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L’épisode fourretout de la marche protestataire du 28 avril,  qui vient de se dérouler sur l’agglomération montluçonnaise, va continuer de faire parler. Notons avec intérêt le reportage réalisé dans Regardactu, et remarquons  que le journal La Montagne dans ses comptes rendus internet de samedi soir  et de sa page locale papier  de dimanche, fait état des appréciations plus que mitigées des organisateurs. Il semble évident que la participation attendue, souhaitée, n’était pas au rendez-vous  en ce samedi plutôt gris. Messieurs Dugléry et Laporte, attendaient des milliers de participants, il en est venu quelques centaines cependant que le battage préparatoire n’avait pas cessé d’efforts repérés et que les ralliements n’avaient pas manqué.

C’est un constat teinté d’amertume qu’en font sur place, eux même, les intervenants de la droite montluçonnaise en responsabilité. Et voyons le bien, en charge des politiques industrielles et sociales, d’aménagement urbain et des services publics du quotidien sur l’ensemble des communes formant agglomération….depuis maintenant dix -sept ans ! Sous leur triple mandat, alors que se termine le quatrième, la situation carrefour de la ville centre, ne s’est pas améliorée. La détérioration des conditions du transport ferré n’a fait que s’accélérer (Voir ce qu’en dit le Codérail présent sur la manifestation) dans le moment où les difficiles conditions autoroutières se perpétuaient, il suffit d’évoquer là les retards d’aménagement de la RCEA et l’insécurité qui y règne.

C’est une étrange gageure qu’ont pris les élus locaux et leurs amis de la sphère économique et sociale, MEDEF en tête. Mettre sur un même plan « revendicatif » les responsables (eux ou leurs amis) qui animent sans discontinuer des politiques de casse prolongée et ceux de nos concitoyens victimes de ces politiques, et qui n’en peuvent plus. C’était risqué, et on l’a bien vu, pas facile de retomber sur ses pattes ! Certes l’amnésie était de mise dans les discours de la droite maitresse de cérémonie. Oublié dans ces instants, les retombées des décisions de Bruxelles et de la commission européenne qui a fait voter tout le paquet de la réforme ferroviaire par une belle unité des droites et des gauches réformistes confondues.

Nos concitoyens ne sont pas tous dupes de ces manœuvres locales étrangères à leurs intérêts bien compris. Et cela explique pour part leur discrétion dans la mobilisation, ils sont payés de non considération, voire de mépris par les  gens qui gouvernent le pays, le président E. Macron en tête.

La CGT a fait connaitre son refus de s’associer à une telle opération, à partir de son expérience des luttes et en regard de ses principes d’action. Son positionnement avait force de clarté et a été entendu, personne ne peut le nier.  Félicitons-nous de ses efforts incessants pour faire avancer l’idée d’un 1er mai unitaire en cette période de luttes sociales larges et persévérantes.

Dans les groupes locaux de la France Insoumise, ses groupes officiellement certifiés et largement présents sur le terrain, a été  faite une analyse similaire. L’indignation fut de mise quand certaines personnes,  des gens issus de feu le Front de Gauche ou du PCF, ont tentées  d’utiliser le sigle FI, pour faire dire le contraire du positionnement FI, et du refus d’entrer dans un quelconque « embrouillamini  pseudo-rassembleur » ! Et qui plus est  sans que personne n’ait le moindre souci de se référer à la réalité des faits, c’est-à-dire de la seule existence légale de la France Insoumise depuis février 2016 et le lancement de la campagne de Jean Luc Mélenchon.

Étrange situation d’élus venus de divers horizons politiques qui se veulent d’opposition et qui ne disent mot sur la réforme de la SNCF, gardant silence sur la casse du statut et ignorant superbement  les risques majeurs d’une ouverture à la concurrence, c’est à dire d’une privatisation au nom de la rentabilité financière nécessaire tellement en vogue en haut lieu.

Dès lors, évitons les risques  d’une auberge espagnole latente, face aux réalités actuelles, soyons net ! Le front large de la bataille pour sauver les lignes SNCF formant carrefour ferroviaire pour notre région, pour leur modernisation par une révision sérieuse des infrastructures existantes, ne se concrétiseront pas en dehors d’une clarté d’engagement sur une démarche d’ensemble d’une politique globale d’aménagement nationale et régionale. Isoler la lutte des cheminots de l’ensemble du contexte des autres luttes en cours ne sera gagnant pour personne et les élus de l’ensemble du bassin  qui se disent progressistes de gauche, devraient  regarder de plus près la réalité sociale de notre environnement où  les exigences ne manquent pas. Citons ici quelques priorités locales convergentes d’intérêt général global qui nous interpellent pour agir et :


• Sortir L’hôpital du marasme libéral des économies de gestion imposée  entraine  ce service public indispensable dans des difficultés difficiles sans nom.

•Défendre et redévelopper notre réseau ferré, ses lignes, ses cheminots, c’est une des conditions du maillage régional et du redémarrage économique.

• Combattre résolument les remises en cause gouvernementales d’une politique logement, priorisant jusque-là les besoins des familles populaires.

• Prendre à bras le corps la gestion de la crise écologique/climatique qui perturbe tout l’équilibre de notre biodiversité et la qualité de vie des êtres vivants.

• Refuser les coupes sombres dans les programmes éducatifs, y compris la réforme de l’entrée à l’université qui mobilise lycéens et étudiants.

• Redonner aux EHPAD les moyens humains indispensables…  

En regard de cette situation d’aggravation générale sévissant sur le bassin montluçonnais et de manière à faire monter d’un cran la protestation envers les politiques libérales et les réformes antisociales du gouvernement Macron/Philippe, l’appel pour une journée de lutte nationale le 5 mai à Paris est le bienvenu. C’est ce qu’impulsent avec conviction François Ruffin et Frédéric Lordon suite à de multiples prises de position de la jeunesse et des intellectuels et artistes divers …

Le 5 mai, Faire la  Fête à Macron, c’est lui dire en masse et venu des quatre coins  du pays :     

Stop Macron ! Assez d’antisocial !

Paul Crespin, co-animateur du groupe d’action Montluçon Ouest Buffon

Tag(s) : #Billet d'humeur

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