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Le 18 octobre, les associations citoyennes ont manifesté un peu partout en France pour dénoncer l'énorme plan social que le gouvernement a mis en chantier en supprimant les emplois aidés et en contraignant les associations à licencier massivement faute de moyens financiers pour faire face au paiement des salaires.

Or, dans une grande majorité des cas, les associations citoyennes remplissent des missions de service public que l'Etat a totalement déserté. Ce n'est donc que justice que ce dernier finance des emplois, non pas destinés à la sphère marchande, mais au service de tous.

 

Le 18 octobre les associations ont manifesté un peu partout en France


Dans certains lieux reculés du territoire, ces emplois aidés sont souvent les seules opportunités d'emploi pour les populations locales qui ne peuvent se déplacer très loin de chez eux, sans que cela n'occasionne des frais insurmontables pour leur budget. La décision du gouvernement de supprimer ces emplois de proximité est donc doublement inepte, car en plus, elle va aussi aggraver la fracture territoriale déjà existante.

Dans ces conditions, on comprend mieux la volonté des associations citoyennes de ne pas renoncer à la lutte, car c'est une question de survie, d'abord pour les personnes qui pourraient rejoindre la masse des chômeurs et des exclus, mais aussi pour les associations dont l'existence même serait menacée si elles devaient se séparer des personnes qui leur permettent de fonctionner au quotidien.

Ci-dessous le communiqué du CAC pour la journée d'action du 10 novembre prochain :

 

Communiqué du CAC (collectif des association citoyennes)

Le 18 octobre, pour la première journée noire des associations, plus de 200 actions ont été menées partout en France. Elles ont contribué à rendre visible l’ampleur du plan social décidé avec une violence et une brutalité inouïe par le gouvernement : 260 000 postes en contrats-aidés supprimés entre 2016 et 2018.

L’indignation et la mobilisation vont crescendo, de partout remonte la dénonciation des immenses dégâts provoqués par cette mesure dictée par une approche purement comptable.

A la marge, le gouvernement a reculé sur certains territoires et dans certains secteurs en acceptant une « sanctuarisation temporaire » de certains emplois aidés mais sans rien changer au montant global des crédits budgétaires et si les associations ne se battent pas, les arbitrages continueront à être rendus en leur défaveur.

Dans le prolongement de sa déclaration signée par plus de 5 700 acteurs associatifs, le CAC appelle l’ensemble des personnes et structures concernées à faire du Vendredi 10 Novembre une deuxième journée « noire » avec l’organisation, localement, de nombreuses actions (manifestations, marches, happenings, débrayages, grèves, opérations « assos mortes », etc.) pour parvenir à démontrer qu’une société sans associations est tout simplement une société invivable.

Informez-nous des mobilisations locales que vous organiserez en remplissant un court formulaire en cliquant ICI. Cela nous permet de recenser et partager les différentes manifestations, montrant l'impact de la mobilisation nationale pour cette journée du 10 novembre.

Tag(s) : #Actualité sociale

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