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Les séquences de 2 journées de grève continuent à  la SNCF, contredisant ainsi les refrains entonnés par les perroquets de la plupart des médias nationaux qui parlent depuis des semaines d'un "essoufflement de la lutte", de "désunion syndicale", des "usagers opposés aux actions des Cheminots".

Sans doute peut-on légitimement s'interroger sur la capacité de dizaines de milliers de salariés  de la SNCF à continuer un mouvement qui les privent de plusieurs centaines d'euros par mois. C'est en effet un conflit dur et courageux. Son parcours est semé de grosses embûches dont l'attitude de la majorité des députés n'est pas la moindre. Ainsi, les députés  du Parti Les Républicains  ont joint leurs votes, sans le moindre état d'âme, à ceux de la majorité  macroniste, pou sceller la fin du Service Public Ferroviaire et qui est un pan très important du modèle économique et social français . Ce ralliement signifierait-il que la réforme ferroviaire est de droite et d'inspiration néolibérale, et non pas "ni de droite, ni de gauche"?

La députée de la 2ème circonscription de l'Allier, comme ses  collègues de La Republique en Marche (arrière) a voté la privatisation de la SNCF et la fin du statut des Cheminots. Elle s'était pourtant engagée à défendre le Rail dans le bassin montluçonnais menacé par de nouvelles fermetures de lignes, qui vont se précipiter si la loi est promulguée. Tous les gens au fait des questions ferroviaires, de la construction des budgets des conseils Régionaux, des principes de rentabilité immédiate, savent que les lignes de proximité n'intéressent pas les éventuels opérateurs privés. Mais les promesses n'engagent-elles pas que ceux qui les écoutent?

Les Cheminot-e-s CGT de Montluçon, en grève ce mardi 12 juin, et donc avec perte de salaire, ne se sont pas pour autant reposés, en s'adressant dès le petit matin aux usagers devant la gare, puis en allant à la permanence de la députée. De nombreux militant(e)s  CGT du Public et du Privé sont venu(e)s apporter leur soutien tout au long de la journée.

Assurément, l'heure n'est pas pour les salarié-e-s de la SNCF à la résignation tant ils et elles ont pleine conscience de défendre leurs légitimes intérêts mais surtout l'Intérêt Général.

Michel Dubreuil, secrétaire de la CGT cheminots répond aux questions de Regardactu :

Tag(s) : #Montluçon, #Actualité sociale

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