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La déclaration de François Fillon lors de la conférence de presse qu'il a tenue le 1er mars à la mi journée, n'a pas fini de provoquer des réactions, souvent courroucées.

Auparavant, des bruits avaient circulé à propos d'un possible retrait du candidat de la droite et du centre, mais c'est un tout autre scénario que François Fillon a imposé, y compris à sa propre famille politique. D'abord en s'en prenant aux juges, et par voie de conséquence à l'institution judiciaire toute entière, et plus grave encore, en opposant la légitimité du suffrage universel au pouvoir judiciaire.

La déclaration du candidat qui avait fait campagne sur le thème de l'intégrité a provoqué un véritable séisme dans la classe politique et depuis, les réactions s'enchaînent, les langues se délient, et certains de ses soutiens prennent carrément le large.

Mais plus grave encore pour la classe politique aux affaires, la polémique gagne maintenant les exécutifs locaux, comme c'est le cas à Montluçon, au point que la campagne des présidentielles et des législatives ne s'articule plus autour des programmes (qui sont quasiment inexistants pour beaucoup), mais autour des casseroles des uns et des autres.

Ainsi, le candidat du Parti socialiste sur la deuxième circonscription s'en prend violemment au candidat de la droite et du centre et lui reproche son soutien inconditionnel pour François Fillon. Ambiance... Ambiance !

Ci-dessous la réaction de Nicolas Bien :

 

Communication de Nicolas Brien

 

Dénoncer l'indécence

En octobre dernier, je me suis présenté pour devenir député de l'Allier en rendant publics mon échéancier d'impôts et mon casier judiciaire . J'ai depuis pris l'engagement de baisser mon indemnité de Deputé si j'étais élu et de faire passer une loi anticorruption qui rendrait inéligibles à vie les élus condamnés pour des malversations financières.

Aujourd'hui, l'affaire Peneloppe rappelle que le combat pour la transparence est indispensable. Trop de squelettes restent cachés dans les placards de la République. Et malheureusement, l'honnêteté est une valeur dont ni la droite ni la gauche ne détiennent le monopole.

Je suis atterré de voir Francois Fillon s'accrocher à sa carrière politique et continuer à trouver normal de rémunérer sa femme 7000 euros par mois pour un emploi "léger".

Je suis consterné de voir son représentant local, Daniel Duglery, s'abaisser à défendre l'indéfendable, dans un bassin ouvrier ou le salaire médian est de 1600 euros par mois. Quand Jérôme Cahuzac s'était rendu coupable, j'avais su faire un pas de côté et, avec les copains du réseau Inventons Demain, proposer des solutions pour dire "plus jamais ça".

J'ai la nausée a chaque épisode grotesque de l'affaire Peneloppe. Le dernier n'a pas manqué à la règle. Au cours de sa conférence de presse, Francois Fillon s'est victimisé et a qualifié sa situation "d'assassinat politique". Dans l'Allier, on sait ce qu'est un "assassinat politique" : c'est l'attentat contre Marx Dormoy, c'est l'exécution de Jean Zay par la Milice, c'est la mort en déportation d'Isidore Thivrier.

Ces mots sont scandaleux: ils sont ceux d'un homme aux abois, indigne pour assumer la fonction présidentielle.

J'appelle son porte-parole local Daniel Duglery a se montrer digne de la mémoire de Marx Dormoy et à se désolidariser des propos indécents de Francois Fillon.

Nicolas Brien

 
 
Tag(s) : #Montluçon

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