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En 2016 Nicolas Brien demandait à Daniel Dugléry de lui détailler la facture de ce qu'avaient coûtés les vœux de la mairie et de l'agglo. Réponse du Maire 11 758 € 79 (voir sa réponse d'alors si dessous). Une gabegie alors que des économies substantielles ont été réalisées sur le dos des montluçonnais, des associations et des syndicats. Les contribuables qui pour la plupart n'ont pas vu la couleur des petits fours apprécieront.

 

La réponse du Maire à Nicolas Brien en 2016
La réponse du Maire à Nicolas Brien en 2016

La réponse du Maire à Nicolas Brien en 2016

Les postes d'économies qui ont été identifiés par le Maire de Montluçon et son équipe, relèvent bien d'un choix politique, car d'autres pistes auraient pu être explorées, comme par exemple les frais de représentation et de fonctionnement. Cela, le Parti socialiste, mais aussi les groupes 'l'humain d'abord" et "Montluçon dès demain" l'avaient également relevé de manière pertinente, mais à cette époque, aucune mesure significative n'avait été prise dans ce sens. Pour preuve, cette note de cérémonie de vœux anormalement élevée en 2015 que le PS avait dénoncée avec raison.

Est-ce "le marquage à la culotte" entrepris par l'élu socialiste qui a incité le Maire à revoir à la baisse les dépenses fastueuses qui ne profitent qu'aux notables locaux ? C'est possible. Mais, élections obligent, Nicolas Brien n'entend pas en rester là, et dans un nouveau courrier adressé au Maire cette année, ils demandent que lui soit fournis les détails des dépenses occasionnés par les vœux 2017.

Car le Maire a annoncé publiquement que le coup des vœux de la Municipalité de Montluçon et de la communauté d'agglomération réunis avaient coûté 3 500 € cette année, soit une économie non-négligeable de 8 258 € par rapport à l'année précédente, si toutefois les chiffres sont exacts. Comme l'élu socialiste est méfiant de nature, il souhaite avoir quelques précisions, ce qui peut s'entendre, quand on sait à quels expédients certains responsables politiques peuvent avoir recours, afin de sous-évaluer volontairement le coût réel de certaines dépenses.

 

 

 

Le courrier de Nicolas brien au Maire en 2017

Le courrier de Nicolas brien au Maire en 2017

Là où l'élu socialiste pousse le bouchon un peu loin, c'est lorsqu'il demande l'équivalent du coût de la location d'une salle si cette dernière a été prêtée et l'équivalent du coût horaire des personnels mis à disposition pour cette opération, car dans les deux cas, la Mairie n'aura en réalité, rien eu à payer en plus que ce qu'elle paye habituellement.

Ce serait en effet un comble que la municipalité soit obligée de payer pour l'utilisation d'installations qu'elle a déjà financées grâce aux impôts des contribuables. Quant au personnel municipal, il perçoit une rémunération pour l'ensemble des missions qui lui sont dévolues, et qu'il s'occupe ou non de l'organisation et de la mise en place des manifestations, comme celles des vœux, ne change rien au fait qu'il faudra bien le rémunérer comme il se doit à la fin du mois. Il y a donc bien une différence notable entre le fait d'utiliser des ressources internes déjà existantes et faire appel à des prestataires privés.

En pinaillant de la sorte, Nicolas Brien tente de sur-évaluer artificiellement le coût occasionné par la cérémonie des vœux, afin de grossir le trait. En plus de quoi, cette vision strictement comptable qui consiste à convertir "bêtement" de l'activité quelle qu'en fut l'origine, en coût n'est pas crédible et donne prise aux arguments du Maire qui ne se privera pas d'appuyer où ça fait mal.

C'est donc sur les dépenses payées par la municipalité en espèces sonnantes et trébuchantes à des entreprises extérieures qu'il faut cibler, surtout quand il s'agit de dépenses somptuaires et par conséquent superflues (les petits fours, les mignardises, et éventuellement comme c'est parfois le cas, les spiritueux et les vins fins), destinées surtout à satisfaire le cercle de notables qui gravitent autour des élus de premier plan, cela sur le dos des contribuables à qui on explique par la suite que l'on diminue l'éclairage public devant chez eux, par obligation de réaliser quelques économies. Décidément, il y a des symboles qui restent au travers de la gorge de ceux à qui on ne demande que des sacrifices, pendant que d'autres semblent singulièrement épargnés par la crise.

Enfin pour être crédibles, les élus socialistes devraient balayer devant leur porte avant de s'offusquer de la gestion de la droite décomplexée. C'est ainsi qu'on pourrait leur suggérer d'adresser aussi un courrier au président de la République et au Premier ministre pour leur demander d'arrêter d'étrangler les collectivités locales en les privant des ressources indispensables à leur bon fonctionnement et aux investissements d'avenir. Il suffirait pour cela d'exiger de tous les grands groupes qui ont reçu des cadeaux mirifiques de la part de l'État (CICE, baisses des charges, etc) en échange de créations d'emplois qui n'ont jamais eu lieu, qu'elles remboursent ces aides, surtout quand celle-ci ont servi à grossir le pactole des actionnaires, ce qui a été souvent le cas.

Mais voilà, les politiques sont presque tous atteints d'une maladie étrange : "le tropisme", qui les conduit à ne focaliser leur attention que sur les turpitudes de leurs adversaires, mais jamais sur celles de leur propre camp politique. Au fait, les vœux de l'Élysée et de Matignon, combien cela a coûté aux contribuables ?

Philippe Soulié

Tag(s) : #Montluçon

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