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Selon le « Robert », le « populisme » est l’école littéraire qui cherche, dans les romans, à dépeindre avec réalisme la vie du peuple. Instrumentalisé par nos « élites », et leurs médias, le mot change de sens, se charge d’un mépris du peuple (sans dents, fainéants qui refusent de traverser la rue pour trouver du boulot) accompagne son exclusion du jeu politique.

Ces gens assimilent sciemment opposants de gauche, d’extrême droite, nationalisme. Pour eux et le système qu’ils représentent, qui attaque leurs dérives, remet en cause la dictature ravageuse du marché, dénonce les manipulations d’une Europe au service des possédants sous l’égide d’une banque centrale échappant à tout contrôle, celui-là ne peut être que populiste et nationaliste. Chacun redonnera donc à des mots galvaudés leur sens véritable.

Cependant nous devons bien constater que de leur fait, le pays et la planète vont mal. Le rejet logique des partis, les manipulations médiatiques et les excès de la globalisation libérale nourrissent dans le monde l’émergence de régimes exécrables de droite et d’extrême droite.

L’élection de Macron est fruit d’un même phénomène. Comme eux, il dénonce le « trop d’état », utilisant cependant massivement celui-ci au bénéfice des dominants. Le bilan de Macron et de ses pairs, c’est la financiarisation de l’économie, la spéculation et la désindustrialisation du pays conséquence des délocalisations massives (révélation récente après bien d’autres, du détournement de 55 milliards d’€ par des actionnaires Européens que les médias oublient, préférant réservant leurs attaques à la direction de FI).

Cela entraîne en même temps que la création de fortunes considérables l’affaiblissement de la nation, le chômage, la pauvreté et le démantèlement des statuts salariés.

Les inégalités s’accroissent entre citoyens, entre métropoles et territoires ruraux. La démocratie locale et départementale s’estompe au profit de l’état Jupitérien et des régions. Les villes rurales privées de moyens, désertifiées par la métropolisation, se voient en outre déstructurées par la
grande distribution installée à leurs portes.

Comme la droite de tous les pays, Macron cache derrière le leurre des baisses d’impôts ou de cotisations sociales le démantèlement des salaires, droits et acquis. Il vide la république de ses valeurs, transfère ses pouvoirs à une Europe instrumentalisée par l’Allemagne et les USA.

Initialement inconnus des électeurs (pour la plupart) ses élus qui le restent bien souvent, comme notre députée, révèlent leur vraie nature, en participant loin de leur base à l’essor des privilèges, contrepartie de la destruction des droits sociaux. Ils raclent jusqu’à la dernière extrémité les poches des couches populaires dans un tournant sociétal qui rend la planète insécure, la conduit à la crise.

Aucun de ces monarques n’a jamais de comptes à rendre sur ses choix et erreurs : disparition des médecins et spécialistes, manque de médicaments essentiels, casse de l’hôpital, des structures publiques etc…

Prétendument préoccupés d’écologie et du réchauffement climatique ils provoquent dans le pays et ailleurs l’extinction de nombre d’espèces vivantes, encouragent la biomasse, productrice de carbone, destructrice de forêts.

Ils renversent brutalement les vérités d’hier (diesel) en vertu de quoi il conviendrait d’accepter aujourd’hui les yeux fermés un choix aussi controversé que la voiture électrique nourrie à la terre et aux métaux rares, monopolisés par la Chine, productrices d’une pollution de même niveau dans une nature aux ressources limitées.

Cette majorité in crédible mène au même moment le rail à la faillite, n’offre ni transports collectifs ni structures à la hauteur. Elle maintient le transport par camions, soutient la domination du privé sur les autoroutes, prend les Français en otage en organisant un racket financier éhonté d’automobilistes piégés.

Décidément oui, il est urgent d’opposer une alternative politique nationale et européenne à ces logiques. Cependant les populations doivent être conscientes de leurs propres responsabilités, tenir compte des expériences et du passé. D’elles seules dépend que s’imposent de véritables solutions ou émergent des monstres.

Richard Grès

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