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Le 16 février dernier nous apprenions la mise en examen de Jean-Michel Aussourd, Président de l'office du tourisme montluçonnais de 2013 à 2017. L'ex bras droit de Daniel Dugléry avait du démissionner avant que l'affaire n'éclate au grand jour. À l'époque, c'est la semaine de l'Allier qui avait révélé l'affaire (lire ICI).

On sait aujourd'hui, grâce à un article paru dans la Montagne (lire LA) que les charges retenues contre l'ancien adjoint du Maire sont relativement lourdes. En effet selon le journaliste du quotidien régional, ce denier devra répondre « d’escroquerie, d’abus de biens sociaux et de trafic d’influence ». Au total, ce sont environ 27 000 euros qui auraient été détournés sous différentes formes (utilisation de la carte de carburant à des fins personnelles, fausses factures, abonnement téléphonique et notes de restaurant).

 

Jean-Michel Aussourd comparaîtra le 6 novembre



Cette affaire passe d'autant plus mal que durant la même période, de gros efforts ont été demandés aux montluçonnais (suppression de certains services à la personne), mais aussi aux associations (diminution des subventions) et aux syndicats (fin de la gratuité des fluides pour les locaux). Le plus gros effort demandé étant sans doute la facturation des activités périscolaires, y compris pour des familles aux revenus modestes.

Du coup, la question qui se pose est celle d'un contrôle plus efficace des élus appartenant à l’exécutif afin de veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Or, cette affaire surgit alors que les rumeurs vont bon train à propos de certaines dépenses jugées excessives, notamment pour ce qui concerne le secteur des festivités. Par exemple, le passage éclair d'une ancienne star du show-biz dans notre ville, a laissé un bien mauvais souvenir, et suscité pas mal de commentaires acerbes de la part de certains montluçonnais.

Pour sa part, Jean-Michel Aussourd comparaîtra devant le tribunal correctionnel le 6 novembre prochain. L'ancien élu, qui au lendemain de la révélation de cette affaire au grand public, avait estimé « qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat » devra s'expliquer devant la justice, qui jugera, en se souvenant peut être de ces propos aussi malheureux que maladroits.

Tag(s) : #Montluçon

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