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Le CODÉRAIL au front


AG 2018

Son Assemblée Générale ordinaire aura lieu le samedi 24 mars 2018 à 9 h 30 à la Maison des Cheminots, 2 rue Chantoiseau à Montluçon et portera sur les thèmes indispensables à ce genre de manifestation, soit les rapports d’activité et financier et l’élection du bureau, mais aussi sur les thèmes d’actualité :

• Avenir de la desserte du bassin de Montluçon après la parution des récents rapports sur l'évolution de l'activité ferroviaire souhaitée par le gouvernement.

• Quel avenir des relations Montluçon-Paris et Bordeaux-Lyon ?

• Quel avenir des dessertes TER Montluçon-Bourges-Vierzon, Montluçon-Clermont-Ferrand et Montluçon-Guéret-Limoges ?

• Quel avenir de l'activité fret ?

Des invitations ont été envoyées non seulement aux adhérents mais aussi à des forces vives du bassin comme ses élus (nationaux et locaux) et des entreprises dont beaucoup aimeraient un ferroviaire fiable dans le cadre de leurs activités.

Bien que le Codérail fêtera cette année ses 30 ans d’existence, l’atmosphère ne sera pas à la fête à cause d’une actualité démoralisante.

Lignes de Proximité

Le Codérail n’est pas la seule association choquée par l’édition du rapport « Spinetta » qui est très éloigné du souci d’aménagement du territoire ou du souci écologique.

Des protestations émanent de tous les coins de l’hexagone et une autre association, celle de défense de « l’étoile de Veynes », dans les Hautes Alpes a contacté environ 80 autres associations pour créer un « Collectif de Défense des Lignes de Proximité » auquel a adhéré le Codérail, et qui vient de publier une tribune dans le journal LE MONDE, cosignée par le Codérail, puisqu’elle contient son analyse et ses idées.

Union sacrée pour la défense des lignes ferroviaires de proximité

Alors que le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » est présenté en Conseil des ministres aujourd’hui, le journal Le Monde publie une tribune :

« Réserver le ferroviaire aux seules grandes villes ne ferait que créer de nouveaux territoires abandonnés de la République ».

C’est peu dire que la défense des lignes de proximité fait consensus : en à peine deux jours, le texte a déjà réuni la signature d'une trentaine de collectifs de voyageurs dans toute la France, de trois des grandes centrales syndicales représentatives de cheminots (CFDT, CGT, Sud Rail), et d'élus de tous mandats et de tous bords politiques, de droite à gauche en passant par la majorité.

Alors que le gouvernement a annoncé ne pas vouloir décider la fermeture de 9000 kilomètres de lignes « depuis Paris », la tribune dénonce le risque d'un abandon caché. En transmettant la patate chaude aux régions sans leur transmettre les moyens financiers, on se retrouverait avec de nouveaux territoires abandonnés de la République. En clair, ça sera le train pour les régions les plus riches, et le tout-routier pour les autres, avec les conséquences que l'on connaît en termes de pollution, d'accidents et de congestion.

Un renouveau du ferroviaire est possible. Deux solutions existent pour l'avenir des lignes de proximité :

La disparition est la solution la plus simple car elle évite de réfléchir. C'est en substance la teneur du message véhiculé par le rapport Spinetta.

L'autre nécessite un peu plus d'intelligence pour la mettre en œuvre : miser, un peu, sur la maîtrise des coûts et, surtout, sur l'augmentation du trafic sur les lignes dont le potentiel est très loin d'être capté car le service offert n’est pas assez attractif.

C'est pourquoi les signataires de la tribune demandent à l'État de jouer son rôle d'aménagement du territoire, en menant une politique plus volontariste en faveur du train. Celle-ci pourrait s'appuyer sur :

 • le financement de la rénovation des lignes de proximité, en développant l'offre et les services, notamment la complémentarité avec le vélo, pour faire revenir de nombreux voyageurs.
un renouveau des trains classiques de jour et de nuit, avec des liaisons transversales, régionales et internationales permettant de valoriser les lignes de proximité pour les liaisons longues distances.

• la mise en place d'une véritable fiscalité écologique pour remettre les camions sur les rails et financer la transition écologique dans les transports (article du Monde)

Intervention à la radio

Le secrétaire du Codérail Daniel Coffin a répondu mercredi 14 mars aux questions de RMB sur ces sujets :

http://www.radiormb.com/public/podcast/audio/Questions-d-Actualit-de-mercredi-14-mars0747.mp3

Résumé

Fort de 85 adhérents dont une vingtaine à St Florent sur Cher, le Codérail revient sur les rapports qui abandonnent l’idée de report du trafic fret de la route vers le rail, du Service Public ferroviaire et qui pénalisent l’attractivité de nos territoires en ignorant les défis environnementaux clamés bien haut par ailleurs. (30 % des gaz à effet de serre -les GES- sont produits par le transport)

9000 km de ligne classée UIC1 7 à 9, c’est à dire celles ayant les plus faibles trafics, sont menacées de fermeture. Le Premier Ministre a savamment détourné le problème en affirmant que contrairement au rapport Spinetta, il ne les fera pas fermer, mais il les refilera aux Régions sans les moyens de les entretenir, ce qui promet pour Bourges-Montluçon une fermeture pour 2025, car ni Centre Val de Loire, ni Auvergne-Rhône-Alpes ne peuvent trouver les 50 M€ nécessaires à son maintien à niveau, (on ne parle pas ici de modernisation : mise à 2 voies, électrification...).

Sans action de la population du bassin montluçonnais, de ses associations et de ses élus, le train est très mal parti et n’arrivera plus à Montluçon.

Tag(s) : #Montluçon, #Actualité sociale

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