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Le vent s’est levé.

Ce soir, nous vivons un paradoxe : un candidat de moins de 30 ans, issu du monde de l’entreprise, engagé contre les cumuls et les compromissions, n’a pas reçu le soutien des électeurs qui demandaient pourtant du renouvellement.

Le vent s’est levé, et c’est quand il se lève que les caractères s’affirment et les personnalités se révèlent. Je ne suis pas de ceux qui abandonnent les combats, les amis, quand il y a des tempêtes. Mes pensées sont tournées aujourd’hui vers celles et ceux qui m’ont fait confiance.

Je veux leur dire : vous m’avez honoré d’une confiance qui m’oblige, vous m’avez donné une force qui ne s’éteindra pas.
 

Le vent s’est levé, a emporté les étiquettes, mais les idées restent.

Avec Françoise Marandet, nous avons pris le risque immense de nous détacher de nos familles politiques traditionnelles pour montrer que les postures pouvaient être dépassées, au nom du rassemblement.

Les idées restent. Je ne dirai pas ce soir le nom qui recevra mon suffrage dimanche prochain. Je ne me rallierai pas à une étiquette ou à une position dictée par Paris. Je soumettrai dans une lettre ouverte aux deux candidats du 2nd tour les idées que je souhaite qu’ils portent. En fonction de leurs réponses, je rendrai public mon choix et les électeurs trancheront. Ces idées seront présentées mardi et mon vote sera rendu public jeudi.

Le vent s’est levé, et une génération s’est levée avec.

Nous n’avons pas rencontré d’hostilité sur cette campagne. Je me souviens lors des municipales des allées des marchés jonchées de tracts déchirés, des militants pris à partie. Rien de tout cela ne s’est produit et les mots de sympathie, d’encouragement, y compris de nos adversaires, ont montré une chose : nous n’avons pas gagné leurs suffrages mais nous avons gagné leur estime. De fait, l’hostilité est souvent venue de notre propre camp : je pense à tous ces petits messieurs qui, parce qu’ils se rêvent des ambitions locales, ont brillé par leur absence, leur duplicité ou leurs combinaisons. Cette campagne aura gêné les caciques de l’Ancien Monde, car elle aura révélé des équipes, souvent jeunes, qui forment la relève, qui se sont durablement installées et qui compteront demain dans le paysage politique Bourbonnais. Je veux leur dire un vibrant « merci ». Le vent s’est levé et, une fois mesuré, il nous portera.

Il existe deux façons de rater un rendez-vous : en arrivant trop tôt, ou en arrivant trop tard. Sans doute cette fois-ci était-ce trop tôt.

Nous créerons les occasions de prochains rendez-vous. Et cette fois-ci, pour nous, il sera temps.

Fidèlement

 

Nicolas BRIEN

Tag(s) : #Montluçon

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