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Le Maire a tranché : pas de police Municipale à Montluçon

Daniel Dugléry a tranché. Il n'y aura pas de police municipale à Montluçon tant qu'il sera Maire, et on ne peut que se réjouir de cette décision. Ainsi est-il résolu à ne pas céder à la peur ambiante et aux injonctions du jeune député suppléant, Nicolas Brien qui s'est saisi d'un malheureux fait divers pour remettre le couvert sur cette question sensible.

Dans un courrier adressé au Maire qu'il a rendu public, L'élu socialiste n'hésite pas à parler de "Flambée d'incivilités qui ravage notre ville" pour justifier la création d'une force de police municipale (composée d'une quinzaine d'agents municipaux).

L'expression employée par Nicolas Brien n'est pas innocente, car elle a pour effet d'accentuer un peu plus le climat anxiogène qui s'est installé depuis les attentats terroristes. Malheureusement, de plus en plus de personnes se laissent convaincre et se disent "nous n'avons pas d'autres choix que de nous doter de moyens supplémentaires pour assurer la sécurité des personnes, y compris en diversifiant les forces de sécurité si nécessaire".

De son côté, le Maire affirme (avec raison) que les missions de police font partie des prérogatives régaliennes de l’État, et par conséquent, ces dernières ne peuvent, ni ne doivent faire l'objet d'une délégation de service public.

Pour faire court, deux conceptions s'affrontent : une conception de gauche défendue par un élu de droite et une une conception de droite défendu par un élu de "gauche".

Et si l'on songeait plutôt à créer des postes d'éducateurs de rue ? Allez, un petit effort. Quinze pour commencer, on verra après.

Philippe Soulié

Nota : Médiapart a sorti un article intitulé "L'hystérisation infernale des faits divers" que vous pouvez retrouver ICI ou en PDF ci-dessous pour celles et ceux qui ne sont toujours pas abonnés excellent journal numérique

Actualisation le 23 août : la personne qui a frappé l'agent de surveillance de la voie publique (ASVP) n'était pas un jeune mais un commerçant d'un quarantaine d'année. Nicolas Brien a donc accusé les jeunes des cités à tord. Il n'a plus qu'à s'excuser auprès d'eux.

Article de Médiapart "L'hystérisation infernale des faits divers".

Tag(s) : #Montluçon

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