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Le procès qui s'est ouvert hier à Bobigny était très attendu par la presse qui se bousculait lors de cette première journée*.

D'un côté, les patrons sur le banc des victimes, alors qu'ils avaient froidement préparé un plan massif de licenciement et de l'autre, sur le banc des accusés, les syndicalistes dont le seul tord est d'avoir voulu résister au rouleau compresseur du libéralisme. On a du mal a réaliser que les rôles puissent être inversés à ce point. Mais c'est ainsi, et le tribunal ne s'est nullement intéressé aux 2 900 suppressions d'emplois. Il est resté focalisé sur le sort des chemises des deux cadres d'Air France.

Rassemblement de soutien aux 16 d'Air France deavant le tribunal de Bobigny le 27 septembre 2016
Rassemblement de soutien aux 16 d'Air France deavant le tribunal de Bobigny le 27 septembre 2016

Rassemblement de soutien aux 16 d'Air France deavant le tribunal de Bobigny le 27 septembre 2016

Bien sûr, les vidéos ont surtout montré qu'il était impossible de démontrer quoi que se soit. Mais cela, on le savait déjà auparavant, à tel point que l'on pouvait se demander à juste titre, pour quelles raisons 16 personnes étaient inculpées, alors que c'est une foule compacte qui avait envahi les locaux dans lesquels se tenait le Comité d'entreprise.

La deuxième journée de ce procès est consacrée aux plaidoiries des avocats de la partie civile et de la défense. Puis le procureur fera ses réquisitions et enfin le tribunal indiquera la date à laquelle sera rendu le jugement. Quelle que soit la sanction prononcée contre les prévenus, elles endosseront le rôle de victimes expiatoires. Mais cela ne suffira pas à calmer la colère qui monte dans le pays.

*Le procès se tient sur deux jours, les 27 et 28 septembre 2016.

Tag(s) : #Actualité sociale

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