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Le festival de la chanson française est un évènement artistique incontournable sur le département et avec le temps, il rayonne maintenant au-delà de ces frontières.

Sa programmation, dédiée à toutes les générations et aux découvreurs de talents, permet de promouvoir des artistes émergents, reconnus dans leur milieu, mais pas forcément encore connus du grand public.

Le grand public, il est encore venu en nombre pour apprécier les nombreux concerts qui se sont succédé sur le deux scènes. L'une installée Place Notre Dame dans le décor du vieux Montluçon, et l'autre, installée Place Piquand, au pied du vieux château magnifiquement illuminé.

Tour d'horizon sur le festival de la chanson française de Montluçon
Tour d'horizon sur le festival de la chanson française de Montluçon
Tour d'horizon sur le festival de la chanson française de Montluçon

Cette année, c'est encore grâce à Alain Martin et à la passion qu'il voue à la musique que nous pouvons déambuler d'une scène à l'autre. Bien sûr, il n'a pas pu tout voir, et d'ailleurs, comment l'aurais t-il pu puisque les concerts se chevauchent parfois. Mais il nous offre un tour d'horizon très varié qui rend bien compte de la richesse et de la diversité des groupes qui se sont produits. Nous lui adressons un grand merci.

 

Je sais que je vous ai manqué l’an passé aussi je vais essayer de vous faire partager ce que j’ai vécu, sans aucune objectivité bien sûr, seul les grands journalistes sont objectifs… j’en vois qui se marrent déjà.

Le Festival de la chanson française de Montluçon a ses partisans et ses détracteurs comme tout un chacun. Certains déplorent l’utilisation et la restriction « française », ce que je peux parfaitement entendre. Hier, une artiste a entonné une chanson en espagnol et je pense que ça n’a choqué personne. Il y a quelques années, un pur produit de la téléréalité avait, quant à lui, chanté uniquement en anglais… Curieux non ? Surement les affres de mystérieux donateurs !
Ceci dit, ce festival offre la possibilité de découvrir de vrais talents, voire des pépites et, aussi malheureusement, le contraire.

Delphine Volange

Ainsi, le festival a commencé ce vendredi 17 août par Delphine Volange. Je m’efforce à chaque fois d’être plutôt positif avec les artistes, car j’ai beaucoup de respect pour leur travail. Je connais pas mal de musicien-ne-s dans le coin et un peu plus loin. Des gens dignes de venir au festival. Mais là, comment dire, ça commençait plutôt mal. Les artistes meublent souvent entre les morceaux : anecdotes plus ou moins savoureuses ou les poncifs habituels nous demandant si nous allons bien. Là, dès la fin du 1er morceau, du blabla qui se voulait sûrement drôle, mais la mayonnaise ne prend pas toujours. La chanteuse était accompagnée d’un guitariste et d’une bande son. Sa voix, trop haut, perchée à mon goût m’a fait penser à Isabelle Adjani. En écoutant le morceau, vous me direz si vous êtes de mon avis.

Comme vous l’avez compris, je n’ai pas aimé. Et comme je vous l’ai dit plus haut, je ne suis bien sûr pas objectif. Du coup pour me rassurer et savoir si ça venait que de moi, j’ai demandé autour de moi et, malheureusement, je n’ai trouvé aucun avis positif. Désolé.

J’en profite pour faire un peu de pub pour Nicolas et son café ludique « un pion c’est tout » qui se trouve juste en face de la scène place Votre Dame (parce que ce n’est pas la mienne). J’ai pu boire une excellente bière locale en compagnie de Martine et Christian qui se reconnaîtront.
Heureusement, arrive le prix Moustaki 2018 en la personne de Gatica. Accompagnée par Lola au violoncelle et percussions et de Clara, basse et percussions, les 2 étant également de formidables choristes, Gatica nous invite à voyager de Paris à Santiago. Les textes sublimes nous sont livrés comme par enchantement par des voix non moins sublimes. La musique, où l’on ressent certaines influences sud-américaines, nous enchante. On se surprend, par le rythme, à vouloir danser un tango ou une bossa nova. Si tout le festival pouvait être comme cela… On peut l’écouter des heures durant et, quand elle meuble entre les chansons, c’est drôle, et même parfois touchant « cuando habla sobre su pequeño niño».

2 vidéos. Le son n’est pas trop mauvais mais la nuit étant tombée, et l’éclairage assez mauvais, l’image est moyenne. À ce propos, le son en général est plutôt top, par contre les projecteurs dans la gueule des spectateurs ce n’est pas top. Allez, un petit effort les éclairagistes !

Ensuite il y avait Luc le Verlan, le régional de l’étape. Je ne suis pas resté à cause de mon grand âge (rires) mais je sais que beaucoup de Montluçonnais connaissent et apprécient. Pour celleux qui ne connaissent pas, voici un lien :

https://www.youtube.com/channel/UCzkGMxCJiz0NqekUFLSQ_3g

Ensuite il y avait Luc le Verlan, le régional de l’étape. Je ne suis pas resté à cause de mon grand âge (rires) mais je sais que beaucoup de Montluçonnais connaissent et apprécient. Pour celleux qui ne connaissent pas, voici un lien :

https://www.youtube.com/channel/UCzkGMxCJiz0NqekUFLSQ_3g

Emilie Smill

 

Ce samedi 18 août, je suis accompagné du rédacteur en chef et son épouse. Ça permet de confronter nos appréciations. Et, il faut bien le dire, ça ne commence pas super bien avec Emilie Smill. Pour ma part, je suis resté mi-figue, mi-raisin. Bon, ça, c’est surtout pour le clin d’œil à la chanteuse qui a employé, dans une chanson, pas mal de petites phrases dont certaines, sibyllines comme : « Qui s’y pique, s’y frotte ». Je sais bien que la rime, plus elle est riche, mieux c’est, mais quand même !

Il faut aussi qu’elle surveille ses tics de scène, à la longue, c’est assez pénible… je vous laisse trouver lesquels dans la vidéo. Vous ne gagnerez rien à trouver, mais bon….

Livane

 

Livane, quant à elle, nous parle beaucoup de Fréhel, Piaf et d’une autre (j’ai oublié). Du fait qu’elles picolaient, se droguaient et aimaient beaucoup les hommes. Ces grandes dames de la chanson réaliste ont visiblement beaucoup inspiré Livane. Bon, il y a encore un peu de boulot, on ne va pas se mentir. Mes condisciples ont moyennement aimé. Perso, au fil des chansons, je trouvais que ça allait de mieux en mieux. Peut-être que ça venait de la bouteille de rouge qu’elle avait l’air d’apprécier, allez savoir !

De très bonnes choses. Un petit manque concernant la voix de la chanteuse mais rien de grave tant que ça sert de bons textes et une belle orchestration.

 

Balbino Medellin

 

Que c’est bon la musique lorsqu’elle est réduite à sa plus simple expression ! Mais quelle expression !!! Balbino Medellin est un troubadour des temps modernes qui, muni de sa guitare acoustique, nous raconte des faits divers. Le Gitan de Paname nous a envoûté de sa voix à la tonalité grave et de sa musique tantôt joueuse, tantôt mélancolique. Il y a du vécu dans ses chansons. Il y a du Lavilliers dans ce garçon. Un pur délice !

Désolé mais je ne vous dirai rien sur Nelho et Le P’tit Son… j’ai fait l’impasse.

Dimanche 19 aout. Je fais l’impasse sur Loula B parce qu’on ne peut pas vraiment tout voir et qu’il faut faire des choix lorsqu’on est tout seul.

Et en me rendant place Piquand pour voir Presquils je suis tombé sur du Off

Presquils. En plein soleil le monde se fait rare, mais la musique commence à faire venir les gens. Le duo voix fonctionne plutôt bien. Des pros à la contrebasse, aux drums, ainsi qu’un des chanteurs à la guitare, ça le fait aussi. Ensemble plutôt pas mal. Les Lyonnais se débrouillent bien, mais je n’écouterais quand même pas pendant des heures.

 

Presquils

 

Lou di Franco. L’intro est spéciale, vous verrez. Soit tu aimes, soit pas ! Des gens sont d’ailleurs partis assez vite et c’est d’ailleurs bien dommage pour eux. Lou nous emmène et nous fait voyager avec son charmant accent de Sardaigne. Vraiment très bien.

 

Lou di Franco


 

Désolé, mais il a fallu que je choisisse entre François Staal et Balmino. J’ai choisi Balmino. Mais Staal était très bien selon Didier, le photographe. Ça doit être le nom qui ne m'attirait pas… Je ne vous fais pas de dessin ? Si ?

En tout cas, Balmino m’a plutôt bien plu. Textes sympas, je vous laisse juger. La première vidéo a quelques problèmes, ma voisine de devant essayait de s’envoler… En vain !

 

Balmino


 

Et ce sera tout pour moi cette année. Pas de Nicolas Fraissinet et encore moins de Sandy Sims. Je n’ai rien ni contre l’un ni contre l’autre, soyons clair. Encore que, n’étant déjà pas fan de Dalida et détestant les imitations… Par exemple, il y a 2 ans, il y avait Contrebrassens (Pauline Dupuy) qui chantait merveilleusement du Brassens en s’accompagnant d’une contrebasse et j’avais vraiment kiffé !

Pendant que j’y suis, je vais quand même pousser mon coup de gueule. Un spectacle, qui plus est, gratuit, mérite qu’on le respecte. C’est très désagréable de voir les gens se déplacer en plein milieu d’un morceau. C’est chiant pour les artistes et c’est aussi pénible pour les autres spectateurs, en particulier s’ils filment, comme moi. Je ne filme pas juste pour me faire une superbe playlist, j le fais aussi pour mettre en avant des artistes dont certains valent vraiment le coup. Et je ne dis pas cela simplement pour les spectateurs lambda mais aussi pour les « photographes » en tout genre.

Mes 2 coups de cœur du festival (je parle évidemment de ceux que j’ai vus) sont Gatica et Baldino Medellin. Franchement, ces deux-là, c’était vraiment top.

Alain Martin

Tag(s) : #Montluçon, #Culture-loisirs

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