Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Presque la moitié des effectifs de Kéolis dont le groupe gère le réseau de transport Maelis sur l'agglomération de Montluçon se sont mis en grève pour dénoncer une situation globale qui ne cesse de se détériorer en raison des restructurations en cours visant à diminuer l'offre de desserte de bus sur le réseau desservi par Kéolis, via sa filiale Maélis.

Le responsable de la CFDT, Joël Larue s'inquiète en outre de la baisse de la baisse significative de la contribution de Montluçon communauté à laquelle s'ajoute un plan d'économie décidé par le groupe Kéolis, se traduisant par un gel des salaires et une diminution massive des effectifs de 25% étalée sur 7 ans.

Comme d'habitude en pareil cas, les conditions de travail se détériorent peu à peu, avec comme conséquence une augmentation importante du nombre d'arrêts de maladie qui atteint un taux de 17% par rapport à l'effectif actif.

Pour réagir, les conducteurs ont décidé de se mettre en grève illimitée pour une période limitée à 59mn par jour, car au delà d'une heure, c'est la journée pleine qui leur serait ponctionnée en retenue de grève.

Bien sûr, dans le cadre du préavis de grève qui a été déposé, ils demandent à être reçus pour obtenir l'ouverture de négociations. Mais la direction de l'entreprise refuse de les recevoir dans l'immédiat, car elle estime que cela reviendrait d'une certaine manière à anticiper sur les NAO (négociation annuelle obligatoire), ce qui pour les spécialistes du genre n'est qu'un prétexte pour ne pas négocier à chaud, et sous la contrainte d'un mouvement de grève.

Par contre, elle propose d'avancer les négociations NAO à la mi-janvier au lieu de février/Mars comme cela était prévu initialement. D'ici là, il y a gros à parier que les responsables de Kéolis espèrent que le mouvement sera terminé et que le rapport de force sera à nouveau de leur côté.

Pour autant, la situation de Kéolis justifie-t-elle de telles économies ? C'est ce que l'on est en droit de se demander, surtout qu'un audit commandé par le CE de kéolis fait apparaître que ce grand groupe a réalisé de confortables bénéfices, ce que confirme un article paru dans le journal la Tribune du 14 mars 2017. Malgré une activité stable, le groupe annonce en effet un bénéfice de 45 millions d'euros pour 2016, en hausse de 36% (lire ICI)

On comprend que les salariés à qui on demande de se serrer toujours plus la ceinture refuse le blocage des salaires, et exigent une amélioration de leurs conditions de travail.
 

Tag(s) : #Montluçon, #Actualité sociale

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :