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Quelques heures après le verdict et de la primaire socialiste, l’horizon reste plus que chargé de nuages lourds qui s’accumulent dans l’environnement du vainqueur.

Après un score sans appel refoulant hors de l’arène électorale l’ex chef du gouvernement Manuel Valls, bien des clarifications restent à faire de la part du candidat socialiste pour obtenir la crédibilité espérée. Et d’abord pour recoller les morceaux de sa famille politique divisée comme jamais sur les choix politiques à faire pour le pays et rompre avec l’austérité meurtrière autant économique que sociale et environnementale.

Du premier secrétaire d’un PS aux courants belliqueux et vengeurs au nouveau premier ministre du gouvernement, il ne manque pas de mise en garde et de pression à l’attention de Benoit Hamon qui devra respecter l’impérative mission de défendre le bilan du quinquennat. Accepter de remiser ses réserves antérieures, remettre en cause ses amorces d’abrogation de la loi El Khomri par exemple.

Il faut s’accommoder maintenant d’un bilan désastreux, bilan qui a conduit le président sortant à renoncer à se représenter ! Et qui a envoyé dans le mur son premier ministre Manuel Valls. Mais c’est ce même président qui vient de faire savoir auprès de journalistes habituels visiteurs de l’Elysée, que lui-même François Hollande soutiendrait et voterait Benoit Hamon à la présidentielle. Dont acte, les choses rentrent dans l’ordre !

On ne se gênera pas dans les milieux dirigeants à crier à la duplicité, à voir dans le positionnement présidentiel, quelque chose comme le « coup de pied de l’âne ».

Car à bien y regarder, n’est-ce pas là, la meilleure manière de dégager une voie royale (1) pour Emmanuel Macron, libre alors de se détacher de l’héritage pesant de son mentor ? N’est-ce pas là, lui donner plus de moyens de naviguer large dans la confusion des genres qui se manifeste ? Déjà François Fillon et sa droite brutale s’emmêlent les pieds dans les affaires de prise d’intérêt et de détournement de fond public et Macron et Le Pen s’en félicitent à moindre frais, eux-mêmes pas clair dans leurs bottes sur ces questions d’argent public.

Dans ce jeu politicien à l’extrême, c’est bien Benoit Hamon qui apparaitra en pleine lumière comme le porteur du bilan désastreux et rébarbatif de F. Hollande vérifié ! Elle aura bonne mine alors sa volonté mainte fois réaffirmée durant la primaire de se séparer des vieilles recettes et de ses exigences martelées de tourner la page d’un libéralisme débridé qui tue la démocratie le progrès social et la défense de notre écosystème de vie sur terre ! En la matière, on nous propose là du « bis répétita », reprendre les mêmes pour la même politique, on en veut plus !

Pour ce qui sera des exigences de clarté demandées par les gens du peuple, la jeunesse, il faudra chercher ailleurs auprès de ceux qui n’ont pas changé de cheval depuis 2012 !

Un insoumis qui n'est pas dupe


 

  1. « Une voie royale », ne pas y voir une allusion avec le positionnement de Ségolène Royale qui ne se cache pas de sa sympathie pour E. Macron.

Tag(s) : #Billet d'humeur

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