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Ce qu’est « en Marche » :

Une appréciation erronée sur « en Marche » estimait que ce mouvement issu du besoin de changement regroupait une masse de députés désordonnés si ce n’est ignorant.

Cette Image s’est vite brisée tant il apparaît qu’il s’agissait en réalité de la recomposition efficace, nécessaire au capital pour imposer au pays le passage à une nouvelle étape de son évolution. Les nouveaux élus autocrates, dociles ou et inexpérimentés agissent, encadrés par la fraction
« européiste » des droites et du PS.

En vérité :

Macron a su utiliser le rejet global par le pays du personnel politique de toutes obédiences sur un fond national d’ignorance et de soumission aux idées dominantes.

Il a su surfer sur la personnalisation de la vie politique et le besoin de renouvellement du personnel politique.

Il a su avec l’aide de médias aux ordres, utiliser le même élan populiste, non réfléchi, qui a engendré les Trump, Le Pen et dirigeants d’extrême droite en Europe.

Il a su, manœuvrant une Marine Lepen naïve, triompher globalement de l’ensemble des candidats exprimant à des divers titres (et dans la division) des sentiments anti-Européens.
L’objet de la manœuvre : dans le cadre de la mondialisation, accélérer la domination totale du capital sur le pays ainsi que l’effacement des notions de nation et de république sur l’autel de l’intégration à une Europe constituant progressivement et sûrement un état fédéral sous domination allemande.

Noter que les politiques des gouvernements précédents ont rabaissé la puissance de la France (voir évolution des PIB) à celui d’une nation secondaire du sud, bien loin de pouvoir imposer ses idées à une Allemagne intégrant les migrants et utilisant à son profit Pologne, Hongrie etc…
Les outils engagés pour réaliser cette accélération sont :

La régionalisation aujourd’hui prolongée par la disparition des départements, des communes

Une philosophie politique effaçant les idées de liberté, égalité et fraternité,(celles de république et de démocratie) au profit de la libre concurrence et de la globalisation, en s’attaquant en premier lieu aux outils égalitaires de l’éducation.

L’absence de toute idée ou structure (comme les services publics) qui ne soit soumise à la méritocratie, à la façon de servir (plutôt qu’à la reconnaissance des qualifications professionnelles) .

l’affaiblissement systématique des moyens en fonctionnaires, le changement de leur statut vise à systématiser la privatisation de tous les services (santé, Ephad, justice, prisons, transports, énergies, eau etc…), transférer ses derniers bastions sous la domination totale du capital, asservir et appauvrir définitivement le peuple .

La France, bras armé de la réaction européenne, travaille à la soumission à l’OTAN et aux USA.

Un nouveau paysage national :

Soumis tant à la métropolisation qu’à la puissance du grand Paris, le pays restant meurt et se vide. L’industrie (notamment la grande) s’enrichit librement des délocalisations, de ses privilèges et de la casse des systèmes sociaux comme de « l’état providence ».

La paysannerie poussée à s’industrialiser et se concentrer, laisse des milliers de paysans sur le carreau, étranglés par des prix fixés par les trusts de l’agro-alimentaire.

Les grandes surfaces les ruinent de la même façon qu’elles ont saigné et dénaturé les agglomérations.

Les services publics disparaissent accentuant la désertification.

Une même politique en Occident :

Celle du « trop d’État ». Pourtant indispensable au capital pour servir ses intérêts dans cette étape de transition. En fait, trop d’état social et réglementaire.

Une politique trompeuse basée sur le « moins d’impôts » qui serait sociale, mais bénéficie essentiellement aux plus riches, affaiblit la protection sociale des pauvres.

Elle s’accompagne du blocage systématique et indéfini des salaires et pensions (notamment les plus bas) et, s’appuie tant sur l’argent des retraités que sur la réduction des cotisations sociales pour éviter de mécontenter trop rudement les salariés. À terme, se profile la casse de la sécurité sociale, celle de l’indemnisation du chômage et des régimes de retraite. Noter que les Français sont poussés à transférer une épargne dévalorisée vers l’entreprise.

Un alignement, un suivisme économique et militaire sur les USA (OTAN) avec augmentation des budgets ainsi que des interventions et ingérences économiques et politiques dans le monde
(notamment de la France).

l’affirmation de la volonté du capital de s’opposer à toute mise en cause de quelque privilège que ce soit, telle l’existence des paradis fiscaux. C’est à une nouvelle et décisive étape politique qu’est confronté le pays.

Conséquences :

Les possibilités pour le peuple Français d’édifier son propre destin lui sont systématiquement retirées. Créant la confusion entre internationalisme et globalisation, des partis de gauche (PCF, sociale démocratie dans toutes ses variantes), les syndicats, tentent de faire croire que des aménagements, une démocratisation sont possibles dans la construction actuelle de l’Europe. C’est une aberration.

Je pense comme Rousseau dans « le contrat social » que la démocratie véritable ne peut exister autrement que dans de petits états, de petites entités où le peuple peut être consulté fréquemment et de façon directe. Cette question est trop souvent moquée, bien que nullement opposée à l’ouverture au monde. Elle est niée au nom de l’idée que la « modernité » « la démocratie » pourrait résider un gouvernement européen ou mondial. Ce serait une dictature !

Ouvrons seulement les yeux. Battons-nous pied à pied sans rien lâcher sur ce terrain.

Le 3 février 2018

Richard Grès.

Tag(s) : #Billet d'humeur

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