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C'est dans la presque indifférence générale, et alors que la campagne électorale des présidentielles bat son plein, que l'on apprend que des centaines d'agences vont être fermées et des milliers d'emplois supprimés à la banque populaire et à la caisse d'épargne, lesquelles appartiennent au même groupe. Ces banques  prétendent pourtant être différentes des autres, mais dans les faits, elles ne distinguent en rien de leurs homologues dans les méthodes de gestion dont le but est de générer toujours plus de profits pour une minorité de privilégiés.

Sud banque populaire Caisse d'épargne (BPCE) a réagi vigoureusement à ces annonces en publiant dans un premier temps un communiqué de presse :

 

Communiqué de presse de SUD BPCE :

La direction du Groupe bancaire BPCE en la personne de François Pérol son président a annoncé mardi 21 février des centaines de fermetures d’agences bancaires et des milliers de suppressions d’emplois dans les Banques Populaires (BP) et les Caisses d’Epargne (CE). Malgré son statut coopératif, le Groupe BPCE suit le mouvement des banques européennes. Les raisons invoquées par Pérol sont « les mutations technologiques et les nouvelles demandes des clients ».

Sud-Solidaires Groupe BPCE n’est évidemment pas dupe de certaines manipulations patronales pour faire avaler la pilule aux salariés et aux clients. Depuis des années tout est organisé pour que les clients viennent de moins en moins dans les agences. S’ils doivent s’y rendre, c’est à la demande de la banque pour leur vendre le produit du moment. Depuis des années BP et CE ne remplacent plus de nombreux départs en retraite ce qui a déjà entrainé une baisse des effectifs avec pour conséquence une dégradation du service rendu à la clientèle et des conditions de travail des salarié-es. Depuis des années, les plans dits « de maillage agences » actent des fermetures temporaires (périodes estivales) ou définitives d’agences principalement dans les campagnes et les quartiers « difficiles » (comme des bureaux de poste, des gares, des hôpitaux et autres services publics). C’est maintenant au tour des centres-villes.

On est arrivé à l’aboutissement de la politique initiée par F. Pérol depuis son arrivée à la tête du Groupe BPCE en 2008. Sud n’a eu de cesse de dénoncer ces pratiques notamment sur les conditions de son intronisation dans le Groupe. Suite à la plainte pour prise illégale d’intérêts que nous avons déposée il se retrouvera à nouveau devant la justice pour son procès en appel à partir du 1er mars.

Rappelons également que le Groupe BPCE, c’est 3,2 milliards de bénéfices en 2015 et 4 milliards en 2016 ! Pour qui, pour quoi ? Pas pour un service de meilleure qualité, ni pour la création d’emplois et encore moins pour les salarié-es !

L’arrivée de F.Pérol dans le groupe s’est accompagnée d’une très forte accentuation de la souffrance au travail, née d’une quête effrénée de profits au mépris de valeurs morales, qui amène malheureusement certain-es de nos collègues à mettre fin à leur vie.

On ne peut que s’étonner du silence du pouvoir politique face à cette destruction industrielle de l’emploi qui va bien au-delà du seul Groupe BPCE. C’est du devenir de dizaines de milliers d’emplois dont il est question ! Le développement du numérique est une opportunité pour les dirigeants des banques de gonfler encore plus les résultats déjà pharamineux au profit de leurs intérêts personnels et ceux des actionnaires. Les évolutions technologiques créeront peut-être de nouveaux métiers mais quel sort est réservé aux salarié-es d’aujourd’hui ?

Là où certaines organisations syndicales ont déjà annoncé leur « disponibilité » pour accompagner les dirigeants dans la casse de l’emploi dans le Groupe, Sud-Solidaires Groupe BPCE se battra, avec d’autres, aux côtés des salarié-es. D’autres choix organisationnels sont possibles. Nous proposons la réduction du temps de travail à 32 heures sur 4 jours pour travailler toutes et tous et conserver nos emplois.

Paris le 23 février 2017

L’exécutif national.

Tag(s) : #Actualité sociale

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