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Juillet 1936, les droites et Extrêmes droites espagnoles lancent leur soulèvement militaire avec à sa tête un général félon : Francisco FRANCO et c’est le début de la guerre d’Espagne. Pendant près de trois ans, les fidèles du général Franco, soutenus par l’armée et l’Église, vont s’affronter aux Républicains, rassemblant divers Partis marxistes, communistes, socialistes et de gauche et autre syndicat comme la CNT d’obédience anarchistes et constructive, mais aussi l’UGT.

Au début de l’année 1939, quand Barcelone tombe aux mains du général Franco, et après (*) l’Adieu aux Brigades Internationales de Dolorès Ibarruri, quelque 500.000 Républicains Espagnols fuient l’Espagne.

C'est "la Retirada", le nom donné à l'exode massif des réfugiés espagnols de la guerre d’Espagne qui opposait Républicains et les troupes fascistes de Franco allié à Hitler et à Mussolini. Le 26 janvier 1939, quand Barcelone tombe aux mains des troupes franquistes, des milliers de Républicains espagnols fuient vers le nord du pays et la frontière française. Ils sont près de 500.000 réfugiés : des soldats et des familles qui passent la frontière dans des conditions particulièrement difficiles. Hommes et femmes sont affaiblis par les trois années de guerre civile, la neige a recouvert les cols pyrénéens et l’aviation franquiste, renforcée par l’aviation mussolinienne et hitlérienne, bombarde sans cesse longue colonne de femmes, d’enfants, d’hommes et de vieillards en déroute jusqu’à la frontière Française.

On compte environ quelque 500.000 réfugiés espagnols à se réfugier tout d’abord dans ce sud-ouest français où certains peuvent se comprendre, puisque des deux côtés des Pyrénées on parle le Catalan. Le gouvernement français ouvre la frontière le 27 janvier, dans un premier temps, à 250.000 civils pour leur éviter la répression des franquistes. À partir du 5 février, aux 250.000 combattants républicains. Les différents points de passage se font à Cerbère, au Perthus, Prats-de-Mollo ou encore à Bourg-Madame. Bourg-Madame combien de fois entendu dans les conversations de nos parents et grands-parents pendant que nous les enfants dans notre insouciance d’être, sans le savoir puisque nés pendant la tragédie ou déjà en France, continuions nos jeux.

Sur les 500.000 réfugiés, un tiers de femmes, d'enfants et de vieillards. Au total, 330.000 d’entre eux sont hébergés dans l’urgence, dans les Pyrénées-Orientales. Plus de 130.000 sont répartis dans des départements du sud de la France. Camps de fortune improvisés et construits dans l’urgence.

Bien que sachant que cette événement d’outre Pyrénées si prêt de la France allait mal se terminer les autorités françaises sont mal organisées et rapidement débordées par ce déluge produit par cette migration forcée pas du tout envisagée par les autorités Françaises… et pourtant... Les camps les plus importants sont installés sur le littoral, dans le Pyrénées-Orientales, le Languedoc Roussillon, mais aussi jusqu’en Ariège. Quelques-uns d’entre eux : Bourg-Madame, Latour-de-Carol. Et également dans le HautVallespir, à Arles-sur-Tech, Amélie-les-Bains et Saint-Laurent-de-Cerdans.

Plus de 70 départements accueillent des réfugiés civils dans des structures dits des camps d’internement mises en place par les municipalités. D'autres réfugiés, souvent les hommes, sont regroupés dans des camps de concentration, qu’ils construisent parfois eux-mêmes, sur les plages du Roussillon à Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien et au Barcarès. Certains rejoignent le camp de Rivesaltes. D'autres camps, comme celui d’Agde, de Bram, de Septfonds ou du Vernet d'Ariège, seront mis en place ensuite pour désengorger le Roussillon. Les conditions de vie dans ces camps sont souvent très précaires et les décès nombreux.

En juin 1939, quelque 173.000 réfugiés espagnols sont toujours internés dans les camps. Et après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux réfugiés espagnols « choisissent » par la force des choses, puisque l’Espagne, leur Pays, leurs racines leur est INTERDIT jusqu’en 1969. Obligés de faire le deuil de leur Patrie, ils décident de rester en France, et de s'y installer. Ils garderont une gratitude éternelle pour ce Pays qui est devenu le leur, ils ont pu, contrairement à l’Espagne Franquiste jusqu’à la mort du dictateur en 1975, assurer à leurs enfants éducation et la tranquillité d’y vivre libres. Certains d’entre ces réfugiés politiques sont morts sans revoir leur cher Espagne, et leur famille, mais toute leur vie ils ont gardé l’« España en el corazón ».

(*)" Mères ! Femmes ! Lorsque les années auront passé et que les blessures de la guerre seront cicatrisées ; lorsque le souvenir des jours de détresse et de sang se sera estompé dans un présent de liberté, d’amour et de bien-être ; lorsque les rancœurs seront mortes et que tous les espagnols sans distinction connaîtront la fierté de vivre dans un pays libre, alors, parlez à vos enfants. Parlez-leur des hommes des Brigades Internationales.

Dites-leur comment, franchissant les océans et les montagnes, passant les frontières hérissées de baïonnettes, épiés par des chiens dévorants avides de déchirer leur chair, ces hommes sont arrivés dans notre pays comme des croisés de la liberté. [...]

Ils abandonnèrent tout : tendresse, patrie, foyer, fortune, mères, épouses, frères, sœurs et enfants, et vinrent nous dire : Nous voici. Votre cause, la cause de l’Espagne, est la nôtre. C’est la cause de toute l’humanité éprise de progrès !

Aujourd’hui, ils s’en vont. Beaucoup d’entre eux, des milliers, restent ici, avec comme linceul, la terre espagnole, et tous les espagnols se souviennent d’eux avec une émotion profonde. [...] Camarades des Brigades Internationales ! Des raisons politiques, des raisons d’État, l’intérêt de cette même cause pour laquelle vous avez offert votre sang avec une générosité sans limites, font que vous repartez, certains de vous dans leur pays, d’autres vers un exil forcé.

Vous pouvez partir la tête haute. Vous êtes l’histoire, la légende, l’exemple héroïque de la solidarité et de la démocratie universelle [...]. Nous ne vous oublierons pas ; et quand l’olivier de la paix se couvrira de nouveau de feuilles mêlées aux lauriers victorieux de la République espagnole, revenez "!

L’entente féminine Dolorès Ibarruri-Commentry

 

N.B ; EFDI commémorera cet événement

Le Dimanche 10 Mars 2019

Salle de Réception « FORUM »

03600 Commentry

 

Contact : bienvenida.herrera-gaillot@wanadoo.fr

Tél. : 06 83 35 52 25

Des renseignements complémentaires seront transmis ultérieurement Par voie de presse.

Ami-e-s, Enfants, Petits-Enfants de ces glorieux combattants pour la République, contre le fascisme soyez des nôtres. Pour le recueillement mais aussi pour l’Espoir et la Joie d’être en République d’être ensemble et de partager un moment de fraternité !

Tag(s) : #Commentry

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