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La période actuelle est marquée de fréquentes séquences d’expression de mécontentement parmi la population. Alors que le Président de la République et maintenant le Premier ministre arpentent les routes de France pour tenter d’éteindre l’incendie social, les salariés exigent des réponses à leurs revendications qui leur permettraient de vivre plus décemment de leur travail.

La sous-traitance en question

ONET emploie des personnels en sous-traitance dans de nombreuses entreprises, petites et très grandes, pour assurer des missions de nettoyage et d’entretien, notamment de locaux. Il y a quelques décennies, ces personnels étaient partie intégrante des entreprises où ils et elles travaillaient et donc avaient les mêmes statut et conditions de rémunération que l’ensemble des autres salariés. Les employeurs ont décidé d’externaliser ce type de tâches dans le but unique de baisser les salaires avec pour conséquence, notamment, la détérioration des conditions de travail. Il n’y a aucune limite dans l’exploitation des gens, c’est une des caractéristiques du capitalisme.

 

 

Les salarié(e)s des entreprises de nettoyage sont très souvent isolé(e)s car ils et elles exercent leurs missions, parfois de quelques heures, à des endroits très éloignés les uns des autres, et il est donc difficile de se rencontrer, d’échanger sur leurs vécus respectifs, d’établir des cahiers de revendications et de construire des actions de lutte. Et pourtant parfois la colère est si forte qu’ils et elles surmontent ces difficultés, comme ce vendredi à ONET à Montluçon où la grève avait été décidée.

Des marques de solidarité

Un rassemblement de grévistes a eu lieu devant le siège de l’entreprise à l’appel du syndicat CGT. Cela a été l’occasion pour des Montluçonnais de venir apporter leur solidarité, en particulier des syndiqués CGT d’autres entreprises, des Gilets Jaunes, des militants politiques de gauche, et les échanges ont permis de mesurer les difficiles conditions des personnels d’ONET.

 

des salariés à l'appel de la CGT avec le soutien de tavailleurs d'autres entreprises

 

Parmi les revendications portées par les grévistes, il y a la « prime Macron », l’augmentation des salaires, la revalorisation des indemnités de transport pour des salarié(e)s qui effectuent de multiples missions, souvent très courtes, à des endroits parfois très éloignés les uns des autres.

 

 

Ne pas laisser le Patronat tranquille

Quoi que laissent entendre les grands médias quant aux suites du « grand débat », c’est-à-dire des modifications de la politique gouvernementale, ce dont d’ailleurs pas grand-monde est convaincu, les questions de pouvoir d’achat, de considération des salariés, d’amélioration des conditions de travail, de justice sociale d’une manière générale vont continuer d’être posées par des luttes diverses, car le monde du travail ne se résigne pas. Les grévistes d’ONET montrent leur grand courage et la voie que devraient emprunter l’ensemble des salariés.

 

Des revendications justes et mesurées

 

Tag(s) : #Montluçon, #Actualité sociale

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