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Le 27 février, la justice a condamné 8 militants de Greenpeace à de lourdes peines dont deux d'entre eux à de la prison ferme. Ce qui leur est reproché ? Avoir pénétré ou concouru à le faire, des installations nucléaires civiles, en l’occurrence, celles de la centrale nucléaire de Cattenon en Moselle pour mettre en évidence leur extrême vulnérabilité.

Pourtant, ces militants se sont comporté en véritables lanceurs d'alerte en démontrant, sans provoquer aucun dommage, que des sites aussi sensibles que ceux-ci n'étaient pas à l’abri d'actes de malveillance, et cela, malgré les déclarations lénifiantes des dirigeants d'EDF à propos de la sûreté de nos installations nucléaires.

Alors que les opérations orchestrées par Greenpeace devraient nous inciter à revisiter de fond en comble notre approche en matière de choix énergétique, c'est tout le contraire qui se produit, comme si refuser de regarder la vérité en face suffisait à nous préserver du danger.

Aussi la décision de justice se traduisant par de la prison ferme pour deux militants de Greenpeace a-t-elle eu l'effet d'une bombe dans le milieu associatif en général et particulièrement pour tous les défenseurs de l'environnement. La mobilisation a donc immédiatement pris un caractère national, et même international, car Greenpeace fait entendre sa voix bien au-delà des frontières de l'hexagone.

Cette mobilisation doit s'amplifier, d'abord pour obtenir la relaxe pure et simple de ces lanceurs d'alerte, mais aussi pour inciter le pouvoir à s'ouvrir à d'autres choix.

Ci-dessous le communiqué de Greenpeace France, suivi du lien vers la pétition à signer en soutien aux militants condamnés :

 

 

 

Pour la première fois, deux militants de Greenpeace France ont été condamnés à une peine de prison ferme par le tribunal de grande instance de Thionville, mardi 27 février. Six autres activistes et un salarié de l’association ont également écopé de lourdes sanctions.

Les huit militant-es étaient jugé-es pour s’être introduits dans la centrale de Cattenom en Moselle et avoir déclenché un feu d’artifice au pied de la piscine d’entreposage de combustible usé, en octobre 2017. Leur action avait permis de démontrer des failles de sécurité importantes, dénoncées à de nombreuses reprises sans réaction de la part d’EDF.

Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France, était poursuivi pour « complicité », et Greenpeace France en tant que « personne morale ». EDF réclamait à l’association et aux activistes plus de 700 000 euros en réparation dont 500 000 euros pour « atteinte à sa crédibilité ».


Le verdict, prononcé le soir même du procès, est particulièrement sévère :

• Deux activistes ont été condamnés à deux mois de prison ferme.

• Les six autres activistes sont condamné-es à cinq mois de prison avec sursis.

• Yannick Rousselet, notre chargé de campagne nucléaire, a été jugé coupable de « complicité » et sanctionné de cinq mois de prison avec sursis.

• L’association Greenpeace France est jugée coupable et doit payer une amende de 20 000 euros. Elle devra également verser 50 000 euros à EDF au titre du « préjudice moral ». Concernant le « préjudice matériel », une évaluation a été demandée à un expert et Greenpeace France doit provisionner 20 000 euros.


Ces lourdes sanctions ne sont pas acceptables. Nos militant-es ont pris des risques pour donner l’alerte sur un problème de sécurité majeur qui nous concerne toutes et tous.

Il n’est pas question pour nous d’en rester là : Greenpeace France, ses militant-es et son chargé de campagne nucléaire ont donc décidé de faire appel de cette décision.

Nous avons été nombreux et nombreuses à nous mobiliser à Thionville le jour du procès, pour soutenir nos activistes et dénoncer l’irresponsabilité d’EDF en matière de sécurité nucléaire.

Nous devons continuer à nous mobiliser ensemble.

Nous avons reçu de nombreux messages de soutien en direct, sur notre site et sur les réseaux sociaux, que nous avons transmis à nos activistes et à nos équipes.

Continuez à adresser vos messages, que ce soit sur notre site ou directement via une adresse email que nos activistes pourront consulter : soutienauxactivistes@greenpeace.fr

Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France    

Pour signer la pétition de soutien aux militants de Greenpeace lourdement condamnés :

C'est ICI

Tag(s) : #Actualité sociale, #Ecologie

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