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Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la France vit sous un régime de monarchie présidentielle qui ressemble de plus en plus à une caricature de Vème République, système déjà à l’origine bien vicié quant aux problèmes de démocratie. Qui dit monarchie dit cour, et dans celle-ci les valets occupent différents postes.

Il y a les député(e)s aux ordres, ou députés-robots selon l’expression de François Ruffin, qui à l’Assemblée Nationale applaudissent systématiquement quand un ministre intervient, oubliant qu’ils et elles sont d’abord et avant tout des élu(e)s du Peuple, et qui forts de leur écrasante majorité obtenue grâce à un mode électoral totalement inique, votent sans état d’âme les reculs sociaux et  les atteintes aux libertés publiques. En réalité, elles et ils ne représentent qu’une minorité de Français.

Et puis il y a d’autres types de valets, ceux des grands médias nationaux, particulièrement les « éditorialistes » qui pullulent sur les chaînes de télévision et de radio, dans la presse quotidienne nationale et les hebdomadaires. Certes, il y des nuances, et certains essaient de faire un petit travail d’analyse, parfois…si si, cela arrive. Mais le summum de la médiocrité malsaine et partisane est atteinte avec ceux des chaînes « d’information » en continu, dont certains paraît-il touchent 15 000 euros par mois !

 

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la France vit sous un régime de monarchie présidentielle

 

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, on pouvait penser avoir plongé presque au fond du caniveau du parti pris, de la désinformation, de la propagande macronienne, tant les citoyens manifestant en jaune étaient méprisés, transformés en délinquants, systématiquement assimilés à des casseurs ultra-violents. Mais non, nous n’étions pas encore au fond du caniveau de la désinformation : on s’en est approché le soir du 1er mai quand sur les chaînes de télévision ces Messieurs-Dames éditorialistes et présentateurs(trices) ont produit la séquence-fiction de « l’attaque de l’Hôpital de la Pitié Salpétrière ».

Sans même dépêcher des reporters sur place, ils ont servi aux téléspectateurs le scénario du citoyen Castaner, puis on a eu droit au numéro d’Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, et de dénoncer pendant des heures et en boucle cette « attaque ». Or, on a appris le lendemain matin que les prétendus « casseurs » étaient des manifestants voulant se réfugier dans l’enceinte de l’Hôpital pour éviter qui les grenades lacrymogènes, qui les coups de matraque. Certains médias ont tenté de faire un semblant de mea culpa, en étant toutefois assez discrets pour ne pas trop se déconsidérer. Sans doute qu’ Édouard Philippe n’a pas trop entendu le rétablissement de la vérité car il a continué dans la même veine que ses collègues du gouvernement.

Un bien mauvais film, avec de bien mauvais acteurs. Un casting de série B. Mais a-t-on vraiment touché le fond ? Pas sûr. Tous ces mauvais comédiens nous réservent peut-être encore pire…à moins que bientôt, et souhaitons que ce soit le plus rapidement possible et par une voie démocratique, le Peuple de France leur dise « du balai », « de l’air », « nous méritons autre chose ». « La France n’est pas une république bananière. »

Michel Beaune

 

Tag(s) : #Billet d'humeur

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