Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Les ADJ avaient indiqué que la prestation du  quartet de Vincent Lê Quang serait de très haut niveau. Eh bien les adhérents n’ont pas été déçus, et c’est un euphémisme. La qualité de l’interprétation des 4 jazzmen était au rendez-vous. On a eu droit à de  pures compositions, très originales. D’autre part, des morceaux partaient de compositions connues, notamment de Cole Porter, mais très vite c’est la créativité du quartet qui apparaissait. 

Guido Zorn à la contrebasse, Bruno Ruder au piano,  à la batterie et Vincent Lê Quang aux saxos (soprano et ténor) sont des virtuoses et de vrais musiciens. Ils sont tous les quatre passés par le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, section jazz, avec les prix à la clé, et c’est à l’évidence un bon bagage pour une carrière. Mais ce n’est sans doute pas la garantie absolue d’une production musicale intéressante et inspirée. Or, les morceaux offerts au public montluçonnais ont captivé celui-ci comme dans certains concerts de musique classique.

Ainsi, les auditeurs n’avaient pas envie de perdre la moindre note, notamment à la fin des morceaux, et les applaudissements nourris intervenaient seulement quand l’ultime résonnance de la dernière note du piano et le dernier frottement d’une cymbale cessait. Certes, le type de compositions du quartet, qu’elles soient de Vincent Lê Quang ou parfois de Guido Zorn, avec une finition extrêmement élaborée, engagent à une écoute très attentive voire « religieuse ». Certains auditeurs ont sans doute un peu découvert des sonorités du saxophone assez inhabituelles, pianissimo, comme si un mince filet de zéphyr provenait de la scène. Mais Vincent Lê Quang sait aussi « sortir » de ses saxos des séquences ultra-virtuoses, en bon jazzman, mais sans que cela ressemble à de la gymnastique instrumentale comme parfois dans le jazz.

Les trois autres musiciens sont à l’identique. Le jeu du pianiste se rapprocherait par moment plus à celui de Debussy qu’à celui de Eroll Garner… une comparaison que certains vont peut-être jugée scabreuse. La section rythmique, selon l’expression convenue, est assurée par des musiciens qui jouent tout en finesse.

S’il fallait résumer par un mot la production du quartet, ce serait l’inspiration.

Prochain rendez-vous pour les Amis du Jazz : le 4 juin au Pianocktail avec l’Assemblée Générale, avec à l’ordre du jour le bilan de la saison écoulée, le renouvellement du Bureau et les perspectives de la saison 2019-2020. Les bonnes volontés sont souhaitées pour renforcer l’équipe des ADJ qui se démène chaque année pour offrir un programme de concerts de grande qualité.

 

Tag(s) : #Montluçon, #Culture-loisirs

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :