Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les élus du PS sont en pleine panique. Il fut dire que les sondages qui se succèdent ne font que confirmer la déroute annoncée de leur parti aux présidentielles et par voie de conséquence, aux législatives qui suivront. Or le souci prioritaire des élus n'est pas d'obtenir le meilleur score possible lors des présidentielles, mais de sauver leurs sièges aux législatives qui suivront. Pour certains d'entre eux, cela devient même une priorité absolue.

Dès lors, les députés sortants n'ont qu'une idée, trouver le candidat qui sera capable de devancer Jean-Luc Mélenchon, même si la droite doit l'emporter par la suite. Ils en sont convaincus, si le candidat qu'ils auront choisi arrive devant Mélenchon le soir du premier tour, alors ils seront en mesure (du moins l'espèrent-ils) de sauver un maximum de sièges de députés par la suite. Et peu importe les conséquences, ce qui compte, c'est de préserver les situations de rentes pour ses élus.

Avec un tel scénario, on comprend aisément que la candidature d'Arnaud Montebourg peut paraître séduisante pour certains caciques du PS qui ne songent nullement à se remettre en cause et préfèrent jouer à fond la carte de la terre brûlée.

En fait, Montebourg, c'est le plan B du PS, dont les stratèges pensent qu'en quittant le gouvernement pendant qu'il était encore temps, ce dernier a su préserver son image pour faire encore illusion auprès des électeurs de gauche les plus naïfs. Cela ressemble à s'y méprendre à une stratégie élaborée bien en amont, de manière à disposer d'un candidat qui soit en mesure de jouer le rôle de la voiture balai afin de récupérer le plus possible d'indécis.

Ces grandes manœuvres pré-électorales ne peuvent qu'éloigner un peu plus le citoyen lambda de la politique. De toute façon, avec un Président et un Premier ministre à 4% dans les sondages, on ne voit pas qui serait en mesure parmi eux de redresser la situation. Pas même Montebourg qui affirme vouloir réaliser la synthèse entre les classes modestes et "le cercle des entrepreneurs", comme il le dit avec un certain cynisme. Celle-là, il y a trente ans qu'ils nous la font pour mieux nous dépouiller de nos droits et des conquis sociaux obtenus de hautes luttes.

Philippe Soulié

Tag(s) : #Politique

Partager cet article

Repost 0