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C'est un comble. Le ministère du travail qui est supposé garantir les droits des salariés, s'attaque ignominieusement aux syndicalistes qui osent mettre en cause la politique de suppressions massives de postes sur l'ensemble le territoire, au sein de son propre ministère.

Ce qui est reproché à la syndicaliste incriminée est tout simplement époustouflant. C'est en effet parce qu'elle a répondu à un journaliste devant une caméra, lors d'une manifestation, et s'est opposée aux suppressions de postes à l'inspection du Travail, en pointant les responsabilités du gouvernement, qu'elle s'est vue suspendue de son poste de travail dans l'attente de comparaître devant un Conseil de discipline.

Cette tentative de museler l'expression syndicale est en contradiction totale avec la constitution de la Vem République censée garantir l'exercice du droit syndical et la liberté d'expression des ses représentants, mais aussi avec plusieurs textes internationaux dont la France est signataire. Nul doute qu'une fois de plus, notre pays sera condamné pour s'en être exonéré en toute connaissance de cause.

Bien sûr, l'unité syndicale s'est immédiatement constituée pour faire reculer le DRH qui semble confondre allègrement dialogue social et répression anti-syndicale. Cela doit nous rappeler aussi que lorsque les libertés fondamentales sont remises en question, c'est la démocratie qui est directement menacée. À Montluçon, nous en savons quelque chose avec les convocations au commissariat de police à répétition des responsables de la CGT pour des faits aussi dérisoires que ridicules. Le temps n'est peut être plus loin où ils s'attaqueront aussi à la liberté de la presse, si nous les laissons faire.

Ci-dessous le tract intersyndical et unitaire en solidarité avec la syndicaliste réprimée :

 

 

Tag(s) : #Actualité sociale, #National

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