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Un second souffle contre la loi Travail

Cette journée de manifestation a marqué un tournant décisif dans la mobilisation contre la loi Travail. 1 200 personnes ont défilé sur l'avenue de la République, le pont St Pierre et le Bld Courtais, jusqu'à la Place de la Mairie. Décisif, car le nombre de manifestants était à nettement à la hausse par rapport à la manif précédente.

Cela faisait plaisir à voir ce cortège qui avait repris des couleurs et de la voix. Pour la première fois depuis longtemps, le camion de la CGT ne diffusait pas de la musique, mais des slogans dynamiques lus par une militante perchée sur la plate-forme arrière du véhicule, qui scandait ceux-ci avant qu'ils ne soient repris en cœur jusqu'au cortège de Solidaires situé pourtant bien en arrière. Tout ceci donnait l'impression d'une forte et solide unité qui a été rendue possible grâce aux actions menées de manière coordonnée depuis le début du mouvement.

La prochaine grande manifestation est programmée le mardi 14 juin à Paris. Entre-temps, d'autres actions auront lieu, et la grève pourrait bien s'étendre à d'autres secteurs d'activité. De son côté, le gouvernement donne d'incontestables signes de fébrilité. En son sein même, c'est la cacophonie. Des voix s'élèvent pour ouvrir des négociations, alors que le Premier ministre refuse tout aménagement du texte et particulièrement de l'article 2 qui consacre l'inversion de la hiérarchie des normes. Combien de temps pourra-t-il tenir, alors qu'il est de plus en plus isolé dans sa propre majorité ?

Les manifestants qui défilent dans les cortèges pour obtenir le retrait de cette loi infâme, savent fort bien que ce qui est en jeu est bien plus important encore, car si cette loi passe, ce sera la porte ouverte à la casse de tous les conquis sociaux, et le retour garanti au XIXem siècle. Et ça, ce n'est tout simplement pas envisageable pour eux, ni pour personne d'autre !

Photos Didier Ciancia © tous droits réservés. Utilisation et reproduction interdites sans autorisation explicite de l'auteur.
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Photos Didier Ciancia © tous droits réservés. Utilisation et reproduction interdites sans autorisation explicite de l'auteur.

Prise de parole commune CGT, FO, FSU, Solidaires Allier Jeudi 26 mai 2016

Aujourd'hui, jeudi 26 mai 2016, nous sommes de nouveau rassemblés pour exiger le retrait de la loi El Khomri.

Depuis plus de deux mois, nos organisations syndicales, dans l'unité, sont mobilisées avec les salariés, les jeunes, les sans-emplois et les retraités.

La mobilisation se maintient à un niveau élevé avec des grèves, des manifestations dans différents secteurs qui s'ajoutent aux 8 journées de mobilisations et de grèves interprofessionnelles nationales.

Le gouvernement comptait sur l'essoufflement du mouvement. Il n’en est rien.

Le recours au 49-3 lui a peut-être même redonner un second souffle.

La mobilisation s'élargit et s'enracine.

Les arrêts de travail se multiplient, notamment chez les cheminots, les routiers, les dockers, dans les raffineries où l'on compte maintenant de forts taux de grévistes.

Les appels à des grèves reconductibles se multiplient.

Chaque jour, partout en France, des actions ciblées ont lieu. Dans l'Allier, plusieurs opérations militantes ont eu lieu à Montmarault, Toulon sur Allier et Vichy. Nos militants CGT et FO ont reçu le soutien des usagers, preuve s'il en est que l'opinion publique reste massivement opposée à ce texte et soutient le mouvement.

Non, nous ne sommes pas une minorité comme l’assène nos politiques de tous bords et les médias.

Cette loi, nous n'en voulons pas.

Malgré quelques reculs obtenus après les mobilisations, la philosophie du texte est toujours la même. Les problèmes de fond demeurent et notamment le point clé : l'inversion de la hiérarchie des normes qui modifierait la manière dont serait organisée la négociation collective. Aujourd'hui, la France est le premier pays au monde pour la couverture conventionnelle des salariés avec 90% des salariés français couverts par une convention collective. Le rôle de la branche est essentiel. Si l'accord d 'entreprise prévalait, la compétitivité acharnée des entreprises ferait exploser l’exploitation des salariés. On sait que les donneurs d'ordre font régulièrement pression sur leurs sous-traitants pour qu'ils baissent leur prix. Demain, ils exigeront des baisses au travers d'heures supplémentaires payées au plus bas, et seulement majorées de 10 %, ce qui ne peut se faire aujourd'hui, les accords de branches prévalant sur l'accord d'entreprise. Les pays qui se sont livrés à cela, comme l'Allemagne, font machine arrière et redonnent le pouvoir aux branches.

Mais le gouvernement s'entête. Mieux, son ministre Macron déclarait hier qu'il faut aller plus loin que la loi El Khomri, qu'il faut élargir la négociation au niveau de l'entreprise à d'autres domaines (entre autres, salaires...) et ce même ministre demande aux patrons de ne pas augmenter les salaires.

Jusqu'où ira ce gouvernement dans la provocation ? Que cherche-t-il ?

Les dispersions des manifestants et grévistes avec gaz lacrymogènes, canons à eau deviennent courantes. Les interventions des forces de l'ordre sont violentes, comme nous avons pu le constater devant les raffineries, sur les axes routiers, dans les entreprises et les locaux syndicaux.

Les provocations se multiplient.

Les médias, aux ordres du gouvernement et du patronat dénoncent la participation des fonctionnaires à ce mouvement de contestation expliquant que cela ne les concernent pas...

Mais les salariés du public ont bien compris que ce n'était pas le cas : cette loi les concerne.

Personne ne peut imaginer que la fonction publique sera épargnée si la loi demeurait. Si les conventions collectives disparaissaient dans le privé, comment les garanties statutaires du public pourraient-elles demeurer ?

La solidarité interprofessionnelle public/privé qui est forte aujourd'hui fait peur à ce gouvernement et à ses soutiens.

Le président et son gouvernement affirment avec une arrogance qui cache leur faiblesse et leur isolement qu’ils ne céderont pas et ne retireront pas le texte.

Ne nous laissons pas intimider ! Nous n'avons pas l'intention d'arrêter. Nous devons continuer de nous mobiliser pour le retrait de cette loi.

De nombreux appels à la grève reconductibles sont lancés dès la semaine prochaine dans les secteurs « clés » de l'économie.

D’ores et déjà, une grande manifestation nationale interprofessionnelle est annoncée à Paris, le 14 juin 2016, au moment où le débat commencera au Sénat.

Organisons-nous, dès maintenant, pour être des milliers et des milliers dans les rues, à Paris. D’autres dates de fortes mobilisations sont prévues avant cela pour maintenir la pression.

Notre détermination n'est pas entamée, elle se renforce chaque jour.

Nous avons raison. Ils ont tort.

Nous sommes près du but et nous allons gagner.

Le retrait du projet de loi est à portée de main.

Tag(s) : #Montluçon

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