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La mal-vie se poursuit et s’aggrave !
La mal-vie se poursuit et s’aggrave !

C’est comme une sirène d’alerte qui retentit de nouveau au cœur du pays. Le nouveau rapport de la Fondation de l’ABBE- PIERRE tonne encore une fois dans notre actualité sociale et politique avec la publication d’un constat vertigineux des difficultés qui s’accumulent pour un ensemble de simples gens. Des foyers avec enfants, ou sans, des familles monoparentales, recomposées etc. Autant de cas et situations proches du seuil de pauvreté, souvent en dessous et accueillis dans des habitats inconfortables et pourtant au-dessus de leur moyens. Prenons en compte les éléments du rapport les plus significatifs et qui disent ceci:

-3,5 millions de personnes « privées de domicile personnel ou en situation de mal-logement » !

-5 millions de « fragilisés conduit à une certaine permanence de non payement de leur loyer » !

-12 millions de personnes soumises à une crise qui perdure ce qui recoupe à la fois la qualité des logements disponibles mal entretenus, mais aussi le coût du logement et des charges qui n’évoluent qu’à la hausse sur les quittances. Une situation à laquelle s’ajoute les gens expulsés ou partant d’eux- même vivant alors dans leur voiture ou dans des campings à longueur d’année. N’oublions pas non plus les sans domicile qui vivent dans la rue…

Comment serions-nous étonnés que de telles choses existent en 2016 dans la 6eme puissance mondiale, quand on sait que toutes les politiques nationales et européennes se concentrent dans l’art et la manière de servir les intérêts de la finance et des puissances industrielles, à seule fin de servir les appétits des actionnaires cupides et immoraux. Il faut en finir avec ces attitudes gouvernementales ou l’austérité le dispute à l’autoritarisme. Et que l’on nous dise pas que les informations de cette crise du logement ne sont pas connues, elles ne sont pas connues parce qu’elles sont volontairement ignorées pour des raisons de choix politiques. Des notes et des études, des rapports, des enquêtes il y en a de multiples : celles des organisations de défense des locataires et copropriétaires, celles de la fondation elle-même qui paraît pas moins que tous les deux ans !

Non, nous ne sommes pas étonnés, d’autant moins sur notre propre territoire local, où nous voyons bien que l’association des locataires, soutenue par les organisations syndicales de travailleurs se battent d’arrache pieds pour faire admettre les éléments de dégradation et de désocialisation à la direction de l’office et aux élus, député compris. Des élus qui écoutent parfois mais n’entendent jamais les mises en garde des locataires. Les derniers démêlés récurrents qui occupent l’Office de l’Habitat Montluçonnais confronté à de gros problèmes de trésorerie et la volonté qui tourne à l’entêtement de faire payer la note de leurs erreurs aux familles, n’en sont que plus accablant.

Depuis 2009 le conseil d’état lui-même indique par ses contrôles les manques et les anomalies des décisions gouvernementales. Ce conseil d’état qui n’a rien de révolutionnaire ne dit-il pas « que l’analyse des besoins pour décliner des actions publiques à long terme, part trop souvent d’une approche à court terme », ce qui aboutit « à des décisions politiques (prises) sous le sceau de l’improvisation », une appréciation très claire qui pourrait aussi s’adresser aux responsables montluçonnais de l’Office, soit dit en passant.

Ici et ailleurs c’est le « règne du marché », des pressions du monde financier qui en redemande sur les emprunts ou sur les coûts de construction que gèrent les sociétés immobilières et les « gros » de l’industrie du bâtiment et travaux publics. N’est-ce pas la Fondation elle-même qui parlait de « 2014 une année blanche », témoignant d’un constat des plus sévère à l’intention du gouvernement en place, abandonnant l’encadrement des loyers ou du plan de relogement des dossiers Dalo ? Et d’ajouter, partant des aides à la pierre qui baissent, mais des largesses fiscales qui gonflent pour toujours les mêmes : « la priorité accordée aux acteurs économiques du secteur a pris le pas sur l’aide aux victimes du mal-logement »

Comment douter ici des tares du système, comment ne pas se dire qu’il est temps de revoir les règles du jeu des institutions qui encadrent la vie économique, sociale et politique du pays. Les difficultés qui frappent les familles populaires, en peine d’emploi, sans revenu suffisant, sans cadre de vie adapté aux besoins de cadre éducatif, de production de commun et de solidarité vraie, tout est à revoir. Il est venu le moment de dépasser tout cela, de dire aux manquements incessant des responsables au pouvoir : ça suffit dégagez !

Paul Crespin favorable au point d’appui de la France Insoumise Montluçon le 21/09/16

Tag(s) : #Billet d'humeur

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