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Les citoyens sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales, parce qu’ils pensent à l’avenir de la planète pour les générations futures, parce qu’ils ont envie de vivre aujourd’hui dans une nature préservée, parce qu’ils ont le souci de leur santé et celle de leurs proches mais aussi de toute la population.

Au fil des dernières décennies qui ont été celles de la société de consommation, ce qui ne veut pas dire que tout le monde a accès au minimum nécessaire (on en est bien loin aujourd’hui avec 9 millions de pauvres), beaucoup de monde aspire au retour à une alimentation saine, avec des produits issus de l’agriculture raisonnée, ce qui n’est pas toujours facile à conjuguer avec l’éloignement progressif des lieux de production, a fortiori avec les phénomènes de métropolisation.

Les circuits courts, l’agriculture biologique ou bien raisonnée, prennent progressivement de plus en plus de place dans les approvisionnements des ménages car la diminution croissante de la part du budget des familles consacrée à l’alimentation est de plus en plus questionnée. Est-il malin de consacrer beaucoup d’argent pour se payer le tout nouveau smartphone ou le très grand écran plat dernier cri en négligeant de manger de bons produits ?

Par ailleurs, la souffrance animale est de moins en moins supportée, notamment grâce à des sensibilisations produites par des associations comme L214 et des vidéos choc (comme quoi les moyens modernes de communication peuvent être des alliés du retour à des pratiques agricoles traditionnelles !). Et puis l’affaire du glyphosate est édifiante quant à l’influence des multinationales de l’agriculture chimique dans les cercles dirigeants des Etats et fait réfléchir.

Au-delà de démarches individuelles qui ont forcément des limites, c’est bien l’organisation de la société qui est en cause. L’agriculture productiviste est encore celle qui est en vogue à la Commission Européenne, dans les différents gouvernements français qui se succèdent, et bien sûr à la FNSEA et son armée de lobbyistes. Un syndicat agricole alternatif  comme la Confédération Paysanne est encore minoritaire.

Le journal la Montagne nous apprend que le Préfet de l’Allier vient d’autoriser la construction près de Moulins d’un élevage industriel   dans lequel seront regroupés 39 900 poulets, en alternance avec 12 200 dindes. Il y aura en moyenne 22,2 poulets par m2 et 6,7 dindes par m2. Les poulets arriveront à l’âge de 1 jour et seront abattus après 35 jours. Il y aura 160 000 poulets produits chaque année, destinés à la fabrication de plats préparés et à la vente en barquette. Ils n’auront à l’évidence pas le goût du poulet d’antan ou qu’on trouve maintenant dans certaines fermes.

Ce projet industriel va être aidé par 85 000€ de subventions de l’Etat, l’Europe et le Conseil Régional,  et le coût du poulet « sortie usine » sera bas. Cette politique est tueuse de certaines productions traditionnelles par exemple dans des pays africains qui subissent une véritable concurrence déloyale. A côté, les différents Présidents de la République font chacun à leur tour des voyages dans ces pays, la main sur le cœur, en promettant telle ou telle aide, bien souvent dérisoire, quand ce n’est pas en ironisant sur « le Président qui est parti réparer la climatisation » comme l’a fait récemment Emmanuel Macron.

Il est maintenant grand temps de faire autrement, de conjuguer progrès techniques et technologiques, connaissances scientifiques, modernisation en général, avec protection de la nature, alimentation saine, bien-être animal, solidarité entre les Peuples. C’est de l’intérêt général humain qu’il s’agit, pour nous et surtout pour les générations qui arrivent.

L’article de La Montagne qui nous a livré ces informations est accompagné d’une photo du jeune agriculteur tout juste sorti du lycée agricole et qui a bâti ce projet. Bien sûr, on pense à son avenir, comme celui des centaines de milliers de jeunes qui composent l’armée des 6 millions de personnes privées d’un véritable emploi en France. Mais l’avenir, pour lui et pour les agriculteurs en devenir, ne peut-il pas s’écrire dans le cadre d’une agriculture écologique et paysanne, qui emploierait beaucoup plus de travailleurs que l’agriculture ultra-productiviste ?

Ce sont les questions et les propositions que pose le programme « l’Avenir en Commun » de La France Insoumise, avec ses précisions dans le livret thématique consacré à l’agriculture*. Personnellement, je suis intimement persuadé que c’est le chemin à emprunter.

  Michel Beaune, membre du groupe d’action Montluçon-Nord de La France Insoumise

*Le livret de la France insoumise consacré à l'agriculture en PDF ICI

Livret de la France Insoumise sur l'agriculture

Tag(s) : #Moulins, #Ecologie

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