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Le 2 mai, c'est à la ferme des Ilets que les insoumis des groupes d'actions de Montluçon et de Commentry accueillaient François Robinet étudiant en histoire, ainsi que deux autres étudiants en droit pour un débat public sur l'Europe, comme nous l’annoncions ici même.

Dans son intervention liminaire, François Robinet a surtout insisté sur deux aspects qui expliquent en grande partie la concurrence effrénée que se livrent les pays de la zone euro :

• l'interdiction de l'harmonisation fiscale.

• l'interdiction de l'harmonisation sociale.


Ces deux principes intangibles dont il faut rechercher les origines dans la théorisation de la concurrence libre et non faussée comme élément moteur de la croissance a surtout profité aux actionnaires au détriment du plus grand nombre. Dans tous les pays de l'Union européenne les droits sociaux sont attaqués, la, précarité est devenue la règle, le chômage, une réalité de masse.

 

François Robinet introduit le débat



Dans ces conditions, l'Europe ne fait plus rêver, si tant est que ce fut le cas par le passé. Pour tous les intervenants elle est synonyme de d'austérité, de privation et de graves reculs sociaux. À tel point que la seule question qui s'est rapidement imposée pendant le débat s'est largement focalisé sur deux options possibles.

• Soit l'Union européenne renonce aux traités qui sont à l'origine de ces maux.

• soit on la quitte, ce que l'on peut résumer par le plan A ou le plan B.


Dans l'hypothèse où la France devrait se résoudre à choisir l'option de la sortie de l'Europe pour s'extraire des traités, on assisterait probablement à séisme politique majeur, car elle est la deuxième contributrice (après l'Allemagne) de la zone euro, et cela ne serait pas sans conséquence pour l’existence même de l'Europe, du moins sous la forme qu'on lui connait.

 

Cette réflexion a ouvert de nouvelles perspectives, en termes de recomposition géopolitique, car il n'est pas interdit de penser que certains pays, notamment du SUD de l'Europe (Espagne, Grèce, Italie) puissent rejoindre la France dans cette aventure.

Compte tenue des enjeux, le débat ne s'est guère déployé bien au-delà de ces hypothèses de travail. En tout cas, une telle situation serait de nature à susciter un débat dans les autres pays membres de l'Union, et pas seulement parmi les « élites ». Assurément, les peuples se saisiraient de cette opportunité pour dresser le bilan de toutes ces années d'austérité, alors que les plus riches accaparent l'essentiel des richesses produites.

Pour ce débat, les insoumis ont tenté d'innover. Il était possible de s'exprimer directement pendant les échanges, mais aussi, pour celles et ceux qui ont le plus de difficulté à intervenir en public, d'inscrire les questions sur des morceaux de papier et les faire parvenir à la tribune. Une idée à retenir plus tard, car ce petit plus a permis une expression plus large.

 

À l'entrée, les organisateurs avaient disposé les livrets thématiques de la France Insoumise

 

Tag(s) : #Montluçon

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