droit du travail est un droit constitutionnel. La jeune génération sera directement impactée par la perte des acquis sociaux arrachés par la lutte des générations précédentes.

Nous devons exiger d’intégrer le principe de faveur dans la constitution, dans la liste des principes fondamentaux, comme le prévoit le Préambule de la constitution du 27 octobre 1946.

Ce projet est la destruction d’un siècle d’histoire et ce gouvernement propose que la subordination soit remplacée par la soumission.

Si un salarié licencié entendait faire valoir ses droits devant le Conseil des Prud’hommes, le barème indemnitaire prévu dans la première version ne disparaitrait pas, mais deviendrait indicatif selon les annonces du gouvernement ! Le gouvernement n’est pas sans ignorer le fonctionnement du paritarisme et sait que les conseillers patronaux mettront tout en œuvre pour faire de ces plafonds la norme.

C'est la fin programmée de la juridiction prud'homale tant demandée par le patronat !

Simplifier les licenciements ne favorise pas les embauches : cela simplifie les licenciements.

Aujourd’hui, nous avons plus de 5 millions de chômeurs et 3.2 millions de travailleurs précaires.

Ce gouvernement est aux ordres du capital pour détruire tous nos acquis !! Il n'est pas au service des salariés...

Aujourd'hui, la réalité, c’est que nos jeunes sont déjà des précaires pendant leurs études : il faut souvent qu’ils travaillent pour les financer et parfois subissent des conditions d’études déplorables.

Ils sont également précaires pendant leur insertion professionnelle : ils multiplient les CDD, les stages ou les services civiques rémunérés un demi-Smic.

Avec la « loi travail », il faudrait que cette génération accepte la précarité à vie ??

Que va-t-il rester aux jeunes ??

Tout comme les politiques d'austérité, les lois Macron, Rebsamen et El Klomri, sont dangereuses : économiquement, socialement et politiquement.

L’intersyndicale combattra au côté des jeunes pour qu’ils aient le droit d’être respectés, pour qu'ils accèdent à un emploi stable, pour qu'ils soient rémunérés à la hauteur de leurs diplômes.

Il y a 10 ans, lors du CPE en 2006, les organisations syndicales et les organisations de jeunesse avaient fait plier le 1er Ministre et le gouvernement. Ce qui a été possible en 2006, nous pouvons le renouveler en 2016.

Ce projet n'est ni amendable, ni négociable. Nous exigeons le retrait de ce projet de loi dite de « sécurisation de l’emploi », qui organise et développe la précarité, qui, en réalité sécurise le patronat.

Oui à la modernisation du Code du Travail pour faire progresser et renforcer nos acquis et les droits des salariés !

Non à sa destruction et à la destruction de nos acquis : Sécurité Sociale, services publics…

Nous nous sommes battus pour les gagner, nous nous battrons pour les garder et pour en gagner de nouveaux !

Nous réaffirmons que le Code du Travail est le socle commun collectif applicable à l’ensemble des salariés. Les négociations de branches et d’entreprises doivent améliorer ces garanties, pas les fouler au pied !

La durée légale du travail doit être respectée !

La réduction du temps de travail, la durée hebdomadaire maximale de 35h sont de nature à créer des emplois, en allant dans le sens de l’histoire et du progrès social.

Entre celles et ceux qui produisent les richesses, qui prennent soin des personnes et de la vie, et le désir de croissance automatique et illimitée de l’argent, engendrant de l’argent, un autre choix de société doit être fait. Il ne peut l’être, c’est clair, que par la mobilisation, que nous poursuivrons ensemble, car soyons convaincus que les aspirations que nous portons sont justes et que, tous ensemble, nous pouvons faire reculer le gouvernement et gagner la bataille.

Dans la période, nous dénonçons aussi la répression syndicale, nous condamnons fermement les arrestations, les gardes à vue sommaires, tout autant que les comparutions immédiates, symboles d’une justice expéditive.

Nous exprimons toute notre solidarité envers ces militants, arrêtés alors qu’ils exerçaient légitimement leur droit à manifester.

Ces arrestations sont injustifiées et les accusations formulées mensongères.

Nous exigeons l’abandon immédiat des poursuites judiciaires.

Nous rappelons que les pouvoirs publics, garants de l’Etat de droit, doivent assurer la protection de toutes et tous et doivent permettre à celles et ceux qui le souhaitent, de manifester dans de bonnes conditions. Nous condamnons les violentes agressions subies par les services d’ordre de nos organisations syndicales, violences de « casseurs aguerris » dont chacun peut légitimement s’interroger sur leur motivation et dont on s’étonne qu’ils se retrouvent entre nous et les forces de l’ordre…

On voit que le pouvoir est fébrile alors cette journée d’action ne doit pas en rester là.

Nous appelons les jeunes, les salariés, les privés d’emplois et les retraités à poursuivre le mouvement jusqu’au retrait de ce texte. La reconduction de la grève doit être mise en discussion partout. Elle sera le plus sûr moyen d'obtenir le retrait de ce projet.

C'est par un mouvement d'ensemble, interprofessionnel pour bloquer le pays que nous les ferons céder !

Nous pouvons le faire, nous en avons la force !

Merci !

Mobilisation en hausse contre la loi Travail
Déclaration lue par les quatre représentants des organisations syndicales
Déclaration lue par les quatre représentants des organisations syndicales
Déclaration lue par les quatre représentants des organisations syndicales
Déclaration lue par les quatre représentants des organisations syndicales

Déclaration lue par les quatre représentants des organisations syndicales

A Moulins les manifestants ont fait un détour par la Gare pendant la manifestation. Ils se sont mis en travers de la voie et ont bloqué ainsi le Paris/Clermont pendant quelques instants.

regardactu remercie Daniel qui nous a fait passer ces deux photos

A Moulins les manifestants ont bloqué le Paris/Clermont quelques temps pour protester contre la loi Travail.
A Moulins les manifestants ont bloqué le Paris/Clermont quelques temps pour protester contre la loi Travail.

A Moulins les manifestants ont bloqué le Paris/Clermont quelques temps pour protester contre la loi Travail.

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