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Le président de la République et son gouvernement osent tout : la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a en effet annoncé avoir porté plainte après la publication d’informations concernant le contenu de la future réforme du code du travail.

Il faut remonter très loin pour trouver une telle outrecuidance. « Cela porte atteinte à l’honneur et à l’intégrité de toute l’administration », a osé la ministre, qui a également parlé d’infraction à la loi et de secret professionnel.

Ce qui est scandaleux, Madame la ministre, c’est le secret qui entoure la future loi et la casse du Code du travail.

Ce qui est scandaleux, c’est la prétendue négociation avec les organisations syndicales, réduite à un simulacre, et l’adoption de la loi par ordonnances.

Ce qui est scandaleux, c’est de faire peser les soupçons sur des fonctionnaires qui auraient organisé les fuites, alors que la divulgation des documents n’est qu’une parfaite orchestration d’une campagne de communication menée par le président de la République et le gouvernement pour « tester » les dispositions les plus dramatiques pour les salariés.

Le gouvernement se garde bien de porter plainte contre Libération ou Le Parisien qui ont publié les documents, mais contre X pour tenter de détourner l’attention. Mais il va de soi que c’est un signal envoyé à la profession pour la museler.

Pour le SNJ-CGT, le quinquennat commence sous de mauvais auspices pour la presse et l’information ; en effet, la liberté d’expression sera également visée par la volonté de l’Elysée d’incorporer les dispositions de l’état d’urgence dans la loi.

Le SNJ-CGT condamne fermement l’attitude de celui qui voulait « révolutionner » la vie politique mais qui démontre qu’il est prêt à faire entrer la France, pays des droits de l’homme, dans un régime autoritaire.

Montreuil, le 12 juin 2017

Tag(s) : #Actualité sociale

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