Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La nouvelle aurait pu passer inaperçue si l'association StopMines23 ne l'avait révélé sur son site après avoir alerté la population à plusieurs reprises. Ils étaient notamment présents le 30 mars 2017 à Montluçon (lire ICI).

Le ministère de l'environnement avec à sa tête le très célèbre écologiste Nicolas Hulot, et celui de l'économie, dont Bruno Lemaire (que l'on situe généralement très à droite sur l'échiquier politique) a hérité, ont accordé un permis exclusif de recherche à la société TLS Géothermics pour effectuer des recherches en grande profondeur en vue d'exploiter par la suite des site de géothermie à hautes températures.

C'est la Creuses qui compte le plus grand nombre de communes concernées par ce permis de recherche (31 communes concernées). Mais ce département est suivi de très près par celui de l'Allier (avec 26 communes concernées). Le Puy de Dôme en compte pour sa part 6, (voir la liste des communes concernées plus bas).

Or, de telles recherches suscitent beaucoup d'inquiétude, car la géothermie profonde est une science relativement balbutiante, et personne ne peut prévoir avec certitude quels seront les effets engendrés par les forages à de telles profondeurs (environ 5 000 m) sur un réseau naturel fragile et éminemment complexe.

Une fois encore, les plus hauts responsables de l'Etat se lancent dans un projet pharaonique sans s'entourer des précautions indispensables, notamment en associant des scientifiques à la pointe des recherches dans ce domaine, mais surtout indépendants des lobbies miniers.

Les premiers éléments du dossier grâce à StopMines23 (un grand merci à eux) :

 

Le 24 Octobre 2017, les ministères de Nicolas Hulot et de Bruno Lemaire ont accordé un nouveau permis minier en Combrailles : un Permis Exclusif de Recherches de gîtes géothermiques à haute température  dit « permis de Combrailles-en-Marche » (Allier, Creuse et Puy-de-Dôme), à la société TLS Geothermics.

 

 

Rencontre avec ce permis minier du « troisième type ?! » : La géothermie profonde est une technique qui  capte les sources d’eau chaude en profondeur pour produire de l’électricité, les forages peuvent atteindre 5000m. Le permis de Combrailles-en-Marche », d’une superficie de 807 km2 environ dans les départements de l’Allier, la Creuse et du Puy-de-Dôme, est accordé pour une durée de 3 ans. Il concerne 63 communes et convoite en premier lieu les sources d’eau chaude des communes d’Evaux-les-bains et de Neris-les-bains.

 

 

31 communes dans la Creuse :   Auge, Bord-saint-Georges, Boussac, Boussac Bourg, Budelière, Chambonchard, Chambon -ur-Voueize, Charron, Evaux-les-Bains, Fontanieres, Gouzon, La-celle -sous-Gouzon, Lavaufranche, Lepaud, Leyrat, Lussat, Nouhant, Reterre, Rougnat, Saint-Julien-la -Genete, Saint Loup, Saint Pierre Le Bost, Saint sylvain Bas le Roc, Saint Sylvain-sous-Toulx, Sannat, Soumans ,Tardes, Toulx-Sainte-Croix, Trois Fonds, Verneiges, Viersat.

26 communes dans l’Allier : Archignat, Arpheuilles-Saint-Priest, Chamberat, Durdat-Larequille, Huriel, La Celle, La Chapelaude, La Petite Marche, Lamaids, Lavault-Sainte-Anne, Lignerolles, Marcillat-En-Combraille, Mazirat, Neris-Les-Bains, Premilhat, Quinssaines, Ronnet, Sainte-Therence, Saint-Fargeol, Saint-Genest, Saint-Marcel-En-Marcillat, Saint-Martinien, Saint-Sauvier, Terjat, Treignat, Villebret.

6 communes dans le Puy-de-Dôme : Ars-les-Favets, Bussières, Château-sur-Cher, Pionsat, Saint- Hilaire, Saint-Maurice-Près-Pionsat.

La consultation par voie électronique du ministère de l’écologie, qui a précédé l’accord de ce permis, était quasiment confidentielle : aucune commune n’a été prévenue, aucun habitant du territoire concerné n’a pu bénéficier d’une quelconque information sur ce projet.

Rappel de l’avis de stop mines 23 sur le PER Combrailles en Marche

 

 

Le dossier du PER Combrailles en Marche

Contrairement à la géothermie classique, peu profonde (et beaucoup moins impactante),  cette technique de production d’électricité récupère la chaleur fossile dans les grandes profondeurs du sous sol : entre 2000 m et 5000 m ! Le but : faire tourner des turbines grâce à de la vapeur d’eau, récupérée à de très grandes profondeurs (entre 2 et 5 Kilomètres).

La géothermie profonde aussi appelée « haute température » utilise la technique de fracturation hydraulique (phase de « stimulation ») ainsi que des quantités importantes d’eau et de produits chimiques (acide chlorhydrique). Et ce pour augmenter la surface d’échange de chaleur, créer, déboucher et agrandir les fissures dans lesquelles l’eau va circuler.

Les séismes provoqués par cette technique sont en fait des conséquences de l’injection d’eau sous pression et de la fracturation des roches.
A voir :
Géothermie profonde: un projet suscite l’inquiétude en Haute-Savoie – France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. NB : La demande du permis de recherche en géothermie profonde sur un territoire de près de 500 Km2 autour du Mont Salève n’a pas été accordée grâce à la mobilisation des citoyens et des élus, contre ce projet.

 

 

En savoir plus sur la géothermie haute température et les techniques de fracturation hydraulique qu’elle emploie :

Sources : StopMines23

Tag(s) : #Défense de l'environnement, #Le département

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :