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Le secrétaire du PS de l'Allier dénonce l'idéologie et les formes variées de l'islamisme

Après le terrible massacre de Nice, le secrétaire du Parti socialiste de l'Allier prend la plume et s'adresse aux militants du département.

Sans même attendre les conclusions de l'enquête qui est en cours, Nicolas Brien affirme "Nous sommes dans un affrontement non entre civilisations, mais de nature idéologique, contre l'islamisme qui prend des formes variées, depuis le discours jusqu'au meurtre de masse."

Pourtant, les premiers éléments de l'enquête semblent indiquer que cet acte de folie est plus lié à la situation personnelle du meurtrier, qu'à des supposés liens avec l'EI. Et il se pourrait bien que l'islam n'est rien à voir là-dedans, comme semble le suggérer le secrétaire du Parti socialiste de l'Allier.

Certains n'hésiteront pas à faire le lien entre populations d'origine maghrébine, "islamisme" et terrorisme. De tels amalgames sont absurdes et inadmissibles. Nous devons les combattre avec la plus grande détermination, et d'ailleurs ce n'est pas un hasard, si ceux-ci figurent dans le projet du FN. Seuls les esprits frustes se laisseront entraîner dans de tels égarements.

Ci-dessous, le message de Nicolas Brien aux militants du PS :

Le secrétaire du PS de l'Allier dénonce l'idéologie et les formes variées de l'islamisme

Lettre ouverte de Nicolas BRIEN, Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste de l'Allier, adressée ce jour à l'ensemble des militants PS de l'Allier :

Dans un conflit asymétrique, il suffit d'un camion et d'un seul conducteur pour répandre la mort, la terreur et la désolation.

Comme à Nice, ce 14 Juillet.

Il faut comprendre que, quel que soit le degré de compétence, d'organisation et de mobilisation des forces d'un État, dans une société de 65 millions de citoyens, le contrôle absolu de toutes les personnes est impossible, en imaginant même qu'il puisse être considéré comme souhaitable.

Contrairement au siècle dernier, à la bataille de Verdun, où nos pertes dépassaient 100 morts par jour, notre société n'est pas en guerre. Cela n'empêche pas que nous ayons un ennemi qui, lui, est bien guerre contre nous. C'est parce que Daech subit, sur son territoire, des pertes irréversibles qu'il tente de porter des faits de guerre sur notre territoire.

Il est vain de penser que des autorités, quels que soient leurs moyens, puissent les prévenir et les empêcher à 100%. Une telle perspective n'existe pas à l'échelle humaine. Ceux qui le promettraient, mentiraient. Il faut comprendre que le but de ces attaques mortifères est de dresser la population, à la fois contre les autorités, et contre une partie de la population.

C'est pourquoi pour y répondre, à l'inverse du climat facilement engendré par le goût pour l'émotion de certains organes d'information, la seule réponse réside dans le calme, le sang-froid et la confiance dans nos forces et nos autorités, comme le firent, dans des conditions bien plus difficiles, les Britanniques pendant le Blitz. C'est cette attitude qui apporta à ce peuple fier, la victoire.

L'agitation, le procès permanent qui serait fait aux autorités, ou la recherche de vengeance sur certains de nos concitoyens, seraient l'exact contraire de la bonne attitude, dans cette situation.

Les cadavres des victimes sont encore chauds qu'on lit déjà toutes sortes de sottises dans les médias et sur les réseaux sociaux. Ne les reproduisons pas, même pour les condamner. N'hésitons pas à retirer de nos amis les excités ou les inconscients qui les répandent. Tout cela n'est pas un jeu vidéo.

Nous sommes dans un affrontement non entre civilisations mais de nature idéologique, contre l'islamisme qui prend des formes variées, depuis le discours jusqu'au meurtre de masse.

La République a déjà connu cela. Nous y faisons face à nouveau. Il faut en avoir pleinement conscience et se battre, chacun à notre place, avec détermination, pour anéantir cette idéologie de terreur et de mort.

Nous ne devons jamais l'oublier : la France est attaquée, non pas pour ce qu'elle fait, mais bien pour ce qu'elle est. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas d'armistice ni de négociation possible avec l'ennemi qui nous cible.

Je te prie de bien vouloir recevoir, cher-e ami-e, l'expression de mes sentiments fraternels et républicains .

Nicolas BRIEN

Premier Secrétaire Fédéral Parti Socialiste 03

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