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Moi mon colon 14-18, et pourtant on chantait !

Communiqué de presse :

L’Association Laïque des Amis de Pierre Brizon et des Monuments Pacifiques et Républicains de l’Allier tiendra le samedi 25 juin 2016 à Franchesse à 15h00 son assemblée générale qui revêtira cette année un caractère particulier.

En effet, ce sera le 100ème anniversaire du discours de Pierre Brizon à l’Assemblée nationale annonçant (le 24 juin 1916) son refus - ainsi que celui de Jean-Pierre Raffin-Dugens et d’Alexandre Blanc – de continuer à voter les crédits de guerre. Ces 3 députés socialistes respectaient ainsi les engagements pris à la conférence socialiste internationale de Kienthal où ils représentaient la minorité pacifiste française. Cette initiative historique des 3 « pèlerins de Kienthal » n’était pas un acte isolé. Il s’inscrivait dans une longue chaîne de résistance à la guerre impérialiste « dans les partis socialistes et au plan international, dans les syndicats et au Parlement en France, dans la pensée et le vécu des poilus eux-mêmes » dont l’étude a été l’objet du colloque organisé l’an dernier à Franchesse par les Amis de Pierre Brizon et la Libre Pensée, colloque qui a été un succès, tant par la qualité des communications que par le nombre de participants (80 personnes, militants associatifs, syndicalistes, politiques, pacifistes, élus).

Pour commémorer cet acte historique de Pierre Brizon, le rassemblement et l’assemblée générale de l’Association seront suivis de 18h00 à 20h00 d’une représentation de la pièce de Patrice Bourgeon « Moi, mon colon…14-18 Et pourtant, on chantait ».

Cette pièce évoque, à sa façon, l’esprit de résistance à la guerre des poilus ainsi que le rôle historique de Pierre Brizon, son discours du 24 juin 1916 et l’écho qu’il rencontra aussi bien dans les tranchées qu’à l’arrière.

Moi mon colon 14-18, et pourtant on chantait !

Oui, on chantait, sur le front, dans les tranchées mais aussi « à l’arrière ». Sur les grands boulevards, théatres et cabarets font le plein de beau monde.

Sur scène deux personnages : Hippolyte Blanchet, ouvrier typographe au journal « Le Petit Parisien », et son copain Célestin Vidal, pianiste au café-concert « L’Eldorado ». Les deux « Titi Parisiens » en connaissent un rayon sur la vie politique, le monde des artistes et du cabaret. Tout deux vont être mobilisé en aout 14, et raconter leurs quatre années de guerre, illustrées en chansons.

Oui, on a chanté durant ces quatres années des romances légères, dans la boue et l’enfer des tranchées, pour se distraire, s’évader, rire, rêver à l’amour, mais aussi témoigner.

Dans les cabarets, sous l’influence de la propagande gouvernementale ont fleuri des chansons aux airs martiaux, et aux paroles farouchement cocardières, grotesques, indécentes…

Un spectacle poignant, un récit passionnant, rebelle, une leçon d’histoire vivante ou l’humour et les belles mélodies deviennent des remèdes contre l’horreur.

De et avec Patrice Bourgeon

Au piano : Dominique Charnay

Lumières/ régie : Ludovic Bourdais

Costumes : Amandine Bouillet

Co-Production : Rafales d’Art-Compagnie des Zincs / Scène Nationale d’Albi

Ce spectacle a reçu le Label de la Mission du Centenaire

Un spectacle déchirant mais où dominent l’humour et la dérision, ce qui permet d’atténuer l’horreur de cette tragédie… Standing ovation du public… Gisèle Venries - Le Petit Journal du Lot du 7 août 2014 – Cahors

Moi mon colon 14-18, et pourtant on chantait !
Tag(s) : #Franchesse

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