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La Marche des Cobayes est une initiative pour « la vérité et la justice pour la santé environnementale ». Partie de Fos-sur-Mer le 1er mai, elle s’achèvera le 30 juin à Paris par une manifestation. Il semble qu’elle soit animée par des militants de EELV (les Verts), mais pas uniquement.

Au fil des étapes de la marche, les Cobayes rencontrent des associations de défense de l’Environnement, mais aussi, semble-t-il, des syndicats. C’est pourquoi quelques-uns d’entre eux étaient venus apporter leur soutien à Laurent Indrusiak le jour du procès intenté par Environnement Recycling. Les Cobayes disent tenter de lier défense de l’Environnement et préservation de la santé des travailleurs, ce qui «parle » aux militants CGT, tant déçus à Montluçon par l’absence de soutien des élus « écologistes » dans la bataille autour de l’intoxication par le plomb de salariés de Environnement Recycling.

Il y a quelques jours, donc, les Cobayes avaient posé leurs sacs à dos à Gannat afin d’organiser avec l’association « Danger Montpertuis » une soirée  d’information et de débat autour des problèmes environnementaux du bassin de Vichy, et singulièrement du projet de production de bioéthanol.

Vendredi 8 juin, les Cobayes ont posé leurs sacs à dos à Gannat pour une débat public

 

La soirée s’est déroulée en 3 temps :

  • Un débat animé par les responsables de Danger Montpertuis.
  • Un repas solidaire préparé par les Cobayes.
  • La projection de 2 films sur les arbres suivie par un débat.
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Isabelle Filatov, coordinatrice de l'association « Danger Montpertuis »

Le moment consacré au problème du site de Montpertuis a permis d’amener des éclairages supplémentaires pour ceux qui ne connaissent pas le dossier à fond (Regardactu a publié déjà plusieurs communications de l’association il y a quelques mois). Il faut rappeler que l’association est née suite à l’annonce du projet d’installation d’une usine production de bioéthanol à partir de bois et qui faisait craindre de nombreux problèmes environnementaux (voir le site www.montpertuis.info extrêmement documenté). La bataille de l’association a-t-elle été fructueuse au point de faire annuler ce projet ? On peut légitimement se poser la question quand on sait qu’une pétition pour s'y opposer  a recueilli plus de 6 000 signatures. Il semblerait donc que ce dernier ne soit plus à l’ordre du jour.

Mais l’association se demande ce que va devenir la zone prévue à cet effet, et les véritables intentions des élus. L’endroit était pollué en profondeur car les dirigeants de Manurhin (plus tard GIAT) avaient enterré en profondeur (parfois jusqu’à 7m) des produits dangereux voire toxiques. Messieurs les Patrons ne se sont jamais embêtés avec la Nature comme à Montluçon où Landis et Gyr a enterré des bidons de trichloréthylène hautement toxique au point que les habitants ne peuvent boire l’eau ni consommer les légumes de leur jardin. Idem à Avermes où l’entreprise JPM a enterré le même type de produit avec des conséquences analogues pour la population.

Il est d’ailleurs rageant de constater que ces industriels se sont permis d’empoisonner les sols puis ensuite de fermer « boutique » comme à Montpertuis, à Avermes avec la délocalisation malgré des profits énormes et à Montluçon où Landis a divisé les effectifs par 10. Pas terrible pour des « premiers de cordée » !

Les animateurs de l’association Danger Montpertuis sont très préoccupés par l’avenir de la zone dont l’atout essentiel est la forêt. Des habitants ont témoigné de la beauté et de la richesse de celle-ci. Une transition idéale pour assister aux films « les trésors cachés des plantes » et « l’intelligence des arbres ».

Auparavant, un repas à l’extérieur était proposé par les Cobayes qui se déplacent avec un car qui sert, entre autres, de cuisine pour confectionner des plats bio. L’occasion de débattre dans la convivialité et on a pu noter quelques différences d’appréciation entre l’association Danger Montpertuis et les Verts locaux.

Les films ont permis, notamment de comprendre comment une forêt n’est pas une simple juxtaposition d’arbres les uns à côté des autres mais que ceux-ci vivent dans une véritable interdépendance grâce au système racinaire et aux réseaux de champignons. Et donc, les productions industrielles par biomasse qui se développent un peu partout (projet de Montpertuis, centrale de cogénération à Adisseo Commentry, notamment) mettent en péril l’avenir des forêts.

En effet, l’approvisionnement de ces usines se fait par le ramassage des déchets de bois qui concourent habituellement à la vie des forêts, et à leur régénération. Par ailleurs, on se demande comment approvisionner ces énormes unités industrielles. A titre d’exemple, la centrale biomasse d’Adisseo doit être alimentée par la rotation quotidienne de 52 camions pour aller chercher des déchets de bois dans un rayon de 150 km ! Bonjour les particules fines, les dioxydes d’azote, le réchauffement climatique.

L’ADEME (Agence de développement et de Maîtrise de l’Energie), interrogée un moment sur ce problème, défend le principe du développement de la biomasse. Le combat pour sauver la planète est long et difficile, mais ô combien inévitable pour les générations futures.

Plus d'infos :

https://www.alliernature.asso.fr/texte/lm%2016%2012%2013%20vigier.pdf

 

Ci-dessous, la dépliant de « La marche des cobayes » :

Les Cobayes font étape à Gannat
Les Cobayes font étape à Gannat
Les Cobayes font étape à Gannat
Les Cobayes font étape à Gannat

Et le tract d'information de l'association « Danger Montpertuis » :

Les Cobayes font étape à Gannat
Tag(s) : #Gannat

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